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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 18:13

Le scandale du Watergate commence lorsque, dans la nuit du 17 juin 1972, des individus sont arrêtés dans l'immeuble du Watergate, au siège du Parti démocrate. Transportant du matériel d'écoute, ces hommes ressemblent plus à des agents secrets qu'à des cambrioleurs.

L'identité de l'informateur Gorge profonde (Bob Woodward a donné ce surnom en référence au film pornographique portant ce titre, Gorge profonde) a été un sujet qui a fait couler beaucoup d'encre. Au cours de l'histoire, plusieurs personnalités politiques célèbres ont été présentées comme cet informateur mystère. Les plus célèbres sont certainement Henry Kissinger et George Bush père.

Deux journalistes du Washington Post, Carl Bernstein et Bob Woodward, enquêtent pour démêler un écheveau compliqué dont tous les fils conduisent à la Maison Blanche, à travers le Comité pour la réélection du Président (CRP) de Richard Nixon. Ces deux derniers furent aidés par un informateur inconnu se faisant appeler « Gorge Profonde » (« Deep Throat » en anglais), dont l'identité a été révélée 30 ans plus tard.

Suite à ce scandale, les médias américains ont pris l'habitude d'utiliser le suffixe « Gate » pour désigner des affaires d'État, des actions illégales ou des mensonges des autorités gouvernementales américaines : Irangate, Monicagate, etc. Le mot « gate » signifie porte en anglais.

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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 18:01

La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen est, avec les décrets des 4 et 11 août 1789 sur la suppression des droits féodaux, un des textes fondamentaux votés par l’Assemblée nationale constituante formée à la suite de la réunion des États généraux. Adoptée définitivement le 26 août 1789, c'est l'un des textes fondateurs de la démocratie et de la liberté en France. Citée dans le préambule de la Constitution du 4 octobre 1958, elle a valeur constitutionnelle dans la Ve République depuis les décisions des 16 juillet 1971 et 27 décembre 1973 du Conseil constitutionnel. Elle fait partie du "bloc de constitutionnalité".

Elle a été proposée à l'Assemblée nationale française par le Marquis de La Fayette.

Elle comporte un préambule et 17 articles qui mêlent des dispositions concernant l’individu et la Nation. Les droits dits de la première génération qu'elle définit sont essentiellement reliés à la liberté, sous toutes ses formes (premier des droits naturels et imprescriptibles). Elle s'oppose en cela aux autres générations de droits qui elles se fondent de plus en plus sur l'égalité.Image:Declaration of Human Rights.jpg

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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 11:44
De la préhistoire à nos jours, l’Histoire de France se divise en de nombreuses périodes, la plupart du temps en fonction des changements de régime politique et de dynastie.

Les premières sources écrites concernant les populations des territoires qui deviendront un jour la France sont grecques. Thucydide ne consacre qu'une quinzaine de lignes dans sa copieuse (8 volumes) Guerre du Péloponnèse à la fondation de Marseille qui aurait eu lieu deux siècles plus tôt. Contemporain de Thucydide, Hérodote est en revanche bien plus prolixe sur la Gaule en traitant le sujet sur plusieurs pages dans ses Histoires. La fondation grecque, monde grec oblige, a la part belle dans ce récit. Les rares citations faites sur le reste de la Gaule montrent que les Grecs Anciens connaissaient fort mal cette contrée et les peuples qui l'habitaient. Hérodote se lance et cite plusieurs tribus (Ligyes dans la région de Marseille, par exemple), mais sans grande précision de localisation excepté dans le cas des Ligyes.

Le recours à l'archéologie permet d'entrevoir l'irruption de troubles militaires et sociaux dans les sociétés relativement stables du néolithique tardif et de l'âge du bronze. Ces troubles ont lieu vers -850, c'est-à-dire au premier Âge du fer, comme le montre le terminus postquem (la date de la fin d'occupation) de nombreux sites.

Vers -450 à -400, à nouveau, des changements importants ont lieu dans les domaines artistique et probablement politique. C'est le moment où apparaît la culture laténienne proprement dite dans notre espace géographique. Traditionnellement, on fait commencer vers cette date la période gauloise (au sens strict). Plusieurs thèses s'affrontent encore pour expliquer les changements que constate l'archéologie. Il est toutefois fort peu probable qu'une « invasion » soit à la base de cette évolution car cette période est surtout marquée par la puissance militaire gauloise. Ces conquérants, notamment Brennus, poussent des raids jusqu'en Grèce (pillage de Delphes) et en Asie mineure (l'actuelle Turquie) où les Galates fondent Ancyre (Ankara). C'est la fameuse « Terror Gallicum », qui glace le sang des Romains… Les raids gaulois étaient violents et s'achevaient par le paiement d'une solide rançon ; « Malheur aux vaincus ! » (« Vae victis ! »), disait le chef gaulois Brennus. Rome elle-même (encore petite ville modeste) fut touchée directement en -387 (ou -390) après la bataille de l'Allia. Marseille, alliée de Rome, finança une partie de la rançon exigée par le Celte Brennus.

