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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 17:30
Pouvez vous me donner vos avis sur simcity 4
il faudrais que je sache si :
le jeu dans son ensemble est-il bien?
la prise en main est-elle facile?
est-il facile de gerer sa ville?
et d'autre question de se genre
merci de tout vos avis d'avance

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 09:12
Commando 2


Nous voici donc confronté aux forces du troisième Reich et posté sur le front pour devenir le fer de lance des troupes alliées. Le background de Commandos 2 ne rompt pas avec le précédent opus et s'efforce comme auparavant de mêler fiction et faits historiques au coeur d'une guerre sanglante. Le principe de jeu est bien entendu identique et nous retrouverons ici tous les ingrédients qui avaient fait le succès du premier titre et de son extension. Le tout a subi toutefois un sérieux ravalement de façade au cours des quatre ans de développement qu'il aura fallu pour nous livrer un titre aussi époustouflant. Commandos 2 ce sont donc de nouveaux personnages à diriger, de nouvelles interactions avec l'environnement des interventions à l'intérieur des bâtiments, des combats de nuit et bien entendu une foule de nouvelles possibilités. Comme précédemment c'est donc un titre totalement addictif que nous offre Pyro et qui se veut véritablement stimulant en dépit de son niveau de difficulté qui devrait en scotcher plus d'un.
Test Commandos 2 PC - Screenshot 23Des décors très travaillés.

C'est donc parti pour une dizaine de missions dans quelques neufs environnements différents, la variété est donc déjà présente à ce niveau mais se retrouvera bien entendu également dans les objectifs de missions qui s'avèrent beaucoup plus fouillés que dans la première mouture de Commandos. On dispose cette fois-ci de neuf personnages et s'il est permis de retrouver quelques figures marquantes déjà rencontrées auparavant, on découvre à l'occasion de cette suite Natasha qui use de ses charmes pour tromper l'ennemi ainsi que Paul le jeune voleur qui s'avèrera bien utile lorsqu'il s'agira de traverser un camp suspendu à des fils électriques ou encore lorsqu'il s'agira de dérober un objet au nez et à la barbe des allemands. Mais c'est également une foule de nouveaux objets qui font leur apparition. Les armes sont plus variées et on découvre les joies du cocktail Molotov, des charges à télécommandes mais également de quelques surprises comme le rat du voleur très utile pour distraire l'ennemi ou encore le chien qui devrait rendre quelques loyaux services. Bref, de nombreuses nouveautés qui comprennent également de multiples possibilités d'interactions avec l'environnement qui devient un terrain de jeu encore plus attrayant. Il est désormais possible de faire les poches de chaque ennemi tué ou carrément de lui retirer ses vêtements, on grimpe aux poteaux électriques, on utilise des cisailles pour passer les barbelés ou encore un chalumeau pour réparer ou créer certains objets. Difficile d'être exhaustif et de faire le recensement complet de tout ce qu'apporte de nouveau ce Commandos 2 mais toujours est-il que les fans du premier opus devraient devenir encore plus mordus avec ce second volet.

Test Commandos 2 PC - Screenshot 24L'apparition de missions de nuit.

Au niveau des commandes on note quelques variations qui ne déstabiliseront toutefois pas les joueurs. Des ordres contextuels deviennent désormais possibles en fonction des situations et des compétences des commandos en présence et il est même possible d'afficher toutes les actions possibles sur les objets. Inutile de dire qu'une fois encore il faudra faire fonctionner ses méninges, les « Gros Bill » devront ici passer leur chemin. La progression est lente, risquée et fera l'objet d'une minutie toute particulière. En découle bien évidemment un niveau de difficulté particulièrement balaise même dans le mode le plus facile qui se voit accompagné d'un mode réaliste et d'un mode difficile ( prise de tête assurée ). Reste à signaler qu'il arrive que l'on rencontre quelques difficultés à déclencher certaines actions au début et même les joueurs ayant bien largement pratiqué le premier titre devraient ici perdre leurs marques durant les premiers pas dans ce jeu.

Test Commandos 2 PC - Screenshot 25De nombreux effets.

Au niveau des graphismes, Commandos premier du nom a droit à un sacré lifting. Plus de détails une résolution plus importante mais surtout un nouveau moteur 3D qui permettra de faire des rotations incroyables de la caméra pour profiter des somptueux environnements mais également prendre connaissance de toutes les subtilités que recèlent les différentes cartes. Les zooms sont également permis et on découvrira pour la première fois des missions de nuit mais surtout la possibilité de rentrer dans les bâtiments pour faire autre chose que s'y cacher. Il est désormais possible d'y effectuer des actions et de visiter ainsi de nombreuses maisons. Les animations sont quant à elles particulièrement soignées et quelques effets accompagnent désormais un certain nombre d'actions. Côté sonore c'est la cerise sur le gâteau puisque si les musiques sont tout bonnement ahurissantes par l'ambiance qu'elles parviennent à restituer et bien entendu par leur qualité, les effets sons et les voix sont eux aussi à mourir.

En bref, les accros de Commandos premier du nom ne devraient pas hésiter une seule seconde à se procurer ce titre alors que les autres trouveront ici une excellente occasion de se frotter à un titre difficile mais d'anthologie. Commandos 2 balaye tout sur son passage pour devenir sans conteste la nouvelle référence de sa catégorie.

Commando 3

Ayant droit au sous-titre Destination Berlin, vous vous douterez bien que ce Commandos 3 renoue avec ses aînés pour ce qui est du background. Les objectifs se déroulent toujours pendant la seconde guerre mondiale et ce au travers de missions se passant sur 3 campagnes. Ces missions seront de plusieurs ordres comme détruire des camps nazis tenant lieu de surplus militaire, saboter du matériel, éliminer un haut dignitaire allemand, etc. Les cinéphiles remarqueront d'ailleurs qu'une des campagnes, Stalingrad, commence avec une mission faisant écho au somptueux film de Jean-Jacques Annaud, Stalingrad (Enemy At The Gates), lui-même inspiré de faits réels. Pour rappel, ce long-métrage nous narre l'aventure d'un jeune sniper russe Vassili Zaïtev confronté au meilleur tireur d'élite de l'armée allemande, le major Konig (joué par un charismatique Ed Harris, on s'incline s'il vous plaît). Bref, l'ambiance est une fois de plus incroyable, magnifiée par des décors qui tiennent plus de l'oeuvre d'art que du simple écran de jeu !

