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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 18:27

La guerre froide désigne la période de forte tension diplomatique entre les deux superpuissances que furent les États-Unis et l'URSS de 1947 à 1991.

C’est sous la plume de l’homme d’État américain Bernard Baruch, puis popularisée par le journaliste Walter Lippmann, que l’expression de guerre froide, déjà utilisée au XIVe siècle apparut pour la première fois. Une « guerre limitée » ou « paix belliqueuse » d’après Raymond Aron, dans un monde bipolaire où les belligérants évitaient l’affrontement direct

Les Soviétiques et les Américains luttaient pour imposer l'idéologie de leur pays sur le monde, et de nombreux conflits, tel la guerre de Corée, la guerre du Viêt Nam et la Guerre d’Afghanistan, ont résulté de cette opposition. Constatant que « Les puissants s’affrontent, les petits se battent » et tiré des deux bords, l’Inde de Nehru, l’Égypte de Nasser et la Yougoslavie de Tito réussirent à former le mouvement des non-alignés, souhaitant être neutres mais n’ayant que très peu d’influence sur le cours des événements, l’Égypte et les pays nouvellement indépendants étant influencés par un camp ou par l’autre.

Le Monde divisé pendant la guerre froide : Le bloc occidental (bleu), le bloc communiste (rouge) et le mouvement des non-alignés (vert) Alliances militaires Alliances économiques

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15 décembre 2006 5 15 /12 /décembre /2006 18:07

Carte de la France après l'armistice du 22 juin 1940

Carte de la France après l'armistice du 22 juin 1940 (Ligne de démarcation, zones sud ('libre') et nord (occupée), annexions allemandes, zone d'occupations italiennes et zones interdites)

Cette carte de France comporte différente zones, telles que la zone sud ('libre') et zone nord (occupée) séparées par la ligne de démarcation, les annexions allemandes, les zones d'occupations italiennes et les zones interdites).

Du fait de la débâcle en mai-juin 1940, le Maréchal Pétain, chef du gouvernement depuis le 16 juin 1940, signe l'armistice avec l'Allemagne le 22 juin 1940.

Les clauses définies par cet armistice sont très sévères à l'égard de la France :

La France est divisée en deux : la France du nord (France directement occupée par les nazis, avec Paris comme capitale) et la France du sud (dite France "libre", avec Vichy comme capitale).
Entre ces deux France passe la ligne de démarcation.

PuceDes clauses militaires
L'armée française est réduite à 100.000 soldats en métropole et à 120.000 soldats outre-mer.
La flotte doit être désarmée : l'Allemagne s'engage à ne pas l'utiliser.
Toutes les fortifications doivent être livrées à l'Allemagne.

PuceDes clauses économiques et humaines
La France doit prendre à sa charge les frais d'occupation de son territoire (fournir logement, nourriture aux troupes d'occupation).
Les deux millions de prisonniers français ne sont pas autorisés à rentrer en France tant qu'une paix définitive ne sera pas conclue.
La France doit livrer tous les ressortissants allemands qui se trouvent en France. (c'est-à-dire notamment les Juifs allemands).

PuceConséquences politiques de la défaite
L'armistice a été voulu par Pétain. Avec un groupe d'hommes politiques (parmi eux Pierre Laval), il estime que la IIIème République est un régime faible et qu'il peut être tenu pour responsable de la défaite française. L'armistice et la défaite française fournissent donc l'occasion pour mettre fin à la République.

Le 10 juillet 1940, Pierre Laval réunit à Vichy le Parlement (la Chambre des Députés et le Sénat). Il leur demande de voter une loi constitutionnelle composé d'un article unique qui donne tous les pouvoirs à Pétain. Cette loi est adoptée par 569 voix contre 80. Ainsi commence un nouveau régime : "l'Etat français".

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15 décembre 2006 5 15 /12 /décembre /2006 17:59

Histoire de l'Armée rouge

1920
16 novembre

Fin de la guerre civile en Russie


Le général Russe Wrangel à la tête de "l'armée blanche" s'incline à Sébastopol face aux bolcheviks "L'armée rouge" qui a forcé l'isthme de Pérékop, s'est emparé de la ville et a contraint Wrangel et ses alliés de battre en retraite. La victoire des bolcheviks met fin à la guerre civile qui enflammait la Russie depuis la révolution d'Octobre 1917 et consacre Lénine
   
1937
12 juin

Les purges staliniennes


La campagne de purges lancé par Joseph Staline contre les prétendus trotskistes atteint le haut commandement de l'Armée rouge. Le maréchal Mikhaïl Toukhatchevski, ex-commissaire adjoint à la Défense soviétique et huit autres officiers supérieurs, sont passés au peloton d'exécution. Entre 1936 et 1938, des millions de soviétiques seront fusillés ou envoyés dans les goulags.
   
1945
2 mai

Le drapeau rouge flotte sur Berlin


Le photographe ukrainien Yevgeni Khaldei immortalise la prise de Berlin par l'Armée Rouge en photographiant un soldat plantant le drapeau soviétique sur le toit du Reichstag (chambre législative allemande). L'annonce du suicide de Hitler le 30 avril, de son remplacement à la tête du gouvernement par l'amiral Doenitz le 1er mai, puis de la prise de Berlin le 2, accélérèrent le processus de désagrégation de la Wehrmach,(armée allemande) et aboutit à la signature de la capitulation allemande.
   
1956
28 octobre

L’Armée rouge se retire de Budapest


Suite aux négociations d’Imre Nagy, revenu au pouvoir au lendemain de l’insurrection, les troupes soviétiques quittent la capitale hongroise. Cinq jours plus tôt, Enö Gerö donna l’ordre de tirer dans la foule, alors réunie sur la place Bem, pour manifester contre la présence soviétique. C’est ainsi que l’insurrection éclata. Malgré le retour de Nagy, les manifestants se procurèrent des armes et les affrontements se firent de plus en plus violents. C’est donc pour apaiser les tensions que le nouveau chef du gouvernement obtient le départ de l’Armée rouge.
   
1956
4 novembre

L’armée soviétique intervient à Budapest


Les troupes soviétiques entrent dans la capitale hongroise afin de mettre un terme à l’insurrection, qui sévit depuis le 23 octobre. Moscou n’a pas supporté le comportement du chef du gouvernement Imre Nagy, qui avait formé un gouvernement de coalition quelques jours plus tôt. Les négociations sont interrompues tandis que János Kádár met en place un gouvernement d’opposition, soutenu par l’URSS. Le feu est ouvert et, malgré leur résistance, les insurgés ne peuvent tenir tête aux quelques 2000 chars soviétiques. Ils sont totalement écrasés. Plus de 25 000 d’entre eux périssent à Budapest, tandis qu’une dizaine de milliers d’autres sont déportés. La lutte se poursuivra toutefois en province, durant près de deux semaines. Quant à Imre Nagy, il sera arrêté et conduit en Roumanie, avant d’être exécuté en 1958.
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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 13:10

La création des "opérations combinées "

Le Premier Ministre britannique, Winston Churchill, restait convaincu que le seul moyen de battre les Allemands était de porter la guerre en territoire français.

Pour mener à bien sa mission, trois points sont fixés : dans un premier temps, afin de permettre toute organisation militaire à partir de l'Angleterre, il faut écarter définitivement la menace d'une invasion allemande sur le sol Anglais.

Dans un deuxième temps, il faut entraîner et équiper une nouvelle armée Anglaise, extrêmement affaiblie par le début du conflit ; Dans un troisième temps, il faut à tous prix tirer profit de l'extraordinaire pouvoir industriel et économique des Etats-Unis d'Amérique.

En 1939, au commencement de la Seconde Guerre Mondiale pour la France et l'Angleterre, aucune armée n'a l'expérience d'opérations amphibies ; les troupes ne sont pas dotées d'engins amphibies et ne réalisent pas véritablement l'enjeu stratégique d'un débarquement.

Winston Churchill créé un organisme baptisé "Opérations Combinées", dans le but d'effectuer des assauts de faible importance matériel : des raids qui frappent rapidement et directement à un points sensible.