La France doit son nom aux Francs. Après la disparition du dernier Empereur romain d'occident en 476, les succès militaires et politiques de ce peuple germanique et la conversion au Christianisme de son roi, Clovis, en 496 ou en 498, permirent aux Francs occidentaux de mettre la main sur l'essentiel de la Gaule. Un des facteurs de leurs succès fut que leurs rois adhéraient à la même religion catholique romaine que la puissante aristocratie gallo-romaine alors que les autres peuples « barbares » établis dans toute l'Europe occidentale (Burgondes, Wisigoths notamment) étaient ariens. Cette idée doit toutefois être nuancée. La conversion exceptionnelle de Clovis, quant à elle, fut exploitée bien plus tard par les Capétiens pour faire de la France la « fille ainée de l'Église ».

L'Époque moderne débute par la Renaissance. Ce mouvement philosophique et artistique s'accompagne, grâce à l'invention de l’imprimerie, d'une diffusion des savoirs qui conduit à l'affirmation du rôle prépondérant de l'Homme dans l'univers – l'humanisme – et aboutit à une remise en cause de l'emprise de l'Église sur la société : la Réforme (qui se traduit par le protestantisme) et la Contre-Réforme. Les relations entre États européens se structurent. La fin du Moyen Âge voit en particulier se mettre en place l'institution des ambassadeurs résidents permanents.

La Renaissance culturelle gagne la France depuis l'Italie, notamment par le biais des Guerres d'Italie, commencées sous le règne de Charles VIII (1483-1498), continuées sous ses successeurs Louis XII et surtout François Ier. Celui-ci amène Léonard de Vinci à sa cour. C'est l'époque de la construction des châteaux de la Loire, dont Chambord est le plus bel exemple. Parallèlement, des progrès techniques considérables ont lieu, amorcés à la fin du Moyen Âge, qui permettent un essor considérable de la production. Ces inventions facilitent surtout l'expansion de la civilisation européenne.

Aux progrès de la Réforme protestante, rendue possible par l'impression et la diffusion de la Bible, s'oppose la contre-Réforme de l'Église catholique romaine. Le durcissement de l'opposition entre catholiques et protestants voit les deux religions s'affronter violemment dans l'ensemble de l'Europe et notamment dans le royaume de France.

Le règne d'Henri II (1547-1559), et surtout ceux de ses trois fils François II (1559-1560), Charles IX (1560-1574) et Henri III (1574-1589), furent marqués par cet affrontement entre protestants et catholiques, notamment par les huit Guerres de religion entre 1562 et 1598. Le massacre de la Saint-Barthélemy, commencé dans la nuit du 24 au 25 août 1572, est l'exemple le plus tragique de ces affrontements.

Suivant ses voisins espagnols et portugais la monarchie française cherche à commercer avec le Nouveau Monde. En 1535 Jacques Cartier découvre le Québec, entre 1635 et 1654 la Guadeloupe est conquise par Léonard de l’Olive et Duplessis d’Ossonville et en 1682 Cavelier de la Salle découvre ce qu’il appelle la Louisiane, en 1697 le traité de Ryswick partagea l'île d’Haïti entre la France et l'Espagne, la partie française fut appelée Saint Domingue. Le commerce avec les tribus indiennes du Québec rapporte des fourrures. Les armées françaises déciment les indiens des Caraïbes et exploitent le sucre, le tabac et le cacao grâce à des esclaves africains. Des colons français s’installent dans ces territoires fraîchement conquis. Les marchands de produits coloniaux, la monarchie et les trafiquants d’esclaves font d’éclatantes fortunes et les colons importent des produits manufacturés de France. Le port de Nantes se développe et les négriers se font construire à Nantes, à Bordeaux et à La Rochelle d’imposants bâtiments. Le sort des esclaves fut juridiquement encadré par le Code noir, préparé par Colbert et édicté par Louis XIV .