Test Commandos 3 : Destination Berlin PC - Screenshot 46Même en tant que béret vert, je doute que vous fassiez le poids face à ce tank !

On est un peu déçu de voir que de neuf personnages dans Commandos 2, nous passons à seulement 6 membres avec bien sûr les figures connues que sont Jack O' Hara le béret vert, René Duchamp, l'espion ou James Blackhood le plongeur. En sus des trois compères, vous dirigerez également un sniper, un voleur et un artificier. Bref, à ce niveau on est en terrain connu. Vous pourrez aussi contrôler au cours des missions des personnages alliés qui sont regroupés sous 6 types différents : soldat, mitrailleur, parachutiste, fusilier, grenadier et artilleur, et qui ne pourront jamais tomber à court de munitions, ce qui s'avérera très pratique. Pour le reste, vous devrez faire preuve de beaucoup de tact pour mener à bien vos objectifs. Ici, c'est bien la réflexion qui va primer avant tout. Vous devrez constamment prendre en compte votre environnement pour arriver à vos fins. Vous devrez monter à un mur pour atteindre une planque en hauteur pour viser vos ennemis, là vous serez obligés de ramper sous une rangée de camions pour vous retrouver derrière une sentinelle et lui trancher la gorge, etc. En fonction des challenges, on vous dépêchera les membres les plus à même de remplir les objectifs. Là encore, on sent tout de suite que Commandos 3 ne cache en rien son côté « actionner » puisque dans la plupart des cas seuls deux soldats pourront être dirigés contre 6 membres à certains moments dans les précédents opus. Il n'empêche que le jeu est toujours aussi difficile, un peu trop même et si vous n'avancez pas prudemment vous vous retrouverez vite à six pieds sous terre. A ce sujet sauvegardez très souvent !!

Test Commandos 3 : Destination Berlin PC - Screenshot 47Le tutorial, bien que manquant d'informations, est joliment mis en scène.

Commandos 3 propose autant de possibilités que ses prédécesseurs. De nombreuses armes seront à votre disposition (fusil, couteau, pain de plastique, cocktail molotov, pistolet mitrailleur, seringue hypodermique, bazooka, corde de piano...), vos soldats auront tous des capacités spécifiques (l'espion pouvant se déguiser, le plongeur utilisant un grappin pour atteindre des endroits en hauteur, le voleur escaladant les murs, le sniper pouvant tirer depuis un poteau, etc.) et ceci sera bien sûr à exploiter pour réussir vos missions. En plus de faire mumuse dehors, la possibilité de rentrer dans les bâtiments vous sera toujours donnée. A se rappeler si par exemple vous vous retrouviez acculé par l'ennemi et qu'une fenêtre salvatrice vous tend les bras vous invitant à prendre congé de vos hôtes indésirables.

Test Commandos 3 : Destination Berlin PC - Screenshot 48Dès le départ, la difficulté sera bien présente.

Inutile de tergiverser sur les graphismes de Commandos 3, les espagnols de Pyro Studios étant passés maître dans l'art de nous concocter de véritables oeuvres d'art. Pour tout dire, on ne cesse de se décrocher la mâchoire en parcourant le soft. Les environnements sont variés, magnifiques, le jeu est truffé de petits détails qui font toute la différence, et les conditions climatiques nous jettent dans un monde virtuel criant de réalisme. Mais l'aspect artistique ne s'arrête pas là puisque la bande-son est au moins aussi peaufinée que l'aspect esthétique. Les doublages français sont de très bonne facture (même si les commentaires de vos hommes irritent un peu au bout d'un moment), les bruitages sont surprenants et achèvent complètement le joueur qui rien qu'à entendre le bruit de la pluie drue qui s'acharne sur ses hommes aura l'impression d'être mouillé à son tour.

Test Commandos 3 : Destination Berlin PC - Screenshot 49Rappelez-vous des conseils du grand-père de Vassili et appuyez sur la gâchette.

Question interface, le tout se veut simplifié par rapport à Commandos 2 même s'il est dommage que la barre des tâches rogne pas mal le bas de l'écran. Vous pourrez en deux clicks échanger vos objets avec votre camarade, pour peu qu'il soit près de vous, changer d'armes en un clin d'oeil, distinguer facilement les ennemis et leur champ de vision, assommer (ou tuer) une sentinelle et la ligoter... Pour plus de facilité vous pourrez aussi afficher via plusieurs fenêtres l'endroit où se trouvent vos hommes, une constante ceci dit dans la série. Par contre bien qu'on puisse zoomer ou naviguer entre quatre angles de vue, il est déstabilisant en pleine action de changer d'angle, cette action étant un peu sèche dans son déroulement et cachant de plus certaines parties de décor ou votre homme, arf. Je pense que vous le savez mais vos hommes devront constamment courir, ramper, monter des échelles, nager, se cacher dans des coins sombres pour éviter leurs ennemis, et oui la vie de soldat n'est vraiment pas une partie de plaisir.

Test Commandos 3 : Destination Berlin PC - Screenshot 50Faites les poches des nazis pour prendre leurs vêtements ou tout autre objet.

Si Commandos 3 : Destination Berlin mise un peu plus sur l'action en nous donnant uniquement deux ou trois membres à diriger en même temps, il n'en demeure pas moins un somptueux titre d'action/infiltration destiné avant tout aux amoureux de la série de part une difficulté qui découragera à n'en point douter les joueurs désireux de s'initier au genre. Une réalisation technique éblouissante, une durée de vie conséquente grâce notamment à un mode multijoueur où 12 combattants peuvent participer, tout ceci au service d'un titre qui reste plus que jamais corsé dans sa progression mais tellement captivant à explorer !

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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 11:19

Le dernier soft d'Ensemble Studios vous met aux commandes de l'une des grandes puissances européennes de l'époque, déterminée à coloniser le Nouveau Monde. Huit civilisations jouables, ayant chacune leurs spécificités, s'offrent à nous : les britanniques, les espagnols, les portugais, les allemands, les russes, les ottomans, les néerlandais et les français. Petit regret, les amérindiens ne constituent pas un camp à part entière, mais plutôt des sortes de renforts disponibles dans la plupart des missions. Pour s'octroyer l'aide de ces tribus, c'est très simple. Il suffit de localiser leurs villages sur la carte et d'y construire un comptoir. La population sera alors acquise à votre cause et vous pourrez créer des unités indiennes, comme vous créez vos propres archers ou troupes d'infanterie. Bien évidemment, si votre adversaire construit son propre comptoir à la place du vôtre, c'est lui qui bénéficiera de l'aide des villageois. Des unités bon marché qui peuvent apporter une aide substantielle pendant les batailles, cela ne se refuse pas et les villages amérindiens deviennent vite des points stratégiques à capturer, surtout en multijoueur. D'autant que les indigènes ne sont pas comptabilisés dans votre population qui, comme dans les précédents titres de la série, est limitée à 200 unités. Un intérêt supplémentaire pour s'en emparer.

