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Louis Adolphe Thiers (Marseille, 15 avril 1797 - Saint-Germain-en-Laye, 3 septembre 1877) est un historien et homme politique français. Il fut notamment ministre et président du Conseil sous la monarchie de Juillet, député sous le Second Empire et le premier président de la République lors de l'instauration de la Troisième République.
| Président de la République française |
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| Adolphe Thiers 2e président de la République |
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| Nomination | 31 août 1871 Attribution du titre Président en réalité |
| Présidence | 31 août 1871 24 mai 1873 |
| Prédécesseur | Louis-Napoléon Bonaparte, indirectement |
| Successeur | Patrice de Mac-Mahon |
| Naissance | 15 avril 1797 à Marseille |
| Décès | 3 septembre 1877 à Saint-Germain-en-Laye |
| Nature du décès | Mort naturelle |
| Troisième République | |
Il appuie la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence, avec le groupe du Parti de l'Ordre contre celle de Lamartine. Opposé au coup d'État du 2 décembre 1851, il fuit Napoléon III en Suisse, revient en 1852 mais se tient à l'écart de la vie politique sous le second Empire auquel il est opposé.
Il est nommé chef du gouvernement par l'Assemblée nationale réfugiée à Bordeaux tandis que le roi de Prusse proclame l'Empire allemand à Versailles où il réside. Il conclut le traité de Francfort avec Bismarck en 1871. Mais l'importance des réparations financières et le refus de l'armistice jugé comme une trahison envers le peuple, entraîne le soulèvement de Paris qui proclame la Commune. Depuis Versailles où s'est installé le gouvernement, Thiers assiège Paris et écrase l'insurrection dans le sang. Les communards qui ne sont pas décédés au combat furent déportés au bagne de Nouvelle-Calédonie ou exécutés à la suite de procès souvent jugés inéquitables (exécution du Ministre de la guerre Louis-Nathaniel Rossel).
Nommé président de la République (le premier de la IIIe République) à titre transitoire (loi Rivet), il entame des réformes fiscales et militaires mais doit démissionner devant une majorité monarchiste.
En 1877, l'année de sa mort, Gambetta le proclame « libérateur du territoire. » Il repose dans un énorme mausolée à côté de la chapelle au Père Lachaise.