La Révolution française est l'événement qui marque dans l'Histoire de France le tournant entre « l'Époque moderne » et « l'Époque contemporaine ». Son impact est également dû aux guerres de la Révolution et de l'Empire qui ont touché une large partie de l'Europe continentale avec la création de « républiques sœurs » ou la fin du Saint Empire romain germanique. La période révolutionnaire commence en 1789, avec la réunion des États généraux et la prise de la Bastille, et se termine en 1799 avec le coup d'État du 18 brumaire.Le 4 septembre 1791, en acceptant la Constitution élaborée par les membres de la Constituante (Constitution de 1791), Louis XVI fait passer la France d'une monarchie absolue à une monarchie constitutionnelle. Les dissensions entre le roi et l'Assemblée législative vont empêcher ce système politique de perdurer. La tentative de fuite de Louis XVI et sa famille (dans la nuit du 20 au 21 juin 1791), puis leurs arrestations vont précipiter les choses et provoquer l'entrée en guerre de l'empereur d'Autriche et du roi de Prusse. La Bataille de Valmy, le 20 septembre 1792, qui voit la victoire des armées révolutionnaires, met fin à la guerre et à la monarchie constitutionnelle

Le Directoire est le régime politique chargé du pouvoir exécutif entre le 4 brumaire an IV (26 octobre 1795) et le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799). Il succède à la Convention nationale.

La restauration est la période allant de la chute de l'Empire le 6 avril 1814 à la Révolution de 1830. Les Bourbons reviennent au pouvoir. Il s'agit en fait de la « Restauration » de l'Ancien Régime. Cette période fut entrecoupée par l'épisode des Cent-Jours du 20 mars au 22 juin 1815 pendant laquelle Napoléon reprit brièvement le pouvoir. Cet intermède divise la Restauration en une Première Restauration et une Seconde Restauration.

Après la défaite et l'abdication de Napoléon, en 1814, les Bourbons remontent sur le trône, en la personne de Louis XVIII, frère de Louis XVI.

Après la Première Restauration et l'arrivée au pouvoir de Louis XVIII, Napoléon revient de son exil sur l'île d'Elbe le 1er mars 1815 en débarquant à Golfe-Juan. Le Roi s'enfuit de Paris pour Gand en Belgique, et Napoléon reprend le pouvoir le 20 mars accueilli dans de nombreuses villes par de vives acclamations. Il met en place, sur les propositions du théoricien libéral Benjamin Constant, l'Acte additionnel aux constitutions de l'Empire, qui est un approfondissement de la Charte. Cependant, l'administration ne le soutient pas totalement, et les puissances européennes lui sont franchement hostiles. Il tente pourtant de leurs tenir tête, mais après la victoire de Ligny contre les Prussiens, il est défait à Waterloo le 18 juin 1815 et doit abdiquer en faveur de son fils - surnommé "l'aiglon" -, environ cent jours après son retour, d'où le nom donné à cet épisode. Mais cela n'est pas pris en compte et Louis XVIII revient en France, le 8 juillet 1815 en même temps que les armées européennes arrivent en France. Le 15 Juillet, Napoléon se rend aux Britanniques et est envoyé en exil sur l'île de Sainte-Hélène où il mourra le 5 mai 1821, après avoir dicté ses mémoires recueillies par le fidèle Las Cases.

L'échec des Cent-Jours permit à Louis XVIII de remonter sur le trône, victime cependant d'une plus grande sévérité des vainqueurs de Napoléon à l'égard de la France, notamment lors du Traité de Vienne par de plus grandes pertes territoriales qu'il n'avait été envisagé en 1814. À l'intérieur du royaume, il prôna une politique de compromis entre les héritages de l'Empire et de la révolution, et ceux de la monarchie retrouvée. À la mort de Louis XVIII succéda Charles X, qui ne sut gagner la confiance du peuple et fut renversé par la révolution dite des Trois glorieuses.

Louis-Philippe, roi des français et non roi de France, règne sur la France de 1830 à 1848. Descendant des Orléans, fils de Philippe-Egalité qui avait voté la mort de Louis XVI, il avait fait partie des Jacobins en 1790.
Son règne, marqué par un conservatisme fort, de plus en plus réactinnaire et absolutiste, l'isolera face à la petite bougeoisie et au peuple qui se dresseront finalement contre lui.
Le roi abdique le 24 février 1848 et le 25 février la République est proclamée.

La Deuxième République est le régime qui a institué définitivement le suffrage universel en France ; Il a également aboli l'esclavage.En 1848 l’armée française commence la conquête du Sénégal.

Contraint au Coup d'État (2 décembre 1851) afin de conserver le pouvoir, Louis Napoléon Bonaparte se mue alors en Napoléon III. La Troisième République sera (logiquement) très critique envers ce régime, mais aujourd'hui, les historiens tentent de réhabiliter cette période qui ne fut pas si sombre que cela. Certains poussent même à proclamer Napoléon III « Empereur social ».