Test Age Of Empires III PC - Screenshot 53Les graphismes sont de toute beauté.

Autre nouveauté d'Age of Empires 3 et autre point stratégique devenant vite l'objet de toutes les convoitises : les routes commerciales. Si vous construisez des comptoirs aux endroits prévus à cet effet, cela vous donne droit à de petits bonus très appréciables qui s'accumulent au fil du temps : ressources supplémentaire et gain d'expérience. Plus que jamais, le jeu vous pousse à explorer la carte dès le début des parties pour trouver les fameux villages amérindiens et les routes commerciales. Et ce n'est pas tout, car des trésors sont aussi disséminés dans les niveaux. Qui cracherait sur quelques pièces d'or en plus ou sur un stock de nourriture ? Pas question donc de construire sa base et de rester bien tranquillement dans son coin : la victoire est plus que jamais conditionnée par l'exploration des lieux et la découverte des bonus qui s'y trouvent.

Test Age Of Empires III PC - Screenshot 54Votre métropole peut vous envoyer des renforts si vous le demandez.

Age of Empires 3 est également marqué par l'apparition des métropoles. En effet, même si l'action se déroule intégralement en Amérique, votre pays, situé à plusieurs milliers de kilomètres de là, en Europe, profite de vos conquêtes et évolue. A tout moment, vous pouvez visiter votre métropole et la personnaliser en vous servant de l'expérience et des richesses accumulées jusque là. Vous pourrez par exemple ajouter des lampadaires, des fanions ou même modifier l'apparence des bâtiments. Périodiquement, vous aurez aussi le droit de déverrouiller de nouvelles technologies. Il faudra alors choisir la direction dans laquelle vous souhaitez évoluer. Améliorerez-vous vos navires de guerre ? Vos troupes de cavalerie ? Vos alliances avec les indigènes ? Votre artillerie ? La récolte des ressources ? Attention, car les choix que vous faites se répercutent sur le long terme. En effet, la métropole vous suit, et évolue avec vous au fil des parties aussi bien pendant la campagne solo qu'en escarmouche ou même en multijoueur. Plus vous jouez et plus votre métropole gagne en puissance. Vous allez voir tout de suite son utilité car outre le fait de vous permettre de progresser technologiquement, elle peut aussi vous envoyer des renforts sur le champ de bataille. Pendant les parties vous pouvez en effet vous rendre dans votre métropole et demander des unités supplémentaires qui vous seront envoyées illico presto : archers, infanterie, artillerie... Cet apport de troupes fraîches peut vite devenir déterminant dans l'issue des batailles.

Test Age Of Empires III PC - Screenshot 55Admirez les débris qui se dispersent lorsqu'on touche un bâtiment.

Et des batailles, vous allez en livrer au sein de la campagne solo, assez longue soit dit en passant. Seul problème, on ne peut pas dire qu'elle soit passionnante. En effet, les missions se suivent et se ressemblent. Un peu plus de variété aurait été bienvenue, d'autant que contrairement à certains STR qui nous laissent choisir les missions que l'on veut effectuer, dans Age of Empires 3, tout est très linéaire. Les niveaux s'enchaînent "à l'ancienne" sans que l'on n'ait véritablement de choix à faire sur le déroulement de l'aventure. Bref, au bout de quelques heures, la lassitude peut éventuellement gagne le joueur. Heureusement, les modes escarmouche et multijoueur sont là pour varier les plaisirs. Ceux-ci permettent à huit joueurs (contrôlés par des humains où par l'IA) de s'affronter sur une flopée de cartes aléatoires. On choisit le type de niveau que l'on souhaite, par exemple de grandes plaines ou une carte composée de plusieurs îles, et le jeu génère automatiquement une map. Deux types de parties sont possibles mais il s'agit hélas toujours de tuer ses ennemis. En fait, la variante se situe au niveau des ressources que l'on a au départ. Dans le mode suprématie, vous disposez de ressources assez faibles et il faudra donc prendre le temps d'en récolter pour bâtir votre base et vous constituer une armée digne de ce nom. En deathmatch en revanche, vous avez dès le début d'importantes quantités de bois, de nourriture et d'or ce qui vous permettra de fonder votre colonie très rapidement. Idéal pour jouer des parties plus brèves et pour se lancer directement dans la bataille sans avoir une longue phase de récolte.

Test Age Of Empires III PC - Screenshot 56Ce village amérindien est désormais à moi : j'ai accès à de nouvelles unités.

L'absence de modes plus variés, pourtant présents dans nombre de STR modernes, comme le désormais classique "Domination" consistant à s'emparer de points précis sur la carte et à les conserver, se fait cruellement sentir. Autre regret concernant l'escarmouche et le multi en général, il n'est pas possible de former plus de deux équipes. En fait, soit on joue chacun pour soi, soit on forme deux équipes. Impossible donc de faire s'affronter trois équipes de deux joueurs par exemple. Dommage. Dernier point sur lequel on ne peut qu'être un peu déçu : il n'y a pas d'anti-rush. Dans d'autres jeux de stratégie, il est possible de définir pendant combien de temps on souhaite faire entrer en vigueur un cessez-le-feu. Ainsi, cela laisse le temps à chacun de construire quelques bâtiments et d'avoir une ébauche d'armée avant d'avoir à se battre contre d'éventuels assaillants. Dans Age of Empires 3, c'est impossible et il est donc conseillé de bâtir en priorité un bâtiment militaire et de créer quelques unités d'infanterie pour faire face à un joueur qui aurait l'envie d'attaquer votre base dès le début de la partie. Heureusement, la métropole donne la possibilité de demander des renforts militaires ce qui permet de limiter l'impact des rushs, mais une option de cessez-le-feu n'aurait quand même pas été superfétatoire.

Test Age Of Empires III PC - Screenshot 57Un éditeur de cartes très complet est présent.

