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Au cours du XVIIIe siècle, de nombreux Européens visitent Athènes. Les ruines du Parthénon sont alors abondamment dessinées et peintes. La sympathie pour la cause de l'indépendance grecque gagne toute l'Europe, qui s'inquiète de la conservation des monuments anciens.
En 1801, Lord Elgin, l'ambassadeur britannique à Constantinople, avait donné comme objectif à son équipe de mesurer, mouler et dessiner les antiquités athéniennes, et plus particulièrement celles sur l'Acropole. L'accès leur en étant refusé, un firman, acte de la Chancellerie du Grand Vizir, était nécessaire. En Juillet 1801, les troupes britannico-turques reprirent Le Caire aux Français ; la Porte ne pouvait plus rien refuser à l'ambassadeur britannique. Le texte du firman fut suggéré par le Chapelain de Lord Elgin, le Révérend Hunt. Celui-ci réclamait le droit d'entrer dans la citadelle et de dessiner et mouler les temples ; le droit d'ériger des échafaudages et de creuser partout où ils souhaiteraient découvrir les anciennes fondations ; le droit d'emmener toute sculpture ou inscription qui ne soit pas comprise dans les fortifications de la citadelle. Seule l'interprétation de ce texte officiel long et ambigu comptait. Hunt sut imposer sa version au Disdar, gouverneur d'Athènes.
L.S. Fauvel, représentant de la France, était le seul à pouvoir s'opposer aux Britanniques, par la grande influence qu'il exerçait à Athènes, dans la petite guerre diplomatique et archéologique qui opposait Français et Britanniques dans cette ville. Or, il se trouvait en prison, arrêté, comme tous les Français résidant dans l'Empire Ottoman, dès le début de la campagne d'Égypte.
Hunt avait obtenu le droit pour tous les Britanniques d'entrer sur l'Acropole. Le Disdar l’autorisa aussi à utiliser le matériel (chariot et échafaudages) de Fauvel. Le plus important fut l’interprétation du Firman que Hunt réussit à imposer. En effet, la différence entre « creuser et emmener » ou » emmener et creuser » semblait minime. Le Disdar fit aussi une erreur. Il offrit à Elgin deux métopes, en récompense de la victoire du Caire. Ce fut la brèche par laquelle Hunt et Lusieri s'engouffrèrent.
En dix mois, la moitié des sculptures furent enlevées, ainsi que sept métopes et vingt dalles de la frise, que l'on sciait en deux et dont on abandonnait le dos à cause de leur poids. Durant l'été et l'automne 1802, deux autres métopes et six dalles de la frise furent descendus de l'Acropole. En Septembre 1802, Lusieri écrivit à Elgin : « J'ai le plaisir, My Lord, de vous annoncer que nous possédons maintenant la huitième métope, celle avec le Centaure portant la femme. Elle nous a causé beaucoup de problèmes et j'ai été obligé d'être un peu barbare. »
Tout ce travail se fit grâce au firman et aussi grâce à un envoi continu de cadeaux divers à l'administration turque, afin de conserver sa bienveillance. Mais, en 1803, le nouvel ambassadeur à Constantinople, remplaçant Elgin, refusa de demander le renouvellement du Firman, et il écrivit au consul britannique à Athènes, Logotheti, que l'on ne devait plus prendre aucune statue ou colonne sur les monuments. En 1805, le Voïvode d'Athènes interdit toute fouille en Attique. Le mal était fait, trois ans après le départ d'Elgin et le voyage de nombreux bateaux, il restait encore 40 caisses de marbres au Pirée.
Ces pièces se trouvent aujourd'hui au British Museum. La Grèce en réclame la restitution, mais le British Museum, dont les collections sont inaliénables, ne veut pas en entendre parler. Le musée du Louvre possède aussi quelques fragments, la plupart des restes étant conservés au musée de l'Acropole, à Athènes.
Après l'indépendance de la Grèce, en 1832, le minaret du Parthénon est détruit, ainsi que tous les bâtiments modernes et médiévaux.
Le temple possède deux frontons triangulaires sculptés, exécutés entre 438 et 432 av. J.-C. Ils ont été décrits par Pausanias (I, 24, 5–7), ce qui rend possible aujourd'hui la distinction entre les deux, actuellement très mutilés. Le fronton est représente la naissance d'Athéna, le fronton ouest la querelle entre Athéna et Poséidon pour l'attribution de l'Attique