Le Premier Ministre Britannique souhaite voir la création des premières unités d'assaut spécialisées (que l'on appelle couramment de nos jours des "commandos") opérationnels dés le mois de juillet 1940. Le premier fait d'armes de cette unité se déroule sur l'île de Guernesey.

C'est en octobre 1941 que Winston Churchill nomme le jeune capitaine Lord Moutbatten à la tête du nouvel organisme "Opérations Combinées" avec les consignes suivantes : "Vous devez préparer l'invasion de l'Europe car, à moins de porter le combat contre Hitler sur terre, nous ne gagnerons jamais cette guerre".

Conférence de Téhéran

Les Russes, affrontant un ennemi féroce sur leur territoire, demandent de l'aide de toute urgence aux pays Alliés : les Américains, qui entrent en guerre au lendemain de l'attaque Japonaise sur l'île de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, leur envoient du matériel lourd (char, avions) et léger (armes, munitions, carburant) mais cela ne suffit pas.

Après le tournant de la Bataille de Stalingrad en 1942, l'Armée Rouge reconquiert le territoire perdu lors des combats précédents. Pourtant, le conflit reste extrêmement difficiles pour les troupes soviétiques : Staline demande aux dirigeants Alliés de se réunir afin que des décisions capitales dans le domaine militaire soient prises.

Ainsi, et pour la première fois, les trois principaux dirigeants des pays Alliés (Roosevelt pour les Etats-Unis, Churchill pour la Grande-Bretagne et Staline pour l'Union Soviétique) se réunissent afin de prendre des décisions militaires communes contre les forces de l'Axe. Le lieu de cette réunion est situé à Téhéran, l'actuelle capitale d'Iran

La rencontre débute le 28 novembre 1943 et prend fin le 1er décembre. Les chefs politiques décident notamment, à la demande de Staline, de préparer une vaste offensive permettant d'ouvrir un second front sur le continent Européen, mais cette-fois à l'Ouest. Churchill propose alors une attaque par la Méditerranée, frappant ainsi le "ventre mou" de l'Europe.

La conférence de Téhéran se termine sans qu'aucun véritable accords ne soit signé, mais les Américains suggèrent la création une opération, baptisée "Jubilee". Il s'agit d'un débarquement amphibie près de la ville de Calais dans le Pas-de-Calais au cours de l'été 1942.

Mais il faut impérativement venir en aide aux Soviétiques en ouvrant un second front à l'Ouest de l'Europe, ce qui accélère le travail des militaires Alliés travaillant aux "Opérations Combinées". Une chose est certaine, l'assaut se fera à partir de l'Angleterre, pour des raisons logistiques. Il faut à présent désigner le point du débarquement. Où débarquer ?

Les côtes de l'Atlantiques sont trop éloignées et de plus, les sous-marins allemands, les célèbres U-Boot, y font la loi. Il en est de même pour les côtes de Bretagne, tandis que le courant à proximité des plages belges est bien trop fort et risquerait de détruire un grand nombre d'embarcations ce qui représente un risque inutile. Quant aux plages de Hollande, les terres derrières les plages sont innondées et ne facilitent pas le débarquement de matériel à grande échelle.

Le raid sur Dieppe en août 1942 est confié à la 2ème division Canadienne, appuyée par les nouveaux tanks Churchill de 40 tonnes, qui doivent débarquer juste devant l'objectif, pendant que les commandos attaqueront sur les flancs pour neutraliser les batteries côtières installées sur les falaises. Mais la Royal Navy ne voulant pas risquer ses grosses unités dans les eaux étroites de la Manche, l'assaut n'est précédé d'aucune préparation d'artillerie de marine.

Ainsi, dés que les Canadiens mettent le pied sur le sol français, ils sont accrochés sur la plage exposée aux tirs et seuls quelques-uns parviennent à franchir la digue de béton et à s'infiltrer en ville.

Des renforts qui devaient être envoyé au combat, ne l'ont pas été car les Alliés ont simplement "testé" le Mur de l'Atlantique. Les mouvements ennemis ont été observés, chronométrés et analysés afin de préparer un assaut de plus grande envergure plus tard.

Les soldats Canadiens et Britanniques, qui se sont battus courageusement, qui sont morts au combat, qui ont été blessés, fait prisonniers ou disparus ont été sacrifiés pour permettre aux Alliés de recueillir des enseignements pour un futur débarquement de plus grande envergure.

COSSAC

Pour monter l'opération qui doit ouvrir un nouveau front à l'Ouest de l'Europe, les Alliés souhaitent voir la création d'une organisation réunissant le plus grand nombre de professionnels des opérations combinées.

C'est ainsi que le COSSAC voit le jour. Il s'agit du "Chief of Staff to the Supreme Allied Commander", une organisation militaire représentée en la personne de Frederick Morgan.

Les missions du COSSAC sont les suivantes : choisir le lieu exact de débarquement, collecter un maximum de renseignements à partir des opérations amphibies combinées déjà menées (opérations en Afrique du Nord : "Sledghammer" et "Torch", ainsi qu'à Dieppe : "Jubilee"), et enfin palier aux problèmes de transport de troupes.

Choix de la Normandie

Le COSSAC doit tout d'abord définir le lieu d'invasion à l'Ouest de l'Europe. Les avis sont très partagés au sein des militaires alliés. La décision se porte finalement sur les côtes du Nord de la France, en Normandie, à proximité immédiate de l'Angleterre. Cette stratégie est présentée en août 1943 lors de la Conférence de Québec : la Normandie est le point de départ de l'invasion alliée à l'Ouest de l'Europe.

Voici les raisons : les côtes bretonnes sont trop éloignées de l'Angleterre pour être abordées, les terres en Hollande sont inondées et ne permettent pas la mise en place d'une tête de pont solide, les courants des côtes belges sont très forts et donc dangereux, et surtout les Allemands attendent les Alliés dans le Pas-de-Calais car le bras de mer entre l'Angleterre et la France est, à cet endroit, le plus réduit.

Les plages normandes sont en grande majorité des plages sableuses. On y trouve également des galets. La composition des plages normandes est relativement proche de celles de l'Ouest de l'Angleterre. Ainsi, les soldats peuvent s'entraîner outre-Manche et l'on peut même tester la résistance des chars en manoeuvre sur ce type particulier de sable.

L'Angleterre comme base militaire

Pour réaliser l'Opération Overlord alors en préparation, les généraux alliés s'accordent sur la nécessité d'une concentration de troupes en Grande-Bretagne en prévision d'une invasion de plus grande envergure de la France, opération surnommée "Round-up" (Rassemblement).

Dans un premier temps, dans le cadre de la préparation de l'invasion, les armées alliées doivent s'équiper, se former, s'entraîner, pour mener à bien des missions diverses et précises. Les troupes américaines et canadiennes profitent des installations militaires sur leur sol, mais il faut déjà penser à l'acheminement du matériel et des hommes en Angleterre, base de lancement pour l'attaque en Normandie.

A partir de la fin 1942, les premiers navires de transports quittent le continent Nord-américain et gagnent la Grande-Bretagne. Une lutte intense anti-sous-marine commence dans l'Atlantique entre les navires de surface alliés et les sous-marins U-Boot allemands.

Mais à partir de 1943, la bataille semble gagnée par les Anglos-Américains qui coulent de plus en plus de bâtiments appartenant aux forces de l'Axe, alors que les officiers mariniers allemands détruisent de moins en moins de convois alliés.
Une fois débarqués en Angleterre, les soldats alliés sont installés à divers endroits du pays, tandis que le matériel (char, véhicules de transport, canons...) est stocké dans des bases tenues soigneusement secrètes.

Dans le cadre des préparatifs du Jour-J, le programme économique du prêt-bail bat son plein, et les Américains livrent des centaines de véhicules, des bâtiments de guerre, et de l'armement individuel aux Britanniques, en l'échange de l'utilisation de terres occupées jusqu'alors par les troupes du Commonwealth. Le parc militaire britannique s'agrandit, tandis que les industries de l'armement situées aux Etats-Unis fonctionnent à plein régime

Le travail des avions de reconnaissance alliés est considérable : les photographies prises par ces derniers apportent des renseignements importants aux stratèges anglos-américains, qui organisent en conséquence les entraînements des forces alliées. De nombreux pilotes d'avions parachuteurs et de planeurs sont formés, très souvent des exercices amphibies sont organisés, et des parachutages par tous les temps sont effectués au-dessus de l'Angleterre.