Côté graphismes en revanche, on a du mal à trouver quelque chose à redire. Age of Empires 3 utilise les technologies les plus récentes pour nous en mettre plein les yeux et on peut dire que c'est réussi, tant au niveau des couleurs, riches et chaleureuses, qu'au niveau de la topographie utilisant le "Tone Mapping", un procédé venu de la photographie. Un autre outil, celui-là spécialement mis au point par les développeurs, permet de traiter de façon efficace les effets d'ombres et de lumières. Son nom est un peu barbare, il s'agit de l'HDRI (High Dynamic Range Imaging). Grâce à lui, les ombres des unités varient en fonction de la position du soleil et peuvent même se superposer. Les surfaces aquatiques ont bénéficié d'un traitement particulier et cela se voit : l'eau est superbe. Les décors, les unités et la lumière du soleil s'y reflètent parfaitement. Tout cela a cependant un prix : le jeu est très gourmand en ressources. Un PC très puissant est donc nécessaire si on veut profiter des détails maximum, surtout lorsqu'il s'agit de jouer à 8 en multijoueurs. Un processeur cadencé à plus de 3 GHz secondé par 2 Go de RAM et par une carte graphique Geforce 6800 ou ATI X800 ne sont alors pas de trop pour supporter la débauche d'effets d'ombres et de lumières des batailles faisant entrer en scène des dizaines d'unités simultanément.

Test Age Of Empires III PC - Screenshot 58Les batailles navales sont l'un des aspects les plus spectaculaires du jeu.

Plus que le moteur graphique, c'est le moteur physique qui surprend. Pas étonnant puisque celui-ci n'est ni plus ni moins que le fameux Havok, moteur qui gère, entre autres, la physique du FPS Half-Life 2. Le résultat dans Age of Empires 3 est assez bluffant. C'est l'une des premières fois que l'on voit dans un jeu de stratégie une gestion localisée des dégâts. Ainsi, si des flèches enflammées touchent les voiles d'un moulin à vent, celles-ci vont prendre feu et le moulin en question va s'arrêter de tourner. Les bâtiments et les navires peuvent être détruits de plusieurs manières selon l'endroit touché. On peut par exemple voir une toiture s'effondrer après que l'artillerie l'ait touchée ou des débris de murs tomber au sol après une attaque. Les unités ne sont pas en reste puisque lorsqu'on tire un boulet de canon sur les troupes adverses, les corps sont projetés à plusieurs mètres du point d'impact. Une touche de réalisme appréciable effaçant la désagréable sensation d'assister à la répétition d'une simple animation. Au final, Age of Empires 3 surprend vraiment par certains de ses aspects. Il aurait même pu prétendre au titre de jeu parfait si sa campagne solo avait été plus dynamique et si il ne manquait pas quelques options en escarmouche et en multijoueur. Il demeure cependant un titre à ne pas manquer de par le plaisir qu'il sait malgré tout nous procurer.

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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 11:16
S'attaquer à un jeu aussi vaste et énorme que Age of Empires 2 n'est pas une mince affaire et la taille du manuel dégoûterait n'importe quel bibliothécaire endurci.

Sur le fond, Age of Empires 2 garde le même aspect visuel que son antique prédécesseur, une vue en isométrique et des unités grosses, très grosses. A priori, on est un peu déçu car les changements sont loin de sauter au visage mais dès que l'on commence un tantinet à rentrer dans le jeu, on appréhende rapidement la somme de travail qu'Ensemble Studios a apporté à sa nouvelle mouture.

Pour commencer, on a maintenant 13 races à notre disposition : Francs, Celtes, Japonais, Turcs, Byzantins, Mongoles etc. Chaque race a maintenant ses propres qualités et faiblesses économiques ou militaires et ont chacune une unité unique spéciale. De plus, les races n'ont pas accès aux technologies de la même façon, ce qui apporte encore plus de changements au niveau des stratégies à long terme.

Test Age Of Empires II : The Age Of Kings PC - Screenshot 2

Le principe de fonctionnement reste le même dans Age of Empires 2 puisque vous devez collecter des ressources (or, bois, pierre et nourriture) qui vous permettront d'acheter des unités mais aussi de nouvelles technologies donc de nouvelles unités etc. Au final, vous devrez toujours lancer votre gros tas de soldats sur la base ennemie afin de l'anéantir, surtout en mode solo. Les unités de combat restent aussi dans la continuité en se basant sur 4 types précis : infanterie, archer, cavalerie et engin de siège. De ces quatre types d'unité découlent des différents stades d'avancement et de perfectionnement que vous obtiendrez en fonction de certains facteurs. Ces facteurs sont par exemple la chronologie des technologies prédéterminée et logique mais aussi les 4 grands "âges" qui font faire des bonds technologiques aux civilisations vous faisant grosso modo passer du moyen-âge à l'époque impériale. Déjà utilisés dans l'épisode précédent, ces aspects ont été optimisés par une pléthore de technologies et d'upgrades pour vos unités, les améliorant sans cesse. Ces "upgrades" ont carrément été multipliés et concernent aussi beaucoup plus dans cet épisode l'aspect gestion économique et la rentabilité. Ainsi, la recherche de hache spécialisée augmentera de 20 pour-cent votre vitesse pour couper du bois ou encore vous pourrez apprendre à vos villageois comment saper, les rendant alors très utiles lors des sièges. C'est assez rare d'avoir des péons intéressants au combat... :)

Test Age Of Empires II : The Age Of Kings PC - Screenshot 3

Dans la myriade de nouveautés rajoutées, on peut aussi parler du fait de pouvoir mettre des unités à l'intérieur de certains bâtiments, les rendant plus difficiles à détruire. Autre option, une cloche est maintenant disponible dans l'interface pour demander à tous vos villageois d'aller se cacher dans le plus proche bâtiment ! C'est une nouveauté capitale quand je pense à toutes les fois où quelques vils éclaireurs me décimaient mes gentils paysans sans que ceux-ci ne pensent même à fuir...

L'aspect économique a réellement été renforcé pour devenir une partie intégrante du jeu et surtout, de la victoire. Les routes commerciales, les trahisons, les échanges de ressources sont tout autant d'atouts et de possibilités. Il vous faudra d'ailleurs faire très attention à cet aspect car l'espionnage peut être monnaie courante dans Age of Empires 2. Exemple, vous pourrez voir la carte de l'autre grâce aux yeux de paysans espions : technique très chère à mettre en place mais gratifiante. Ceci m'amène à une unité très améliorée de Age of Empires 2, le moine. Construite dans le monastère, il sera capable de guérir, ce qui le rend déjà très appréciable, mais aussi de convertir des unités ennemies et des bâtiments adverses. A mon avis, des techniques destructrices séviront bientôt sur le Net en utilisant des stratégies basées sur cette "nouvelle" unité.