La troisième République est officiellement proclamée le 4 septembre 1870, mais il faut attendre 1878 pour voir ce régime pérennisé. C'est donc bien la République qui poursuit la Guerre franco-prussienne de 1870 et qui subît les affres de la Commune de Paris. La Commune de Paris était un gouvernement révolutionnaire formé à Paris le 26 mars 1871. Les Communards refusaient tout compromis avec les Prussiens et désiraient poursuivre la guerre. Dans plusieurs autres villes de France (Marseille, Lyon, Saint-Étienne, Toulouse, Narbonne, Grenoble, Limoges) des communes ont été proclamées à partir du 3 mars 1871. La répression exercée par les « Versaillais » (le gouvernement républicain était alors basé à Versailles) est terrible. Paris, jadis ville révolutionnaire par excellence, est décapitée par les Républicains!

Le dynamisme économique de cette période fait suite aux travaux de modernisation mis en place sous le Second Empire. La Troisième République se contente de poursuivre l'œuvre de Napoléon III dans ce domaine.

La Grande Guerre est un élément pivot de l'Histoire de France. Le XXe siècle émerge de ce conflit hors normes qui voit la victoire des Alliés sur les forces des empires centraux. On attendait une guerre éclair, faite de mouvements rapides (train oblige), mais c'est au contraire une guerre de position et de tranchées.

Au sortir de la Grande Guerre, la France est victorieuse mais exsangue suite aux sacrifices humains, financiers et matériels concédés pendant la guerre. La joie de (sur)vivre prend alors le pas sur les heures sombres de la guerre : ce sont les Années folles. Tout, ou presque, paraît possible à cette période.

En 1929, avec le crash boursier de Wall Street, le système économique capitaliste américain s'effondre, entraînant dans son sillage nombre d'autres économies occidentales. En raison de sa solide assise agricole et en s'appuyant sur son empire colonial, la France n'est touchée qu'en 1932 par cette crise qui n'atteint jamais les extrêmes observés aux États-Unis ou en Allemagne. Moins touchée que ses voisins, la France, comme le Royaume-Uni, évite ainsi le glissement vers un nationalisme étroit sur lequel se forgent le fascisme et le nazisme. À contre courant de cette évolution, la France se dote même d'un gouvernement de gauche en 1936, le « Front Populaire ». Des progrès significatifs sont à enregistrer en matière de droits sociaux (congés payés au premier chef), mais la France tente toutefois de rester neutre face aux bouleversements en cours en Europe, Guerre d'Espagne notamment. Cet état d'esprit de neutralité se retrouve jusqu'en 1938 avec la signature des accords de Munich autorisant Adolf Hitler à faire main basse sur la Tchécoslovaquie. La paix à tout prix était alors le mot d'ordre, mais la signature des accords de Munich marque la dernière concession faite à Hitler par les diplomaties française et britannique, plus que jamais unies sur ces sujets. Il ne faut pas oublier que si la France semble être moins soumise aux extrêmes de la crise, elle s'y enlise et mettra beaucoup plus de temps que les États-Unis ou le Royaume-Uni à en sortir. Contrairement à ces deux derniers pays, elle ne saura pas mettre en place des politiques de relance (New Deal aux États-Unis par exemple), ce qui l'handicapera. Elle restera donc très marquée par cette crise, et n'en sortira que très tardivement.

Après avoir déclaré la guerre au début de septembre suite à l'intervention allemande en Pologne, la France tente avec le Royaume-Uni de secourir la Norvège victime d'un même assaut allemand ; sans succès probant. Cette drôle de guerre où il ne se passe pas grand-chose sur le front prend fin le 10 mai 1940 avec une offensive éclair (blitzkrieg) de l'Axe qui conquiert le pays (directement la partie nord) en cinq semaines. Les mots sont trop faibles pour relater l'état d'esprit des Français et même du reste du monde à l'occasion de cet effondrement. « L'Abîme », pour reprendre De Gaulle, apparaît le plus cohérent. En effet, avant le déclenchement des hostilités, la France avait, sur le papier, la plus puissante armée du monde…

La victoire allemande imposa aux Français un gouvernement remanié pour la circonstance : le 10 juillet 1940, le Gouvernement de Vichy était mis en place. Le pays, amputé de l'Alsace-Lorraine, était pillé soit directement soit en devant payer une forte indemnité d'occupation, subissait des bombardements et construisait des blockhaus. Une grande partie de sa force vive était prisonnière et au travail forcé en Allemagne (STO). Un semblant de souveraineté, l'État français fut toléré pendant deux ans.