Les troupes alliées sont entraînées sans arrêt et leur moral est au beau fixe. Les bâtiments de guerre et de transport sont de plus en plus nombreux dans les ports britanniques et les raids aériens augmentent en intensité sur les côtes du Nord-Ouest de la France. En effet, le rivage Français situé entre La Pallice au Sud et Dunkerque au Nord est constamment bombardé à partir de janvier 1944, et la fréquence de ces raids augmentera considérablement à partir de mai 1944.

Ce gigantesque rassemblement de troupes, de véhicules et de navires en Angleterre ne passe pas inaperçu et les Alliés le savent très bien. Les Allemands, qui comprennent rapidement qu'une vaste opération amphibie est en préparation, décident d'augmenter les effectifs des agents de renseignement positionnés en Angleterre.

Les Alliés, qui s'attendaient à ce genre de situation, ont préparé l'Opération Fortitude, chargée de désinformer les services de renseignement allemands. Ainsi, une véritable "armée fantôme" va voir le jour en Angleterre, dotée de véhicules blindés gonflables et de canons en bois. Ces unités factices sont positionnées en masse en face du Pas-de-Calais, dans la région de Douvres. Les avions de reconnaissance allemands vont observer et photographier cette armée de leurres en pensant qu'il s'agit d'unités aux ordres du redouté général Patton, fin prêtes à débarquer dans le Pas-de-Calais.

Aussitôt, la XVème armée allemande, stationnée dans le Pas-de-Calais, est mise en alerte. Les Alliés sont désormais passés maîtres dans le domaine du renseignement et protègent ainsi parfaitement le bon déroulement des préparatifs du Débarquement de Normandie : le succès de l'Opération Fortitude est total.

Résistance Française

Pour que ce débarquement en Normandie soit une réussite complète, les Alliés demandent aux réseaux de la Résistance française de participer à la préparation de cette opération qui porte désormais le nom d'Opération Overlord.

Les alertes sont envoyées aux résistants par l'intermédiaire de la radio : la BBC, lors de son émission Française, émettait des messages codés qui avaient tous leur signification et leurs destinataires. Ainsi, cinq jours avant le 6 juin 1944, Jour J, les auditeurs de l'émission Française de la BBC peuvent entendre les trois premiers vers du poème "Chant d'Automne" de Verlaine ("Les sanglots longs - Des Violons - De l'automne...").

La signification de ce message est la suivante : le débarquement aura lieu au cours de cette semaine et une fois les trois prochains vers de ce poème émis ("Blessent mon coeur - D'une langueur - Monotone..."), l'offensive commencera dans les 48 heures. Ces messages, très nombreux, annoncent le début d'opérations de sabotage : les résistants détruisent alors des chemins de fer, des lignes téléphoniques et installent des mines antichars sur les routes. Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, près de 1000 actions de sabotage seront effectuées par la Résistance française.

L'organisation Todt

Une fois la France envahie, les forces allemandes se sont concentrées sur le front Est, face aux Russes, laissant quelques dizaines de divisions en stationnement sur les côtes à l'Ouest. Cependant, les officiers allemands s'attendent à un débarquement justement à l'Ouest qui viendrait attirer les divisions de l'Est pour désengager le front Russe.

Pour prévenir tout débarquement, les Allemands font appel à l'Organisation Todt, une entreprise militaire spécialisée dans les constructions à vocation militaires, comme des casemates, des routes empruntées par des blindées, etc. Et dés 1941, des travaux commencent face à l'Angleterre, une fois la tentative d'invasion allemande d'Hitler annulée. Des fortifications en béton armé sont construites de la Norvège au Pays-Basque Espagnol et en Méditerranée, accompagnées de champs de mines, de milliers de kilomètres de barbelés, de nids de mitrailleuses et de lance-flammes, de défenses de plages, de fossés anti-chars...

Images : Défenses de plages sur les côtes normandes (photo prise d'un appareil de reconnaissance Allié) Défenses de plages sur les côtes normandes (photo prise d'un appareil de reconnaissance Allié).

Cette fortification, très vite appellée le "Mur de l'Atlantique", se renforce dans des zones "sensibles", face à l'Angleterre par exemple, au Pas-de-Calais, où un débarquement est plus que probable selon les généraux allemands. Des batteries côtières armées de canons de fort calibre sont construites à des endroits clés des côtes, pour protéger un port ou un estuaire.

Images : Un canon Allemand de fort calibre pointé vers le large Un canon allemand de fort calibre pointé vers le large.

En août 1942, les Alliés organisent un raid "test" à Dieppe qui échoue, face aux fortifications allemandes, fautes de renforts. Les officiers de l'Etat-Major allemand prennent conscience du risque majeur de dégarnir les côtes du Nord-Ouest de l'Europe : ils font stationner la XVème Armée dans le Pas-de-Calais, forte de 150000 hommes.

Images : Les "Asperges de Rommel", poutres de bois devant éventrer les engins de débarquement Les "Asperges de Rommel", poutres de bois devant éventrer les engins de débarquement.

Le Général Rommel

Depuis janvier 1944, Rommel (surnommé " le renard du désert " en raison de ses victoires en Afrique du Nord) est nerveux. Sous les ordres de von Rundstedt, il est responsable d'un secteur difficile : la côte normande, face aux côtes de l'Angleterre.

Images :  Un guetteur Allemand regarde avec ses jumelles vers le large

Un guetteur allemand regarde avec ses jumelles vers le large.

Il estime que le dispositif de défense de son secteur n'est pas suffisant : il décide alors de faire innonder les prairies pour empêcher l'arrivée de parachutistes, il fait planter des pieux le plus souvent minés sur les plages de Normandie, destinés à prévenir l'atterrissage de planeurs (on retrouve ce même dispositif à l'intérieur des terres) et l'accostage de péniches de débarquement. Son expérience des combats d'Afrique du Nord lui est bénéfique et il sait que si les Alliés parviennent à débarquer sur les côtes contrôlées par les Allemands, il n'est pas pensable de pouvoir les rejeter à la mer plus tard.

Images : Tobrouk Allemand armé de deux mitrailleuses MG 42 Tobrouk allemand armé de deux mitrailleuses MG 42.

 
Images : Un pieux miné, destiné à empêcher tout débarquement aérien ou naval Un pieu miné, destiné à empêcher tout débarquement aérien ou naval.

Ainsi les travaux se multiplient principalement sur les côtes de la France du Nord et jusqu'en Hollande. Mais l'Allemagne est encore en guerre en Russie et en Italie : ces deux fronts demandent une très importante quantité de matières premières et de matériel militaire divers.

L'organisation Todt lance plusieurs opérations de ratissage dans toute l'Europe pour récupérer le maximum de matériel qui peut lui être utile lors de la confection de ce gigantesque "Mur de l'Atlantique".

Images : Défenses de plages dénommées "Hérissons Tchèques". Leur rôle est de détruire les engins de débarquement Défenses de plages dénommées "Hérissons Tchèques". Leur rôle est de détruire les engins de débarquement.

En Normandie, et comme ailleurs, les Allemands ont construit des batteries d'artillerie côtière puissamment armées et protégées par des points d'appui. Entre Barfleur et Le Havre, on dénombre pas moins de six batteries : celles de Merville, de Longues-sur-Mer, de la Pointe du Hoc, de Maisy, d'Azeville et de Saint-Marcouf. Elles sont capables de tirer jusqu'à 30 kilomètres et inquiètent fortement les Alliés.

Images : Un blockhaus Allemand camouflé en maison Normande pour tromper les aviateurs Alliés Un blockhaus allemand camouflé en maison Normande pour tromper les aviateurs Alliés.