Test Age Of Empires II : The Age Of Kings PC - Screenshot 4

Graphiquement, Age of Empires 2 n'a pas subi de lifting complet mais a gagné encore en précision et en luxe de détails. Oiseaux, animaux sauvages, quasiment tout est animé dans des décors encore plus grandioses et dans 15 environnements. Les reliefs sont d'autant mieux faits qu'ils agissent visuellement sur vos unités mais aussi dans le jeu, donnant un bonus d'attaque aux unités surélevées. Chaque bâtiment est d'une finesse inouïe et quelquefois vraiment énorme. Vous n'aurez qu'à voir votre premier château pour vous en convaincre. De plus, AOE2 reste comme son aîné, c'est-à-dire très maniable et fluide sans demander une trop grosse configuration de PC.

Test Age Of Empires II : The Age Of Kings PC - Screenshot 5

Mais AOE2 ne serait rien sans sa part de combats de masse... :) Le système est maintenant tout à fait comparable à ce qui se fait de mieux en la matière (Homeworld) en proposant toutes les options comme la sélection de groupe, par type d'unité, enlever et ajouter rapidement des unités à un groupe etc. Mais en plus, des techniques avancées sont accessibles et permettent de vous donner encore plus de chances lors des affrontements. En tout 4 formations préétablies et vous pourrez même créer vos propres formations. Pour aller encore plus loin, vos groupes possèdent maintenant un caractère de combat : neutre, agressif ou défensif qui leur donne des notions d'intelligence. Au final, les combats sont assez équilibrés car le plus souvent chaque type d'unité bat facilement un autre type mais se fera tuer par un troisième, vous forçant à avoir tous les types en permanence avec vous. Ainsi, on s'éloigne un peu du gros jeu bourrin encore à la mode où on balance ces 300 chevaliers fraîchement conçus à l'attaque du château ennemi et c'est tant mieux ! Et comme en plus les unités sont dotées d'une animation fluide, précise et jolie, que demander de plus ?

Test Age Of Empires II : The Age Of Kings PC - Screenshot 6

Pour les modes de jeu, AOE2 en propose 4. Le premier est un mode campagne très scénarisé et utilisant en tout 5 races. Dans ces 5 campagnes, une correspond à un tutorial très bien fait mais ne représente pas véritablement un challenge, ce qui ramène le nombre réel des campagnes à 4. Ces campagnes sont toujours centrées sur un moment de l'histoire d'une civilisation et surtout sur un de ses personnages de légende : Jeanne D'Arc, William Wallace, Gengis Khan etc. Assez bien conçues même si on aurait préféré avoir des scènes plutôt que des textes entre les missions, ces campagnes sont agréables mais on reste un peu sur notre faim. Les 3 autres modes sont eux bien plus orientés multijoueurs : Régicide qui consiste à protéger votre camp et son Roi contre les attaques, Combat à mort qui est un simple deathmatch géant commençant les caisses remplies à rabord de ressources histoire d'en arriver plus vite aux combats et enfin, le mode carte aléatoire qui vous mènera dans une bataille des plus classiques. Tous ces modes sont bien sûr entièrement paramétrables selon vos désirs.

Dans les plus, AOE2 vous donne en prime un éditeur de niveaux assez bien fait et permettant de créer de véritables campagnes pour vos parties réseau. Une tripotée de cartes sont déjà téléchargeables sur tout un tas de sites, ce qui amplifiera encore le phénomène. Pour finir, même si la documentation est grosse, elle est vraiment détaillée et claire et un petit dépliant en couleur reprend toutes les informations importantes du jeu, bien vu ! :)

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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 18:22

Stronghold

Take 2 se lance donc dans la simulation de château fort, une première dans l'histoire du jeu vidéo, si je ne m'abuse. Concrètement, ça ressemble énormément à n'importe quel STR, c'est-à-dire que vous aurez à votre charge toutes les parties de construction puis de gestion du château avec tout ce que cela implique : exploitation de ressources (bois, nourriture...), préparation militaire, économie. Bref, en tant que Seigneur, vous contrôlerez absolument tout dans votre château.

Test Stronghold PC - Screenshot 1Les éléments de construction s'affichent en bas de l'écran.

Les parties débutent généralement par l'installation du donjon et du grenier pour stocker la nourriture. Ensuite, c'est à vous d'organiser le reste. Les cabanes de bûcherons pour le bois, les postes de chasse pour le gibier, l'armurerie et les casernes pour les archers, les champs de blé, les carrières de pierre, les mines de fer... La logique implacable du genre veut que pour construire un bâtiment il est nécessaire de déjà posséder un stock de bois, de fer, ou de pierres et qu'il faut aussi prévoir un peu d'or pour le futur habitant. De l'or, justement, vous en gagnerez grâce aux impôts que vous prélèverez sur votre peuple. A vous de voir si vous voulez saigner à blanc vos protégés en fixant un impôt exorbitant ou au contraire, si vous voulez leur donner de l'argent pour qu'ils restent chez vous (qui a dit pot de vin ?). Jusque là, rien d'extraordinaire, en tout cas, rien qui pourrait différencier Stronghold de ses petits camarades. En fait, seul le contexte historique du jeu lui permet d'apporter quelques petites innovations telles que la construction de douves remplies d'huile ou l'utilisation de béliers et de catapultes... A noter qu'il est possible d'utiliser les catapultes pour envoyer du bétail malade dans les châteaux adverses ! Une idée très intéressante :)

Test Stronghold PC - Screenshot 2Le feu est une arme redoutable.

Votre popularité joue un rôle primordial dans Stronghold et c'est sans aucun doute l'aspect sur lequel vous devrez vous focaliser. Si votre cote de popularité est assez haute, vous attirerez du monde au château et donc de la main d'œuvre et des soldats. A l'inverse, en étant impopulaire, vous ferez fuir tout le monde et vous vous retrouverez bien vite tout seul. Pour influer sur la popularité, vous pourrez bien sûr jouer sur les impôts, mais aussi sur les rations de nourriture. Vous pourrez également organiser des événements spéciaux (foires, spectacles, mariages...) ou construire des auberges (pour la bière) afin de divertir tout le monde. Une autre méthode consiste à régner par la terreur en construisant des potences, des cachots et des tables d'écartèlement.