Roosevelt avait envisagé de mettre la France sous tutelle de l'administration américaine. De Gaulle refuse cette situation et, le 14 juin, il déclare : Nous combattons aux côtés des alliés, avec les alliés, comme un allié. Et la victoire que nous remporterons sera la victoire de la France. De fait, les Américains déchantent rapidement, et dès la mi-juin 1944, De Gaulle s'impose à tous comme l'homme fort français. Même Roosevelt qui détestait De Gaulle se résout à le recevoir en grandes pompes à Washington en juillet 1944. De Gaulle a gagné la partie et fort de l'accord secret conclu avec Winston Churchill le 7 août 1940, la France retrouve bien vite sa position de « grande puissance ».

En 1946, le gouvernement provisoire céda la place à la Quatrième République, instaurée par une nouvelle constitution approuvée par référendum. Mais les tensions internes suite à l'épuration et les divergences concernant les problèmes coloniaux en Indochine et en Algérie conduisirent à des crises successives, et à plusieurs remaniements ministériels.

Vincent Auriol (1947-1954) fut le premier président de la quatrième république. Il fut remplacé par René Coty (1954-1958).

Le régime parlementaire de la Quatrième République permet toutefois la mise en place de programmes sérieux de reconstruction et de modernisation de la France. C'est à cette période que les fameuses Trente Glorieuses prennent leurs sources.

En matière de politique étrangère, la France se soumet totalement aux Américains, acceptant même le maintien des bases américaines sur le territoire national. En 1956, la Quatrième République reçoit une ultime gifle américaine à l'occasion de l'intervention franco-britannique sur le canal de Suez…Le 28 mai 1958, (Cf ci-dessous)une grande manifestation, rassemblant toute la gauche se déroule à Paris pour s'opposer à l'investiture du général De Gaulle. En effet, le général est considéré par les socialistes et surtout les communistes comme un risque d'établissement d'un pouvoir personnel. Ce même 28 mai, Pierre Pflimlin démissionne et le président René Coty demande au parlement d'investir De Gaulle. Celui-ci reçoit les pleins pouvoirs et obtient de l'assemblée le droit de préparer une réforme des institutions.

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7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 13:40

L'Organisation des Nations unies (ONU ou encore Nations unies) est une organisation internationale fondée en 1945 pour résoudre les problèmes internationaux. Elle succède à la Société des Nations (SdN). Elle ne dispose pas de force militaire mais elle peut demander aux États-membres de fournir des contingents pour mettre sur pied des forces d'interposition (les Casques bleus). Elle est actuellement dirigée par Ban Ki-Moon successeur de Kofi Annan.

En vertu de sa charte, l'ONU s'efforce donc d'être un lieu où se bâtit un avenir meilleur pour tous, et cela à travers 4 objectifs :

  • Maintenir la paix et la sécurité dans le monde
  • Développer les relations amicales entre les nations
  • Réaliser la coopération internationale sur tous les sujets où elle peut être utile
  • Etre un centre où s'harmonisent les efforts des nations dans des objectifs communs.

L'ONU n'est pas un gouvernement mondial et ne légifère pas. Cependant, ses résolutions donnent une légitimité aux interventions des États et sont de plus en plus appliquées dans le droit national et international.

Le fonctionnement de l'ONU
 
Le fonctionnement de l'ONU

 

L'Organisation des Nations unies comprend six organes principaux:

  • L'Assemblée générale ;
  • Le Secrétariat, chargé du bon fonctionnement de l'ONU, avec à sa tête le secrétaire général de l'ONU ;
  • Le Conseil de tutelle, chargé de surveiller les territoires placés sous tutelle ;
  • Le Conseil économique et social ;
  • Le Conseil de sécurité ;
  • La Cour internationale de Justice, chargée de régler les litiges entre les États.


FrançaisAnglaisSignification
AIEA IAEA Agence internationale de l'énergie atomique
APNU UNPA Administration postale des Nations unies

FrançaisAnglaisSignification
BIRD IBRD, BIRD, World Bank Banque internationale pour la reconstruction et le développement

 

FrançaisAnglaisSignification
CCI ITC Centre du commerce international
CESAO ESCWA Commission économique et sociale des Nations unies pour l'Asie occidentale
CESAP ESCAP Commission économique et sociale des Nations unies pour l'Asie et le Pacifique
CHR UNCHR Commission pour les droits de l’homme des Nations unies  
CIJ ICJ Cour internationale de justice
COCOVINU UNMOVIC Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations unies (1999 armes en Irak)
CNUCED UNCTAD Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement
CPI ICC Cour pénale internationale
CNUDCI CNUDCI Commission des Nations Unies pour le Droit du Commerce International

 

FrançaisAnglaisSignification
ECOSOC ECOSOC Conseil économique et social de l’ONU

FrançaisAnglaisSignification
FAO FAO Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture
FEM GEF Fonds pour l’environnement mondial
FENU UNCDF Fonds d’ équipement des Nations Unies
FINUL UNIFIL Force intérimaire des Nations unies au Liban (1978-2004)
FNUAP UNFPA Fonds des Nations Unies à la population