Des yeux et des oreilles

Le Mur de l'Atlantique n'est pas seulement composé de blockaus et de champs de mines. De très nombreuses stations radar sont placées sur tout le littoral de la Norvège à l'Espagne, ainsi que des stations d'écoute. On peut trouver, entre Cherbourg, Vire et Le Havre : 1 radar d'identification, 2 radars de type "Freya" 5 radars de veille côtière à longue portée, 7 radars de veille côtière et 14 radars géants de type "Wurzburg". Souvent, ces radars sont couplés à de redoutables canons antiaériens, le plus souvant des canons de 88.

Images :  Réseau de tranchées menant au bunker de combat au-dessus de la plage Réseau de tranchées menant au bunker de combat au-dessus de la plage.

Pour contre-attaquer en cas de débarquement en Normandie, les forces militaires allemandes disposent de trois divisions blindées et un régiment de parachutiste, en plus des divisions d'infanterie classiques disposées le long du littoral.
Ces dernières sont en général composées d'unités retirées du front Est et placées en Normandie pour que les soldats qui les composent puissent se reposer.

Images :  Un canon Allemand de 50 mm monté sur tobrouk à proximité du point d'appui de la Batterie de Merville Un canon allemand de 50 mm monté sur tobrouk à proximité du point d'appui de la Batterie de Merville.

Ces allemands qui sont en Normandie vivent au rythme des bombardements Alliés qui, régulièrement, touchent des objectifs côtiers et leur rappelle que la guerre n'est pas terminée.
Il semble pourtant clair que les Alliés vont tenter d'ouvrir un front à l'Ouest. Mais où et quand ?

Préparations de l'Opération Neptune

Les officiers de la Marine Alliée reçoivent, le 10 avril 1944, la confirmation d'un débarquement au Nord de la France et plus précisemment sur les côtes de Basse-Normandie. Cette opération, nom de code Neptune, sera supervisée par le commandant en chef de la flotte Alliée : l'Amiral Bertram Ramsay.

Image : Une partie de l'armada Alliée dans un des ports de l'Angleterre Une partie de l'armada Alliée dans un des ports de l'Angleterre.

Dans un premier temps, quatre secteurs de plages sont choisis, situés en les rivières Rives et Ornes dans la région Calvados et désignés par un nom de code spécifique : Omaha, secteur américain, Gold, Juno et Sword, secteurs Anglo-franco-canadiens.

Mais très rapidement, le Général Anglais Bernard Montgomery informe le Haut-Commandemant Allié que la capture de Cherbourg est une prioritée pour le bon déroulement de cette opération, sachant qu'il est le port en eau profonde le plus proche de ces quatre plages d'invasion. Il souhaite voir la création d'une cinquième plage de débarquement, située à l'Ouest d'Omaha, directement au Sud de Cherbourg, dans la région du Cotentin : c'est la naissance du secteur de plage Utah, qui sera américain.

Image : L'embarquement de soldats Américains sur les navires de transport Alliés L'embarquement de soldats américains sur les navires de transport Alliés.

Toutes les forces de débarquement seront désignées comme appartenant au 21ème Corps d'Armée et seront incluses dans la 1ère Armée américaine et la 2ème Armée Britannique. C'est le Général Montgomery qui se porte à sa tête.

Composition de l'Armada

Au total, la flotte se compose de cinq grandes forces, une pour chaque plage. 8 à 16 convois distincts composent à leur tour les cinq principaux. L'ensemble de ces forces représentent plus de 5300 embarcations de tout types additionnées à 4000 embarcations relais entre le rivage et les navires au large. Cette flotte est basée principalement dans cinq ports d'Angleterre.

Image : Un "Landing Craft Tanks", transportant des blindés et des hommes, se dirige vers le large Un "Landing Craft Tanks", transportant des blindés et des hommes, se dirige vers le large.

C'est l'Amiral Kirk qui dirige le secteur américain : Force U (pour Utah) positionnée à Plymouth, et Force O (pour Omaha) positionnée à Portland. Quand au secteur Anglo-franco-canadien, c'est l'Amiral Vian qui les dirige : Force S (pour Sword) positionnée à Portsmouth, Force G (pour Gold) positionnée à Southampton, et la Force J (pour Juno) positionnée à l'île de Wight.

 
 
Image : Sur le pont de ce navire de transport, les soldats Alliés se divertissent pendant la traversée Sur le pont de ce navire de transport, les soldats Alliés se divertissent pendant la traversée.

Des forces supplémentaires d'appui (Forces B et L) sont basés près de Falmouth et de Nore et 12 dragueurs de mines doivent ouvrir les chenaux vers la côte française en avant des péniches de débarquement.

Les navires de la flotte Alliée mouillant dans des ports différents ne réalisent pas la même distance les séparant des plages Normandes. Il est alors prévu que les divers convois navals mis en mouvement à des heures différentes en fonction du trajet à parcourir passeront par une large zone de rassemblement nommée "Z" et dite "Picadilly Circus", au Sud des côtes Anglaises, plus précisemment à 30 km au Sud-Est de l'île de Wight, et se dirigeront vers leurs plages respectives par 5 chenaux ouverts au préalable par les dragueurs de mines.

Image : Une maquette de LCA (pour Landing Craft Assault), un engin utilisé pour le débarquement de 30 soldats environs

Une maquette de LCA (pour Landing Craft Assault), un engin utilisé pour le débarquement de 30 soldats environ.

Pour préparer le terrain aux hommes par un bombardement massif et pour défendre les péniches de débarquement des attaques allemandes, l'Armada Alliée comporte 325 vaisseaux de guerre, dont 101 destroyers. L'appui naval est fourni par 6 cuirassés, 2 monitors, 22 croiseurs et 93 contre-torpilleurs.

Image : Un LCF chargé de la protection des convois Un LCF chargé de la protection des convois.

Bien que cette flotte Alliée est essentiellement formée de navires américains et Britanniques, on trouve également des bâtiments Français, Polonais, Norvégiens, Grecs, Danois et Hollandais.

La traversée de la Manche

Alors que les préparatifs du Débarquement se terminent et que déjà de nombreux soldats Alliées sont postés dans des navires Alliés, attendant le départ vers la Normandie, une tempête se forme en Manche, dès le samedi 3 juin 1944.

Image : Un des convois Britanniques traverse la Manche Un des convois Britanniques traverse la Manche.

Traversée de la Manche (suite)

Eisenhower décide, en raison d'une amélioration du temps prévue par la météo, le dimanche 4 juin à 04h15 : "Overlord aura lieu demain, 5 juin".

Eisenhower fixe la date du Débarquement, le "Jour J", au lundi 5 juin 1944, car les conditions de marées et de pleine Lune sont favorables. En effet, les marins Alliées reçoivent l'ordre de débarquer les fantassins sur les plages par marée basse afin de ne pas envoyer de péniches contre les fortifications de plages du "Mur de l'Atlantique". Les facteurs Lune et marée sont liés, mais ils ne sont que très rarement favorables en même temps.
C'est pourquoi si la date du 5 juin ou du 6 juin doit être annulée, les météorologues militaires pensent qu'un phénomène identique ne se reproduiera qu'en septembre 1944, soit quatre mois plus tard. Les Alliés ne peuvent se permettre un tel retard, certainement favorable aux forces de l'Axe.

Et c'est à l'aube du 4 juin que la flotte d'invasion se met en route. Mais elle est rappelée au bout de quelques heures, le temps étant devenu exécrable. Les hommes doivent attendre encore 24 heures ; quant aux troupes d'assaut, qui étaient déjà dans leurs embarcations depuis 5 jours, ce n'est plus pour elles qu'un petit délai supplémentaire.

Image : Le 4 juin, l'ordre du retour aux bases est donné par les avions Alliés au moyen de signaux lumineux Le 4 juin, l'ordre du retour aux bases est donné par les avions Alliés au moyen de signaux lumineux.