Test Stronghold PC - Screenshot 3Diriger un aussi grand nombre de soldats n'est pas toujours facile.

Stronghold compte de nombreux modes de jeu. Que vous préfériez la gestion ou le combat, vous trouverez facilement votre bonheur. Les plus pacifiques d'entre vous, trouveront donc une petite campagne ainsi que plusieurs missions uniquement basées sur l'économie et la gestion. De même, les plus violents s'amuseront avec les missions de sièges ou d'invasions qui consistent donc à défendre ou à s'emparer d'un château. La campagne principale (une vingtaine de missions) mélange, elle, les deux aspects du jeu avec en toile de fond un scénario de guerre teinté de vengeance personnelle. Bien entendu, le multi-joueur n'est pas en reste et que ce soit par internet ou en réseau local, vous pourrez vous adonner aux joies du château fort à plusieurs. Un éditeur de cartes et un mode de construction libre ont aussi été inclus pour prolonger le plaisir.

Test Stronghold PC - Screenshot 4Vous pouvez utiliser une vue plus éloignée.

Malgré son moteur 2D un peu cheap, Stronghold parvient à garder un niveau visuel tout à fait convenable. Les sprites sont assez détaillés et on ne rencontre aucun problème pour reconnaître la fonction de chaque personnage dès le premier coup d'œil. De nombreuses animations sur les cartes (feuilles des arbres agitées par le vent, animaux qui courent, cascades d'eau) donnent beaucoup de vies aux différents environnements. Le son n'est pas mal non plus même si les voix sont un peu bizarres. Les acteurs ont tenté de prendre un accent moyenâgeux (si tant est qu'il en existe un !) assez ridicule qui dénote clairement avec le reste du jeu beaucoup plus sérieux. Les musiques et bruitages sont quant à eux très bons. J'aime particulièrement les clameurs et les cris des soldats lors des invasions.

Test Stronghold PC - Screenshot 5L'organisation du château sera sous votre responsabilité.

L'interface, tout à la souris, n'est malheureusement pas très convaincante. Impossible par exemple de faire pivoter les éléments de construction (murs, maisons...) avant de les placer. Pour les orienter de la manière souhaitée, il faut en fait faire pivoter la carte elle-même ! Vous pouvez imaginer la lourdeur de la procédure... Impossible, non plus, de sélectionner des unités autres que militaires. Ainsi, si un bûcheron rencontre un ennemi, vous ne pourrez rien faire pour le sauver et vous assisterez impuissant à sa mort. Ces quelques remarques sont, à mon avis, les seuls défauts du jeu. Bien sûr, on peut quand même se demander si le jeu n'est pas un peu répétitif. Tout dépend en fait du joueur et de la tactique adoptée. En tout cas, Stronghold dispose d'assez d'éléments pour diversifier les parties le plus possible. Pour résumer, c'est un bon titre qui trouvera sa place chez tous les passionnés de Moyen-Age.

Stronghold Crusader

Fini les châteaux forts européens bien planqués à l'orée des bois, place aux places fortes en plein désert. Avec ce stand alone basé sur son simulateur de château, Take 2 nous dépayse en nous proposant de revivre les Croisades des onzième et douzième siècles. Décidément, avec Stronghold, on joue la carte de l'original jusqu'au bout.Dans la pratique, le gameplay ne connaît pas vraiment de révolution et c'est exactement le même système de jeu que l'on retrouve ici. Sans entrer dans les détails, je vous rappelle que l'on se situe dans un système à la frontière entre le STR et le jeu de gestion. Il vous est donc toujours proposé de bâtir votre forteresse, de gérer vos ressources tant humaines que vivrières et bien sûr les classiques matières premières nécessaires à la construction de bâtiments ou d'objets (armes, machines de guerre mais aussi boulangerie et moulins, etc.). On peut dire que le but du jeu dans Stronghold est, à la base, de gérer efficacement son château et d'être apte à faire face à toute situation, y compris militaire. Une simulation réaliste donc, puisqu'après tout, les seigneurs ne passaient pas absolument tout leur temps à se foutre sur la tronche (une bonne partie soit, mais tout de même...). Tout ça pour vous dire que les aficionados du titre original auront tôt fait de retrouver leurs marques.

Test Stronghold Crusader PC - Screenshot 1On en apprend des choses. Et puis ça met dans le bain.

Alors quoi de neuf dans Crusader ? Une nouvelle ambiance tout d'abord. C'est d'ailleurs un véritable cours d'histoire qu'on nous prodigue. Avant chaque mission du mode campagne, un bref commentaire vous présentera la situation historique et le contexte précis dans lequel vous devrez remplir vos objectifs. C'est presque ludo-éducatif (mais pas trop, pas peur) et en tout cas, ça met bien dans l'ambiance. Le nouveau mode campagne, vous l'aurez compris vous offre donc un scénario qui vous emmènera à la conquête d'Héraclée d'Antioche, et de Jérusalem. Mais ce changement géographique aura tout de même une certaine influence sur votre jeu, le désert est un milieu hostile et le moindre oasis deviendra un précieux trésor.

Test Stronghold Crusader PC - Screenshot 2Des batailles épiques.

Autre nouveauté, un éditeur de scénario et surtout un mode escarmouche qui vous mettra à rude épreuve dans une cinquantaine de missions toutes neuves! Pas moins. Le tout étant, bien entendu, jouable online. Citons aussi le mode construction libre qui permettra aux gestionnaires de bâtir et de gérer la vie de leur château en toute sérénité, sans craindre de subir les assauts d'une horde de guerriers hargneux (attention tout de même aux lions). Et enfin, dernier point, SC est livré en série avec de nouvelles unités et bâtiments (soulignons au passage l'importance des églises et le poid de la Foi de vos habitants) ainsi que la possibilité de choisir son camp selon que l'on se sente l'âme d'un Richard Coeur de Lion ou d'un Saladin.

Test Stronghold Crusader PC - Screenshot 3Dans le désert pas d'eau, donc gare au feu.

Voilà, c'est en définitive un beau lifting que s'offre Stronghold. Une nouvelle ambiance, un nouveau scénario, de nouveaux modes de jeux. Le gameplay ayant déjà fait ses preuves, on ne dira rien sur le sujet. Seule la réalisation à pris un très léger coup de vieux, le jeu a tout de même un an, mais ça reste très correct. Si vous avez aimé l'original, vous aimerez le stand alone, quant aux non-initiés, ils se feront sûrement plaisirs, d'autant plus que, comme tout stand alone, il ne nécessite pas le jeu d'original.