 

FrançaisAnglaisSignification
HCDH OHCHR Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme
HCR UNHCR Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés

 

FrançaisAnglaisSignification
MANUH   Mission d’appui des Nations Unies en Haïti
MINUAR UNAMIR Mission des Nations Unies pour l’assistance au Rwanda (1993-1996)
MINUHA   Mission des Nations Unies en Haïti
MINUK UNMIK Mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo
MINURSO MINURSO Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental
MINUS UNMIS Mission des Nations Unies au Soudan
MINUSTAH MINUSTAH Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti
MIPONUH   Mission de police civile des Nations Unies en Haïti
MITNUH   Mission de transition des Nations Unies en Haïti
MONUC MONUC Mission de l’organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (2000-)

 

FrançaisAnglaisSignification
OACI ICAO Organisation de l’aviation civile internationale
OCHA OCHA Bureau de la coordination des Affaires humanitaires
OICS INCB Organe international de contrôle des stupéfiants
OIT ILO Organisation internationale du travail
OMI IMO Organisation maritime internationale
OMM WMO Organisation météorologique mondiale
OMPI WIPO Organisation mondiale de la propriété intellectuelle
OMS WHO Organisation mondiale de la santé
OMT WTO Organisation mondiale du tourisme
ONU UN Organisation des Nations Unies
ONUB UNOB Opération des Nations Unies au Burundi  
ONUCI   Opération des Nations Unies pour la Côte d'Ivoire (2004-)
ONUDI UNIDO Organisation des Nations Unies pour le développement industriel  
Onusida UNAIDS Programme commun des Nations unies sur le VIH/SIDA  

 

FrançaisAnglaisSignification
PAM WFP Programme alimentaire mondial
PNUCID UNDCP Programme des Nations Unies pour le contrôle international des drogues
PNUD UNDP Programme des Nations Unies pour le développement
PNUE UNEP Programme des Nations Unies pour l’environnement
UN-Habitat UN-HABITAT Programme des Nations Unies pour les établissements humains

 


FrançaisAnglaisSignification
SMDD WSSD Sommet mondial sur le développement durable

 


FrançaisAnglaisSignification
UIT ITU Union internationale des télécommunications
UNESCO UNESCO Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture
Unicef UNICEF Fonds des Nations unies pour l’enfance
UNICRI UNICRI Institut interrégional de recherche des Nations unies sur la criminalité et la justice
UNIFEM UNIFEM Fonds de développement des Nations unies pour la femme
Unitar UNITAR Institut des Nations unies pour la formation et la recherche
UNOPS UNOPS Bureau des Nations unies pour Les Services d'Appui aux Projets
UNRISD UNRISD Institut de recherche des Nations unies pour le développement social
UNRWA UNRWA Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient
UNU UNU Université des Nations unies
UPU UPU Union postale universelle

 

FrançaisAnglaisSignification
VNU UNV Volontaires des Nations Unies  

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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 17:51

La guerre du Péloponnèse désigne le conflit qui dura de 431 à 404 (avec quelques périodes d'interruption), opposant Athènes, qui avait transformé la ligue de Délos (destinée à l'origine à résister aux Perses) en un empire soumis à son pouvoir, et Sparte, puissance oligarchique et conservatrice, dont l'armée terrestre était la force militaire la plus puissante de l'époque, et qui dirigeait la Ligue du Péloponnèse ainsi que la Béotie. La guerre du Péloponnèse s'est terminée par la victoire de Sparte.

Athènes se fit une autre ennemie, Mégare, en lui interdisant l'accès aux ports de la ligue de Délos. Elle lui reprochait d'accueillir les esclaves fugitifs (Mégare est voisine d'Athènes, sur l'isthme de Corinthe) et de soutenir son adversaire Corinthe. Cette cité comme Corinthe firent appel à Sparte, qui, sous la menace de voir deux de ses principales alliées quitter l'alliance, mobilisa la ligue du Péloponnèse en vue d'une guerre contre Athènes. A Athènes, la guerre fut décidée par l'intervention de Périclès, prouvant à ses concitoyens que le conflit était inéluctable. Pendant l'été 431, les Spartiates envahirent l'Attique.

Les Spartiates qui envahirent et ravagèrent l'Attique en 431 trouvèrent un pays déserté. Les effectifs en hoplites athéniens étant bien inférieurs à ceux de Sparte, Périclès, stratège pour la 13e fois, fit s'abriter les Athéniens derrière les Longs Murs. La ville était ravitaillée par mer. Après un mois de raid, les Spartiates rentrèrent chez eux ; les Athéniens ravageaient, grâce à leur flotte, les côtes du Péloponnèse. Sparte ravagea l'Attique cinq fois dans les sept premières années de la guerre. Athènes envahissait la Mégaride voisine deux fois par an.