Pour le Chef Suprême des Armées Alliées, l'heure est tragique : s'il repousse à septembre 1944 le débarquement, qui sait si le secret de toute l'Opération Overlord ne sera pas découvert ? Et qui sait quel sera l'impact militaire si 1500000 soldats américains et 1750000 soldats du Commonwealth, auxquels viennent se rajouter 40000 unités provenant des pays occupés par les forces de l'Axe doivent rester bloqués sur le sol Britannique, sans compter tout le matériel de guerre ?

Mais le Général américain Dwight Eisenhower ne maîtrise pas la météorologie : la tempête l'empêche d'ordonner le départ avec assurance.

Image : Un bombardier moyen Américain B-26 survole l'armada Alliée Un bombardier moyen américain B-26 survole l'armada Alliée.

Pourtant, prenant toute la responsabilité de l'affaire, il décide que le Débarquement de Normandie commencera le surlendemain, le mardi 6 juin 1944 et prononce la célèbre phrase ; "O.k., let's go !" ("O.k., on y va !"). Le lendemain, à l'aube du 5 juin 1944, la flotte d'invasion reprend la direction de la Normandie et cette fois pour de bon.

Image : Les dragueurs Alliés détruisent en Manche une mine située à proximité du passage des convois Les dragueurs Alliés détruisent en Manche une mine située à proximité du passage des convois.

La force U (Utah), grosse de 1000 bateaux portant 30000 hommes et 3500 véhicules arrive la première et est, à 2 heures du matin le 6 juin 1944, à 15 km au large de son objectif, la plage de Saint-Martin-de-Vareville. Lors de la traversée, les premiers bâtiments englobent l'immense armada d'un rideau de fumée qui doit la protéger des sous-marins et des vedettes U-Boot allemandes.

Pourtant, les officiers allemands de l'Etat-Major ignorent toujours la présence de cette armada en Manche.

Protection des convois

Pendant la traversée, les ordres donnés aux officiers commandant les navires de guerre sont clairs : ils doivent ouvrir le feu sur tous les avions survolant à basse altitude la flotte, qu'ils soient amis ou ennemis. Les pilotes Alliés étant prévenus, ne pouvant pas descendre en deça d'une certaine altitude.
Pour protéger les différents bâtiments de l'armada Alliée de toute attaque aérienne à basse altitude, la plupart des navires qui possèdent un fort tonnage disposent d'un ballon volant à plusieurs dizaines de mètres de hauteur au-dessus de leur structure. Ce ballon est relié au navire par un cable en acier. Ce n'est pas le ballon qui va empêcher les attaques aériennes mais plutôt le cable d'acier qui risque de couper les ailes des avions volant à basse altitude pour attaquer l'armada.

Image : Sur cette photographie il est possible de distinguer les ballons captifs visant à protéger les navires Alliés Sur cette photographie il est possible de distinguer les ballons captifs visant à protéger les navires Alliés.

Un large nuage de fumée servant à camoufler l'armada dans une brume artificielle est envoyé à l'avant de la flotte Alliée par des vedettes.

Mais au large du Havre, 4 U-Boot surgissent du nuage de brouillard artificiel et tombent nez-à-nez avec la flotte Alliée et le convoi de la Force S (Sword) : immédiatement, ils envoyent leurs torpillent et effectuent un demi-tour très rapide, puis disparaissent dans le nuage de protection. Un navire de guerre Norvégien, le Svenner, est touché et sombre. Les survivants sont récupérés par les navires environnants. C'est l'incident majeur de la traversée.

Image : L'USS Thompson, qui doit ouvrir le feu le 6 juin 1944 sur les positions Allemandes d'Omaha L'USS Thompson, qui doit ouvrir le feu le 6 juin 1944 sur les positions allemandes d'Omaha.

Les bombardements

Pendant ce temps, 3460 avions bombardiers lourds et 1650 bombardiers légers et moyens Alliés larguent des centaines de tonnes de bombes sur la côte normande, visant les batteries et les fortifications du Mur de l'Atlantique.

A 5 heures 30 du matin, alors que le jour se lèvera 28 minutes plus tard, les 200 bâtiments de guerre Alliés dirigent leurs canons vers leurs objectifs en Normandie, situés entre Barfleur et le Havre, et ouvrent le feu. Le spectacle est terrifiant, le rivage s'embrase et les soldats Alliés qui gagnent les péniches de débarquement arrivent difficilement à respirer : le stress serre leur estomac et les obus des canons, qui survolent à quelques mètres au-dessus des barges les têtes des soldats, créent de tels appels d'air qu'il devient difficile de respirer.

Les barges se dirigent vers les cinq plages de débarquement, pendant que le bombardement naval se poursuit, jusqu'au moment du débarquement. Certaines péniches de débarquement sont équipées de lance-fusées afin de bombarder les positions allemandes jusqu'à l'instant où le premier soldat Allié pose le pied sur la plage de Normandie qu'il vient libérer.

Image : Ces soldats Américains rejoignent la barge qui va les mener au rivage Normand Ces soldats américains rejoignent la barge qui va les mener au rivage Normand.

 
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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 17:08
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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 17:02
Les temples représentaient les maisons des dieux : c'est là qu'on faisait des offrandes pour les amadouer ou les remercier (nourriture, objets précieux...). Il y avait géneralement un autel devant chacun des ces édifices : ils servaient aux sacrifices de boeufs ou de taureaux. On en tuait parfois jusqu'à cent : cela s'appelait une hécatombe ("hecaton" signifiant en grec "cent").

Généralités

La construction d'un temple grec répondait à des critères bien précis. Les frises pouvaient représenter plusieurs choses : cela dépendait du dieu ou de l'évènement célébré en cet endroit. Il existait plusieurs types de temples, qui portaient des noms différents selon leur nombre de colonnes, leur disposition...

Les temples aptères (sans colonnes latérales) :

Temple in antis

Temple in antis.
Il n'y a qu'une seule partie, le naos.



Temple prostyle

Temple prostyle.



      Temple amphiprostyle

Temple amphiprostyle.



Le temple périptère (avec des colonnes sur le côté) :

Temple peristyle

Temple péristyle.
Il possède un nombre impair de colonnes sur le côté et un nombre pair en facade. L'intérieur peut également se composer de plusieurs parties (c'est le cas du Parthénon d'Athènes).


Les styles

Il a existé six styles architecturaux ; trois étaient d'inspiration romaine (les ordres toscan, dorique romain et composite). Ceux qui nous intéressent ici sont grecs :


Le style dorique

Premier style chronologiquement, il a été utilisé longtemps, jusqu'à la période hellénistique. Il est d'apparence assez simple. Les colonnes des temples doriques n'avaient pas de bases ; elles possédaient de seize à vingts cannelures ("traits" verticaux de la colonne) : leurs arêtes étaient vives. Elles avaient 16 rayons (divisions horizontales). On peut facilement reconnaître ce style grâce au chapiteau.

Chapiteau dorique

Chapiteau de type dorique.


Le style ionique

Ce style, peu utilisé pendant l'antiquité, a toutefois été repris pour des monuments modernes (tel le musée archeologique national d'Athènes). Les colonnes possédaient 24 cannelures, 18 rayons et avaient des bases. Leurs arêtes étaient à méplat.

Chapiteau ionique

Chapiteau de type
ionique..


Le style corinthien

Souvent utilisé par la civilisation romaine, ce style se remarque surtout par la forme de son chapiteau. Une colonne a 24 cannelures et 18 rayons, mais pas de base.

Chapiteau corinthien

Chapiteau de type
corinthien.

Quelques définitions

Acanthe : un chapiteau corinthien représente les feuilles de cette plante.

Acrotère : socle placé sur le fronton et destiné à soutenir des petites statuettes.

Adyton : salle souterraine du temple.

Cella : autre nom du naos.

Colonne : voir la page "les différentes parties d'un temple".

Degré : voir la page "les différentes parties d'un temple".

Entablement : voir la page "les différentes parties d'un temple".

Frise : élément décoratif d'un temple. Voir la page "les différentes parties d'un temple".

Hexastyle : se dit d'un temple qui a six colonnes en facade.

Naos : partie principale d'un temple.

Opisthodome : partie située derrière le naos.

Orientation : l'entrée d'un temple se trouve à l'est, la sortie à l'ouest.