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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 18:18

Medal Of Honor, ou comment user et abuser d'une idée jusqu'à plus soif et surtout jusqu'à l'usure quand on voit le dernier épisode paru sur console, Soleil Levant. Une fois n'est pas coutume, EA nous offre une nouvelle version qui fait un effort d'innovation. Enfin, uniquement avec des choses déjà vues dans d'autres jeux mais ne boudons pas notre plaisir. Du moins ne nous montrons pas trop difficile. Au premier abord, personne ne perdra ses marques en prenant le jeu en main, le gameplay est toujours axé arcade et mise toujours sur des d'événements scriptés mais Faucons de Guerre parvient à ne plus enfermer le joueur dans un dédale de couloirs hollywoodiens. Aujourd'hui, les niveaux sont beaucoup plus ouverts que dans les épisodes précédents laissant une certaine part à l'exploration qui vous mènera à découvrir des objectifs bonus cachés. mais surtout, on pourra enfin choisir plusieurs possibilités de progression. Si la route vous est bloquée par un barrage, vous pourrez aussi bien décider de vous équiper du matériel nécessaire au nettoyage et emprunter cette voie plus risquée mais plus rapide, ou bien contourner l'obstacle en trouvant une porte ouverte quelconque. Certes, toute les voies utilisables sont scriptées, mais au moins vous avez le choix.

Test Medal Of Honor : Faucons de Guerre Playstation 2 - Screenshot 14De St-Nazaire à Stallingrad, en passant par l'Afrique du nord, c'est des coups à être malade.

La multiplication du nombre de rails que l'on peut suivre ne peut être qu'accueillie favorablement. D'autant que la mise en scène du jeu, cause originale de sa linéarité si décriée, est toujours aussi percutante. Mais ce n'est pas la seule nouveauté notable dans le jeu. Maintenant, vous avez des copains, des équipiers qui vous suivent un peu partout et à qui vous pouvez donner des ordres. Enfin, "des" ordres, ça veux dire 2 : aller là ou revenir à côté de vous. Comment qualifier vos équipiers ? Vous voyez Forrest Gump ? Bon, ben on serait mieux avec lui qu'avec eux. En premier lieu, EA a décidé qu'il vous incombait de les soigner dès qu'ils ont un bobo, de quoi énerver nombre de joueurs, mais de toutes façons vous ne le ferez pas longtemps. Dans la mesure où cela vous fait perdre vos propres medikits et que l'utilité des équipiers est inexistante, le calcul est simple : on les laisse mourir, et si on pouvait les tuer soi-même pour gagner du temps, on le ferait. Vos alliés sont stupides et suicidaires, se jetant avec conviction et courage sous le feu ennemi, ou s'agitant d'une manière ridicule au lieu de rester en position comme de bons soldats tenant un tant soit peu à l'intégrité de leur casque. Quant au fait de les soigner, il arrive qu'on n'y arrive pas, ces crétins changeant en permanence de position, vous obligeant à leurcourir après.

Bref, voilà un ajout parfaitement inutile et qui commence déjà à faire douter de la bonne volonté des développeurs. "Ben quoi, nous aussi on a un système d'ordre et de jeu en équipe". Mouais... Mais ce n'est pas fini, il y a encore un autre ingrédient qui vient se greffer à la sauce Medal Of Honor, l'adrénaline. Et là, on se demande quand même comment les développeurs osent encore dire que MoH est un shooter réaliste au lieu d'assumer son aspect arcade qui n'a rien de honteux. Vous avez donc à votre disposition une jauge d'adrénaline qui se remplit au gré de vos tirs. Une fois pleine, vous pourrez l'utiliser ce qui aura deux conséquences. La première étant de ralentir vos perceptions, la seconde : vous rendre invincible. Alors que les situations de stress intense puisse donner la sensation que l'on perçoit mieux les choses, je veux bien, mais moi des soldats devenus invincibles, j'en n'avais jamais entendu parler, ou alors dans X-Files. Bref, ça, c'est uniquement, pour mauvaise la foi de certains porte-parole. toujours est-il que si on a tendance à juger cette fonction superflue dans les premières missions, lorsqu'on aborde les campagnes suivantes (le jeu en comptant 4, très courtes), on en vient à changer d'opinion. Il faut dire qu'après un début d'une facilité effrayante, le niveau de difficulté grimpe en flèche par la suite, plongeant le joueur au milieu de situations plus que périlleuses qui ne le resteront pas longtemps une fois que l'on se sera souvenu de cette fameuse adrénaline qui viendra rétablir un certain équilibre entre vous, tout seul, et les allemands, stupides mais nombreux. Oui, stupides, parce que bon, niveau IA, c'est certes bien meilleur que Soleil Levant, mais on reste face à des ennemis assez restreints sur le plan intellectuel. Les allemands se contente du minimum vital et savent au moins se mettre à couvert mais ont toujours tendance à lever la tête comme des coucous suisses. C'est bien leur nombre qu'il faudra craindre et pas leur ruse.

Test Medal Of Honor : Faucons de Guerre Playstation 2 - Screenshot 16Difficile de ne pas savoir quel est le prochain objectif.

Finalement, parmi les nouveautés, une seule se montre véritablement appréciable, la multiplication (et non la fin) des rails qui vous permettent de traverser une mission, ainsi que l'apparition d'objectifs bonus qui rendent le jeu plus d'intéressant à jouer. Mais si Faucons de Guerre redresse la barre, il n'est qu'un premier pas en avant vers une évolution de la série. Un pas encourageant, mais pas encore suffisant.

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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 18:10

American Conquest

Reprenez le principe d'un Cossacks avec ses batailles engageant des milliers d'unités, transposez-le, dans une période historique particulièrement riche à partir de la découverte de l'Amérique et vous obtenez un résultat délicieux. Douze nations et tribus à représenter, huit campagnes colossales, des missions indépendantes en plus, des parties sur cartes aléatoires, le tout avec la possibilité d'afficher jusqu'à 16 000 unités à l'écran sur des cartes gigantesques, voici un programme plutôt alléchant. American Conquest est un véritable raz de marée sur le genre de la STR avec une dimension de gestion poussée, mais également des enjeux tactiques et stratégiques absolument passionnants.

Test American Conquest PC - Screenshot 1A l'attaque !