La création de la ligue d'Argos entraina la désagrégation de la ligue du Péloponnèse. Les Athéniens, sous l'influence d'Alcibiade, s'allièrent avec Élis, Mantinée et Argos, en conflit avec Sparte Les alliés attaquèrent Épidaure et avancèrent sur Tégée, et Sparte fit mouvement contre eux.

La bataille de Mantinée (418 av. J.-C.) fut une grande victoire pour Sparte. Argos abandonna l'alliance athénienne et fut une fois de plus isolée.

En 416, Athènes attaqua et ravagea l'île de Mélos, qui était restée neutre, mais s'était montrée amicale envers Sparte.

Tel est le dernier événement de la « paix » précaire de 421-415, telle que Thucydide la décrit.

La paix contraint Athènes à dissoudre la ligue de Délos, à détruire les Longs Murs et les fortifications du Pirée et à livrer sa flotte, sauf douze navires.

Elle entre dans la ligue du Péloponnèse et la démocratie est remplacée par la tyrannie des Trente.

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30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 20:01

Il est certain que pour les souverains perses la défaite de Marathon est un motif supplémentaire pour en finir avec Athènes et il faut bien considérer l'expédition de 480 av. J.-C. comme une volonté de revanche et une expédition punitive. Xerxès y est encouragé par son caractère impulsif et brutal mais aussi par les exilés d'Athènes nombreux à la cour du Grand Roi ainsi que par son beau-frère Mardonios (tandis que son oncle Artabane s'y oppose).

De plus, les Perses s'allient avec certains peuples ou certaines cités en Grèce continentale même, sans compter les Ioniens redevenus vassaux de l'empire depuis l'écrasement de leur révolte 15 ans plus tôt. Ainsi la Locride et surtout la Béotie avec Thèbes se rangent du côté des envahisseurs, cédant ainsi à ce qu'on appelle le « médisme ».

Épineuse question que celle des effectifs car les chiffres des historiens de l'Antiquité apparaissent fantaisistes. Ainsi Hérodote parle de plus de 500 000 marins, 1,7 million de fantassins et environ 80 000 cavaliers. Et encore il ne s'agit que des combattants. Les historiens contemporains ont des estimations qui varient assez fortement.

  • Effectifs des Perses : de 75 000 hommes (selon l'historien Delbrück) à 300 000 (pour Hanson) et de 20 000 à 60 000 cavaliers divisé en 6 corps d'armée. La flotte possède quant à elle un nombre d'unité d'environ 1200 trières fournies essentiellement par les Phéniciens, les Égyptiens et les Ioniens. Plus que les chiffres, ce qui importe pour les contemporains de l'évènement est l'impression d'une levée en masse impressionnante. « L'Asie s'est vidée de tous ses mâles » écrit Eschyle dans sa tragédie Les Perses.
  • Effectifs des Grecs coalisés : là aussi les estimations sont fortement divergentes et vont de 7000 fantassins à 35 000 hoplites (auquel il faut rajouter 40 000 valets d'armes plus sommairement armés). Par contre les Grecs ne possèdent pas de cavalerie. Sur mer la flotte Grecque ne dispose que de 360-380 trières ou des pentécontores. Si l'on admet que chaque navire ait un équipage complet (environ 150 rameurs, une dizaine d'officiers, une dizaine d'hommes d'équipage et environ 15 soldats) cela représente environ 70 000/75 000 hommes.

    Les préparatifs perses ne sont évidemment pas passés inaperçus et un congrès des différentes cités grecques se réunit à Corinthe à la fin de l'automne 481. Pour une fois les intérêts immédiats de Sparte et d'Athènes se confondent. Athènes craint la vengeance des perses pour ses succès antérieurs et Sparte constate que sa grande rivale dans le Péloponnèse, Argos, est contactée par les envoyés de Xerxès. Toutes les grandes cités grecques, si l'on excepte Cyrène, Argos, Syracuse, Corcyre et Phocée, envoient des représentants au temple de Poséidon à Corinthe. Sparte, en tant que plus puissante des cités, préside le congrès. Une réconciliation générale intervient, comme par exemple entre Athènes et Égine, et 31 cités s'engagent par serment dans une ligue défensive contre les Perses et préparent des contingents de soldats. Le commandement des troupes est confié à deux Spartiates, le roi Léonidas Ier pour les fantassins et Eurybiade pour la flotte grecque. Mais durant l'hiver 481/480 les Grecs tergiversent sur le plan de campagne et ne peuvent s'opposer à la conquête de la Thessalie par les troupes perses au printemps 480.