Péristyle : colonnade entourant un bâtiment, une cour...

Pronaos : partie située devant le naos.

Tetrastyle : se dit d'un temple qui a quatre colonnes en facade.

Volute : élément représenté sur un chapiteau de style ionique.

.
fronton et destiné à soutenir des petites statuettes. salle souterraine du temple. autre nom du naos. voir la page "les différentes parties d'un temple". voir la page "les différentes parties d'un temple". voir la page "les différentes parties d'un temple". élément décoratif d'un temple. Voir la page "les différentes parties d'un temple". se dit d'un temple qui a six colonnes en facade. partie principale d'un temple. partie située derrière le naos. l'entrée d'un temple se trouve à l'est, la sortie à l'ouest. colonnade entourant un bâtiment, une cour... partie située devant le naos. se dit d'un temple qui a quatre colonnes en facade. élément représenté sur un chapiteau de style ionique.

(avec des colonnes sur le côté) : fronton et destiné à soutenir des petites statuettes. salle souterraine du temple. autre nom du naos. voir la page "les différentes parties d'un temple". voir la page "les différentes parties d'un temple". voir la page "les différentes parties d'un temple". élément décoratif d'un temple. Voir la page "les différentes parties d'un temple". se dit d'un temple qui a six colonnes en facade. partie principale d'un temple. partie située derrière le naos. l'entrée d'un temple se trouve à l'est, la sortie à l'ouest. colonnade entourant un bâtiment, une cour... partie située devant le naos. se dit d'un temple qui a quatre colonnes en facade. élément représenté sur un chapiteau de style ionique.

 

(avec des colonnes sur le côté) : fronton et destiné à soutenir des petites statuettes. salle souterraine du temple. autre nom du naos. voir la page "les différentes parties d'un temple". voir la page "les différentes parties d'un temple". voir la page "les différentes parties d'un temple". élément décoratif d'un temple. Voir la page "les différentes parties d'un temple". se dit d'un temple qui a six colonnes en facade. partie principale d'un temple. partie située derrière le naos. l'entrée d'un temple se trouve à l'est, la sortie à l'ouest. colonnade entourant un bâtiment, une cour... partie située devant le naos. se dit d'un temple qui a quatre colonnes en facade. élément représenté sur un chapiteau de style ionique.

 

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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 16:48

En histoire européenne, l'Antiquité désigne la période des civilisations de l'écriture autour de la Méditerranée, après la Préhistoire, avant le Moyen Âge. Traditionnellement, l'antiquité est commencée au IVe millénaire av. J.-C. (-3500, -3000) avec l'écriture, et terminée durant les grandes migrations eurasiennes autour du Ve siècle (300 à 600). La date symbolique est relative à une civilisation ou une nation, la déposition du dernier empereur romain d'Occident en 476 est un repère conventionnel pour l'Europe occidentale, mais d'autres bornes peuvent être significatives de la fin du monde antique.

Dans une approche européocentriste, l'Antiquité est souvent réduite à l'Antiquité greco-romaine.

La plus ancienne civilisation antique connue serait celle de Sumer qui inventa l'écriture dite cunéiforme, à base de pictogrammes pointus, dus à la forme biseautée du calame, vers -3500.

L'écriture hiéroglyphique est attestée dès la fin du IVe millénaire av. J.-C.

La fin de l'histoire égyptienne antique varie en fonction du point de vue adopté. Elle s'achève :

  • d'un point de vue ethnologique, à la mort du dernier pharaon autochtone, Nectanébo II en -343 et l'antiquité égyptienne se confond alors avec celle du monde hellénistique;
  • d'un point de vue politique, à la mort du dernier souverain autonome, Ptolémée XV Césarion en -30 et l'antiquité égyptienne se confond alors avec celle du monde romain;
  • d'un point de vue culturel, lors de la conversion du dernier temple égyptien en église copte, le temple d'Isis à Philae en 535 (fermeture en 551).

    En Europe, l'Antiquité commence avec la civilisation minoenne, en Crète entre -2000 et -1400. Cette dernière inventa l'écriture linéaire A, puis un dérivé, le linéaire B, premières formes d'écriture attestées sur le continent qui servaient à écrire une forme archaïque du grec ancien. Plus tard, les écritures dérivées de l'alphabet grec (inspiré de l'alphabet phénicien) s'imposent sur la totalité du continent (alphabets étrusque, latin, cyrillique et glagolitique, gotique, etc.).

    La fin de l'Antiquité – dont les civilisations de référence pour l'Europe sont la Grèce antique et la Rome antique – est traditionnellement fixée à la chute de l'Empire romain d'Occident, en 476. La période des invasions barbares (voir Antiquité tardive) est donc à la charnière de l'Antiquité et de la période suivante : le Moyen Âge.

    En raison de la permanence des grands traits de l'Antiquité tardive (civilisation du Bas Empire romain) au-delà de l'événement politique constitué par la déposition du dernier empereur romain Romulus Augustule, l'historien médiéviste Jacques Le Goff a par exemple proposé d'étendre l'Antiquité tardive jusqu'au Xe siècle. À l'inverse, d'autres historiens du Moyen Âge font commencer leur période dès le début du Ve siècle, voire dès le IVe siècle avec comme critères principaux l'essor du christianisme et la barbarisation de l'armée romaine.

    La discipline qui étudie les civilisations antiques est l'Histoire ancienne. La discipline qui étudie les civilisations protohistoriques est la Protohistoire.

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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 18:05

1939



- 1er septembre 1939: Les forces de l'Axe envahissent la Pologne.
- 3 septembre 1939: La France et Grande-Bretagne entrent en guerre avec l'Allemagne.
- 19 septembre 1939: Fin de la campagne de Pologne.
- 19 octobre 1939: Signature d'un pacte d'assistance mutuelle entre la France, la Grande-Bretagne et la Turquie.
- 27 octobre 1939: La Belgique proclame sa neutralité.
- 15 novembre 1939: Débarquements japonais en Chine.
- 30 novembre 1939: L'armée soviétique attaque la Finlande.
- 19 décembre 1939: Le cuirassé de poche "Admiral Graf von Spee" se saborde, après avoir été poursuivi par la marine anglaise pendant 80 jours.
- 29 décembre 1939: Les Finlandais chassent les Russes de Finlande.



1940



-15 février 1940: L'Allemagne déclare que tous les navires marchands britanniques seront désormais considérés comme bâtiments de guerre.
- 9 avril 1940: Les troupes allemandes commencent à occuper le Danemark et la Norvège.
- 10 mai 1940: L'Allemagne attaque la Belgique, les Pays-Bas et la France.
- 27 mai 1940: Evacuation du corps expéditionnaire britannique à Dunkerque
- 11 juin 1940:
Entrée en guerre de l'Italie, contre l'Angleterre et la France.
premieres batailles en Afrique.
- 13 juin1940: Le premier cargo transportant des armes en Angleterre quitte les Etats-Unis.
- 14 juin 1940: Paris est occupé par les Allemands.
- 15 juin 1940: La RAF bombarde l'Italie.
- 17 juin 1940: L'Italie attaque sur la frontière française.
- 22 juin 1940: L'Allemagne et la France signent l'armistice.
- 24 juin 1940: Armistice entre la France et l'Italie.
- 6 juillet 1940: Hitler propose la paix à l'Angleterre et lui offre sa collaboration pour le partage du monde.
- 11 juillet 1940: Formation du premier gouvernement de Vichy.
- 12 août 1940: Début de la bataille d'Angleterre. L'aviation Allemande bombarde 6 importantes stations radar du sud de l'Angleterre.
- 25 août 1940: Des avions allemands larguent leurs bombes sur Londres.
- 26 août 1940: Par représaille, la RAF bombarde Berlin.
- 27 septembre 1940: Formation du Pacte tripartite, qui lie l'Allemagne, l'Italie et le Japon.
- 16 octobre 1940: Création du ghetto de Varsovie.
- 28 octobre 1940: L'Italie attaque la Grèce.
- 4 novembre 1940: Les Grecs contre-attaquent.
- 8 novembre 1940: Le commandement italien donne l'ordre de retraite pour ses troupes en Grèce.
- 20 novembre 1940: La Hongrie adhère au Pacte tripartite.
- 23 novembre 1940: La Roumanie adhère au Pacte tripartite.
- 24 novembre 1940: La Slovaquie adhère au Pacte tripartite.