Alors disons tout net, le nouveau jeu de STR issu de GSC Game World est totalement monstrueux au niveau du contenu qu'il nous propose. Arborescence différente en fonction des nations ou tribus sélectionnées, gestion assez pointue au niveau des ressources, de nombreuses upgrades et autres améliorations pour les unités ou les méthodes de production, bref, rien qu'au niveau gestion il y a de quoi faire. Mais ce n'est pas tout et comme chez GSC on maîtrise l'art des batailles rangées, une fois encore il a fallu qu'ils nous collent des dizaines de milliers d'unités à gérer, ce qui devrait faire le bonheur des amateurs de stratégie proprement dite. Les maniaques des formations en carré, en ligne ou en V vont pouvoir s'éclater, le tout avec une excellente visibilité en plus, puisque le titre intègre deux types de vues afin de profiter au mieux des terribles batailles ou encore, d'avoir la lisibilité nécessaire pour bien gérer sa ville. Les batailles sont assez intenses, leur déroulement assez technique par moment et si l'on s'imagine que seul le grand nombre d'unités permet de remporter la victoire, il n'en est rien. Les forteresses offrent des défenses particulièrement redoutables et il faudra donc bien se préparer avant chaque offensive. Comme dans la réalité, la topographie et la végétation modifient la portée des tirs ou l'efficacité de certaines unités. Autre point intéressant, la possibilité de s'emparer des structures ennemies en y plaçant des hommes, une technique assez rageante lorsqu'on la subit, il conviendra donc de protéger convenablement chaque bâtiment.

Test American Conquest PC - Screenshot 2De jolis bâtiments.

Au niveau de l'interface, celle-ci est particulièrement ergonomique et permet d'un simple clic de donner des ordres à chaque groupe d'unités ou bâtiment de production. La prise en main est aisée grâce à des campagnes dont la difficulté s'avère très progressive pour toutefois devenir rapidement assez corsées. Les missions indépendantes sont assez difficiles également alors que le mode carte aléatoire donnera également pas mal de fil à retordre compte tenu du bon niveau d'I.A.

Concernant les graphismes on notera que tout ceci est particulièrement bien réalisé même si le grand nombre d'unités nuit parfois à la bonne jouabilité. Les environnements et unités mêlent 2D et 3D pour un rendu très réussi et des personnages assez réalistes. Les cartes sont esthétiques, vastes et variées, l'éditeur permettra même aux plus mordus de créer leurs propres niveaux de jeu. On appréciera enfin la variété dans les costumes des soldats, dans le design des bâtiments ou même dans la foule d'unités différentes qu'il est permis de diriger. Au niveau sonore, American Conquest fait dans le sobre mais efficace, bref, rien à redire à ce niveau-là.

Test American Conquest PC - Screenshot 3Les forts offrent une bonne protection.

En somme, GSC Game World nous sortent le jeu de STR qui pourrait peut-être bien détrôner Cossacks au royaume de la stratégie en temps réel. Doté d'un background solide, riche au niveau de son contenu, vaste en matière de possibilités tactiques et stratégiques voici un titre qui trouvera tout à fait sa place dans la ludothèque des amateurs du genre et ceci pour un bon moment vu la longévité record du jeu.

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24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 13:47

A la croisée des chemins entre Age Of Empires et Civilization, Rise Of Nation nous propose de retrouver toute l'intensité des jeux de stratégie au tour par tour mais également de la STR. Au programme, 18 nations à représenter et pas moins de 6000 ans d'histoire à couvrir. Chaque faction dispose d'unités spéciales et d'avancées technologiques propres, le gameplay offre donc un rien de diversité en fonction du peuple que l'on a décidé d'incarner. Dans la pratique, on retrouve la bonne vieille méthode consistant à éliminer tout le monde pour s'assurer de la victoire, point intéressant, il sera également possible de remporter une partie en se développant plus vite que les autres ou en dominant au niveau territorial. Les unités proposées sont en grand nombre et l'on se félicite de noter qu'elles sont assez diversifiées au fil des âges en venant se remplacer les unes et les autres.

Mais si Rise Of Nations propose pas mal de bons arguments au niveau de son gameplay, on regrettera toutefois sa réalisation qui semble légèrement dépassée. Le titre est loin d'être laid, qu'on se rassure mais on ne peut que constater son léger retard par rapport à certaines productions récentes dans la catégorie. Quoi qu'il en soit on retrouve différents niveaux de zooms assez pratiques et une interface de jeu à la fois sobre et efficace. Côté animations et détails des unités on affichera encore une légère déception avec des personnages qui manquent de pêche et de réalisme dans leurs mouvements. En termes de prise en main, pas de panique. Que l'on soit adepte du genre ou novice, les commandes sont accessibles et claires. Différents didacticiels permettent par ailleurs de se familiariser avec le jeu. Au niveau des modes de jeu tout le monde devrait y trouver son compte avec un titre qui propose de disputer des parties avec batailles rapides ou encore les campagnes de conquête du monde ainsi que les scénarios. Le mode multijoueur n'est pas oublié avec des parties jusqu'à huit que ce soit en réseau local ou via Internet. Dans ces parties, la dimension de gestion est quelque peu allégée avec une collecte des ressources moins fastidieuse et un système de jeu qui privilégie l'action et les escarmouches. Il faut dire que de manière globale, le jeu de STR se veut assez simple avec par exemple des villageois qui iront d'eux-mêmes au travail au bout de quelques secondes d'inactivité. Bref, on ne se prend pas le chou avec Rise Of Nations, titre qui laisse la part belle aux batailles sans imposer une gestion trop lourde de la nation.

Le passage dans les différents âges offre pas mal de fun et de diversité dans les parties, on découvrira avec bonheur des unités militaires qui deviennent de plus en plus puissantes au fil du temps tout en nécessitant une arborescence des constructions et des recherches assez simple dans l'ensemble. Certaines nations disposent de quelques avantages au niveau de leur développement, on verra par exemple les allemands bâtir certaines structures plus rapidement que les autres.

Au final si Rise Of Nations ne propose rien d'exceptionnel, il reprend de façon efficace les grands standards du genre. En résulte un titre particulièrement attrayant en dépit de sa réalisation décevante. C'est dans la richesse de son gameplay que résident les principaux atouts du titre de Big Huge Games avec en plus des modes de jeu assez sympathiques et du multijoueur pas prise de tête. Bref, un titre qui devrait se faire apprécier des fans de la catégorie qui découvriront une intéressante alternative à Civilization ou Age Of Empires avec un jeu à mi chemin entre stratégie en temps réel et au tour par tour.

 

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