1941



- 12 février 1941: Le général Erwin Rommel arrive en avion à Tripoli, en Afrique du Nord.
- 14 février 1941: Les premiers éléments de l'Afrikakorps débarquent à Tripoli.
- 1 mars 1941: La Bulgarie adhère au Pacte tripartite.
- 4 mars 1941: Le premier convoi britannique de troupes et de matériel destinés à la Grèce quitte le port d'Alexandrie.
- 7 mars1941: Les premiers éléments du corps expéditionnaire britannique en Grèce débarquent au Pirée et à Volos.
- 25 mars 1941: La Yougoslavie adhère au pacte tripartite, mais la population se révolte et la gouvernement est renversé.
- 6 avril 1941: L'Allemagne attaque la Yougoslavie et déclare la guerre à la Grèce. L'Italie déclare la guerre à la Yougoslavie.
- 17 avril 1941: La Yougoslavie signe l'acte de rédition.
- 23 avril 1941: Capitulation grecque.
- 18 mai 1941: Le cuirassé allemand "Bismarck" sort du port de Gdynia, sur la mer Baltique.
- 20 mai 1941: L'Allemagne attaque la Crète. 
- 24 mai 1941: Le Bismarck coule le croiseur lourd "Hood", et endommage le croiseur lourd "Prince of Wales".
- 27 mai 1941: Le Bismarck est coulé par plusieurs navires anglais.
- 1 juin 1941: Fin de la campagne de Crète.
- 22 juin 1941: Hitler déclenche l'opération "Barberousse" contre l'URSS. L'Italie et la Roumanie déclarent la guerre à l'URSS.
- 24 juin 1941: La Slovaquie déclare la guerre à l'Union Soviétique.
- 26 juin 1941: La Filande déclare la guerre à la Russie.
- 27 juin 1941: La Hongrie déclare la guerre à l'URSS.
- 28 juin 1941: L'Albanie déclare la guerre à l'Union Soviétique.
- 30 juin 1941: Les Allemands suspendent la bataille d'Angleterre.
- 12 juillet 1941: La Luftwaffe bombarde pour la première fois Moscou.
- 11 août 1941: Les Russes mettent en ligne l'exellent char "Klim Vorochilov" de 55.000 kg.
- 14 août 1941: Charte de l'Atlantique.
- 4 septembre 1941: Début du siège de Léningrad.
- 24 septembre 1941: L'Australie, la Belgique, le Canada, la Tchécoslovaquie, la France, la Grande-Bretagne, la Grèce, le Luxembourg, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, la Pologne, la Yougoslavie, l'Afrique du Sud et l'URSS adhèrent à la Charte de l'Atlantique.
- 12 pctobre 1941: Les Allemands s'emparent de Kalouga, un important noeud ferroviaire de la ligne Moscou-Kiev. Ils sont en train de réduire les poches de Viazma et de Briansk, où le gros des forces de Timochenko sera anéanti (+/- 600.000 prisonniers).
- 15 octobre 1941: En Pologne, une ordonnance établit la peine de mort pour les juifs surpris hors des ghettos.
- 16 octobre 1941: Puissant raid de la RAF sur Naples.
- 16 octobre 1941: En France, Pétain condamne Blum, Daladier et Gamelin à la détention perpétuelle.
- 17 octobre 1941: Les poches de Viazma et de Briansk sont totalement réduites.
- 20 octobre 1941: Les Russes ont déjà perdu 1.500.000 km² de leur territoire et 65.000.000 d'habitants. D'après les Allemands, ils auraient aussi perdu 3.200.000 prisonniers, 19.000 chars, 28.000 pièces d'artillerie et 14.600 avions.
- 21 octobre 1941: Nouveau raid anglais sur Naples.
- 24 octobre 1941: Russie: Les Allemands prennent Kharkov.
- 25 octobre 1941: La première offensive allemande contre Moscou est stoppée.
- 28 octobre 1941: Ultime tentative allemande contre Moscou. La boue et la résistance russe les paralysent.
- 30 octobre 1941: Début du siège de Sébastopol. Il durera 8 mois.
- 31 octobre 1941: En une seule journée, la Luftwaffe fais 45 sorties sur Moscou.
- 3 novembre 1941: Les allemands s'emparent de Koursk.
- 18 novembre 1941: Les Anglais déclenchent l'opération "CRUSADER" contre les forces italo-allmandes qui encerclent Tobrouk.
- 4 décembre 1941: Rommel lance en vain une ultime offensive contre Tobrouk.
- 5 décembre 1941: La Grande-Bretagne déclare la guerre à la Finlande, à la Hongrie et à la Roumanie.
- 7 décembre 1941: Sans déclaration de guerre, à 7h55, des avions japonais attaquent par surprise la grande base aéronavale américaine de Pearl Harbor, dans le Pacifique. Ils coulent ou endomagent gravement 8 cuirassés, 3 croiseurs, 3 destroyers, 2 navires auxiliaires, 1 mouilleur de mines et 1 bateau-cible. 188 avions sont détruits ou endommagés au sol. Il y aura 2.729 morts et 656 blessés. 
- 8 décembre 1941: Les USA et la Grande-Bretagne déclarent officiellement la guerre au Japon.
- 8 décembre 1941: Les Japonais bombardent Luçon, aux Philippines. Les américains perdent 86 avions contre 7 avions japonais.
- 8 décembre 1941: Les Japonais débarquent en Malaisie.
- 10 décembre 1941: Les Japonais coulent le Prince of Wales.
- 10 décembre 1941: Les Japonais débarquent au nord de Luçon.
- 10 décembre 1941: Les anglais libèrent la garnison de Tobrouk.
- 11 décembre 1941: Mussolini et Hitler déclarent le guerre aux USA.
- 12 décembre 1941: Tous les bateaux français qui se trouvent aux USA sont réquisitionnés par Washinton.
- 14 décembre 1941: Les Japonais signent un traité d'alliance avec la Thailande.
- 19 décembre 1941: Hitler prend personnellement le commandement de la Whermacht.
- 30 décembre 1941: En Pologne, les Allemands créent le premier camp d'extermination par les gaz.



1942



- 1er janvier 1942: A Washington, les représentants de 26 pays signent la Déclaration des Nations Unies, qui réaffirme les principes définis par la Charte de l'Atlantique du 14 août 1941. Ce document est signé par +/- 25 pays, dont la Belgique.
- 2 janvier 1942: L'aviation britannique bombarde Naples et provoque de graves domages matériels.
- 3 janvier 1942: Les Japonais débarquent à Bornéo sans rencontrer d'opposition.
- 4 janvier 1942: Tchang Kaï-check est nommé commandant de toutes les troupes alliées opérant en Chine.



1944



L'année 1943 a déjà décidé du cours de la guerre. L'initiative est passée aux Alliés, en Europe comme dans le Pacifique. Les affaires vont mal pour les 2 survivants du Pacte tripartite: au front, les généraux s'en rendent compte (feu l'amiral Yamamoto l'avait même prévu: "Pendant 6 mois, nous seront invincibles, mais après..."). Hitler croit dans les armes secrètes à venir et dans les miracles annoncés par les astrologues dont il aime s'entourer. Mais la réalité est bien différente des illusions du fanatisme. Les Russes, une fois surmontée la crise de la première année de guerre, sont de plus en plus forts; les usines produisent à un rythme fébrile. Quand à l'Amérique, elle fait sentir massivement le poids de son inépuisable potentiel industriel. En 1943, elle a produit 85.000 avions (47.000 en 1942...); depuis le début de 1942, ses usines et ses chantiers ont sorti 148.000 chars, 1.200.000 véhicules, 42.000 bouches a feu de tout calibre, 27 millions de tonnes de navires marchands et militaires. Les USA sont l'arsenal du monde libre. L'URSS a reçu des USA: 7.000 avions, 3.500 chars, 195.000 véhicules, 5.000.000 paires de bottes, des produits chimiques, des locomotives, etc.
Mais ils ne sont pas les seuls: la Grande-Bretagne a reçu l'équivalent de 6.000.000.000 de dollars, et 3.500.000.000 de dollars sont allés à d'autres pays.
Qui pourrait espérer l'emporter sur un semblable géant??? Sans compter les ressources humaines et matérielles de l'URSS, et le potentiel réuni de la Grande-Bretagne et du Commonwealth, sans oublier les colonnies africaines, les pays comme la France, la Belgique, la Grèce, ... qui continuent la lutte.


- 1er janvier 1944: En Nouvelle Irlande, des avions venant du Task Group de porte-avions du contre-amiral F.C. Sherman attaquent avec succès un convoi japonais, escorté de croiseurs et de contre-torpilleurs, au large de la base ennemie de Kavieng.
- 1er janvier 1944: Le général Stilwell crée le commandement opérationnel de la "Force Zèbre", une division chinoise entrainée et armée par les Américains.
- 3 janvier 1944: La France reconnait l'indépendance de la Syrie et du Liban.
- 3 janvier 1944: Front Est: les Russes reprennent Olevsk, au nord-ouest de Kiev. Ils reprennent aussi Novograd-Volynskii, et la ligne de chemin de fer qui la relie à Korosten.
- 6 juin 1944: Débarquement allié en Normandie. (130.000 hommes et 22.000 parachutistes).
- 16 décembre 1944: Début de la contre-offensive allemande dans les Ardennes: 250.000 soldats allemands, 2000 canons, 1500 chars et 1500 avions prennent d'assaut les positions américaines, défendues par seulement 82.000 hommes.



1945



- 13 juillet 1945: L'Italie déclare la guerre au Japon.
- 16 juillet 1945: Expérimentation de la première bombe atomique.
- 6 août 1945: Première bombe atomique, lancée sur Hiroshima. (92.233 morts et 37.425 blessés)
- 8 août 1945: La Russie déclare la guerre au Japon.
- 9 août 1945: Seconde bombe atomique: sur Nagasaki. (23.753 morts et 43.020 blessés)
- 2 septembre 1945 : Fin de la seconde guerre mondiale, avec la capitulation du Japon, signée à bord du cuirassé Missouri.
Bilan: 55.000.000 de morts; 3.000.000 de disparus, des dizaines de millions de sans-abris, et l'Europe à reconstruire...
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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 12:38

La situation de l'Allemagne vers 1930

La situation économique de l'Allemagne est catastrophique, aggravée par les conditions du traité de Versaille. Le pays compte 6 millons de chômeurs. La monnaie, le mark, ne vaut plus rien. La république de Weimar est vivement critiquée par les extremiste.

Le partie nazi d'Adolf Hitler(NSDAP)

Simple caporal pendant la guerre, Hitler prend la tête du partie nazie et promet le plein emploi. Ses moyen d'action sont la force et la propagande. En 1925, dans son livre "Mein Kampf"(mon combat), il expose son programme = une grande Allemagne impériale et antisémite.

L'arrivée au pouvoir

Le président de la République, Hindembourg, fait appel à A.Hitler, devenu très populaire. Hitler est nommé chacelier en1933. A la mort d'Hindembourg en 1934, Hitler prend les plein pouvoir. Il devient Reichfurer. Pour arreter et "interroger" les opposants, Hitler créer une police secrète = la gestapo. Hitler réarme l'Allemagne.

 

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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 09:33

Joseph Staline

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 Joseph Staline
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Joseph Staline

Joseph (Iossif) Vissarionovitch Djougachvili (russe : Иосиф Виссарионович Джугашвили; géorgien : იოსებ ბესარიონის ძე ჯუღაშვილი Iosseb Bessarionis dze Djoughachvili) (18 décembre 18785 mars 1953), généralement connu sous le nom de Joseph Staline (Иосиф Сталин), a dirigé l'Union soviétique pendant près de trente ans, entre 1928 et 1953. De 1922 à 1953 il fut secrétaire général du Parti communiste d'Union soviétique. D'abord surnommé Sosso (« fade ») pendant son enfance, il était aussi appelé Koba (d'après un héros populaire géorgien). Le nom Staline a été le sien durant les années de clandestinité, il provient du mot russe сталь (stal) qui signifie acier.

Fondateur d'un État totalitaire dont le culte obligatoire rendu à sa propre personne fut un des traits les plus marquants, il entreprit d'arracher spectaculairement son pays à l'arriération ancestrale. Il fit collectiviser intégralement les terres et industrialisa l'Union soviétique à marches forcées par les très ambitieux plans quinquenaux, sans souci des oppositions, brisées, ni du lourd coût humain et social. Son long règne fut marqué par un régime de terreur et de délation paroxystique, encore plus prégnant en temps de paix qu'en temps de guerre, et par la mise à mort ou l'envoi aux camps de travail du Goulag de millions de personnes généralement innocentes, notamment au cours de la collectivisation des campagnes et des Grandes purges de 1937. Il pratiqua aussi bien des déplacements de population massifs, dont la déportation intégrale d'une quinzaine de minorités nationales, que la sédentarisation forcée non moins désastreuse de nomades d'Asie centrale. Il nia aussi l'existence des famines meurtrières de 1932 (Holodomor) et de 1947 après les avoir en partie provoquées par sa politique brutale. Le secret et la propagande systématiquement entretenus autour de ses actes firent du travestissement de la réalité et de la réécriture du passé une caractéristique permanente de son pouvoir absolu.

Son souvenir est néanmoins aussi associé à la victoire militaire de l'URSS contre l'Allemagne nazie, dont Churchill a dit à la fin de la guerre : « nous avons tué le mauvais cochon (wrong pig) », thème repris par Orwell. La Seconde Guerre mondiale, après avoir mis l'URSS au bord du gouffre, revêtit le « Petit Père des Peuples » d'un prestige énorme dans le monde entier, et permit au successeur des tsars et de Lénine d'étendre son système à un empire immense allant désormais de Berlin-Est au Viet-Nâm du Nord.

Né à Gori, en Géorgie le 18 décembre 1878 (d'après notamment son certificat de naissance[1]) ou le 21 décembre 1879 (date qui est apparue après sa prise du pouvoir [2]) de mère couturière et de père savetier, son caractère difficile serait selon certains la conséquence du tempérament oppressif de son père Vissarion, créant en lui un désir de rébellion, encore absent à l'époque de l'enfance. Sa mère, fervente orthodoxe, le pousse vers la prêtrise, et tente par tous les moyens de financer ses études qu'il poursuit jusqu'en 1898 avec succès. Après la réussite de ses examens, Iossif (Joseph) Vissarionovich entre au séminaire de Tbilissi (Tiflis) et y reste jusqu'à vingt ans.

Après la chute du régime tsariste lors de la Révolution de février 1917, Staline, à peine de retour d'une longue déportation en Sibérie, prend en main la direction du Parti à Pétrograd. Il prône alors la politique du « soutien critique » au gouvernement provisoire réformiste bourgeois d'Alexandre Kerensky. Néanmoins, dès le retour d'exil de Lénine, il se rangea très rapidement aux Thèses d'Avril. Celles-ci avançaient l'idée que la tâche des bolcheviks était de préparer la révolution socialiste, seule à même, selon Lénine, de donner le pouvoir au peuple et d'arrêter la guerre.

Exécutant dévoué, Staline ne joue aucun rôle de premier plan dans la révolution d'Octobre, mais il a l'habileté, comme toujours depuis qu'il est membre du Parti, de s'aligner systématiquement sur les positions de Lénine. Cela lui permettra bien plus tard de reprocher comme des crimes à ses camarades la moindre divergence antérieure avec le défunt Lénine.

À l'été 1917, il est membre fondateur du Politburo.

Staline, d'origine géorgienne, est nommé Commissaire aux Nationalités dans le conseil des commissaires du peuple issu de la révolution.

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