    Entre les 7000 à 10 000 hommes environ dont dispose Léonidas et la flotte d'Eurybiade (avec Thémistocle à la tête du contingent des navires athéniens, de loin le plus nombreux) les liaisons sont constantes.

    Dans un premier temps, sur terre, les troupes de Léonidas tiennent fermement leur position dans un défilé et repoussent les Perses, infligeant de grandes pertes, y compris aux fameux Immortels, les troupes d'élites de Xerxès. Mais Léonidas est trahi par un certain Éphialtès, fils d'Eurydémos, un citoyen de Malia, qui livre aux Perses le moyen de contourner l'armée grecque, par le sentier d'Anopée. Léonidas décide alors de se sacrifier avec les 300 hoplites Spartiates, ainsi que 700 soldats des cités de Thèbes et de Thespies, pour laisser aux Grecs le temps d'organiser leur défense et à l'armée de se retirer en bon ordre. Les Grecs résistent héroïquement autour du roi spartiate et sont tous massacrés sur ordre de Xerxès. Cette bataille devint l'emblème de la résistance grecque à l'envahisseur et de l'esprit de sacrifice des Spartiates. Au sommet du Kolonós, théâtre de l'ultime résistance spartiate, sur lequel fut érigé un mausolée, une inscription du poète Simonide de Céos (-556 -467), commémore cette action :

         « Passant, va dire à Sparte que nous sommes tous morts ici pour obéir à ses lois »
  • La flotte grecque est au mouillage à l'Artémision quand se déclenche la bataille des
        Thermopyles. Elle doit
        d'ailleurs repousser un assaut de la flotte de Xerxès lors d'une bataille fort
        indécise où plusieurs dizaines de navires sont perdus. Aussi les chefs grecs
        décident unanimement de quitter l'Artémision, d'autant que Léonidas est mort et
        que l'armée terrestre des cités grecques coalisées se retire vers le sud. Dans
        la nuit, subrepticement, la flotte dirigée par Eurybiade emprunte le canal de l'Eubée et navigue vers le sud.
        
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30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 19:53

Les guerres médiques ont opposé les Grecs aux Perses (confondus par les Grecs avec les Mèdes, autre peuple iranien) au début du Ve siècle av. J.-C. La révolte de l'Ionie représente un épisode décisif vers la confrontation entre Grecs et Perses. Elle a pour origine la volonté de Darius Ier de contrôler les sources d'approvisionnement en blé et en bois de construction navale de la Grèce. Pour cela il doit s'attaquer, avec l'aide de contingents grecs ioniens, dans un premier temps aux Scythes, qui avaient fondé un puissant empire en Russie méridionale et dont les relations commerciales avec les Grecs étaient fructueuses et actives.

En effet, Darius Ier n'a pas oublié l'aide, même dérisoire, apportée par Athènes et Érétrie. Il prépare donc une expédition punitive contre la Grèce continentale. Pour cela il charge son gendre Mardonios de reprendre en main la Macédoine et la Thrace, théoriquement soumises mais dont les garnisons perses avaient été évacuées lors de la révolte de l'Ionie. Au printemps 492, Mardonios rassemble sa flotte et son armée en Cilicie puis franchit l'Hellespont et traverse la Thrace et la Macédoine. La flotte fait voile vers Thasos, la soumet au passage, et suit la côte européenne jusque vers Acanthos.

Toute l'année 491 est consacrée aux préparatifs militaires et diplomatiques de cette offensive. De nombreuses cités grecques reçoivent des ambassadeurs demandant leur soumission. Certaines s'exécutent, mais Athènes comme Sparte refusent et mettent à mort (selon Hérodote) les ambassadeurs perses, sans toutefois prendre de véritables mesures pour devancer la future offensive.

L'armée perse débarque, sur les conseils d'Hippias, l'ancien tyran d'Athènes, début septembre 490 sur la plage de 4 kilomètres environ qui borde la plaine de Marathon à quarante kilomètres d'Athènes. Les Athéniens n'attendent pas l'ennemi derrière leurs remparts mais conduits par le stratège Miltiade, les hoplites athéniens et platéens, environ 10 000 hommes, se rendent à la rencontre des Perses. Le 13 septembre les Perses décident d'attaquer Athènes par terre et par mer. Une partie des troupes perses, y compris la cavalerie, rembarque, avec pour objectif de débarquer à Phalère afin d'atteindre rapidement l'Acropole. Les troupes restantes, à peu près 21 000 soldats, franchissent alors le Charadra, le petit ruisseau qui traverse la plaine de Marathon avant de se perdre dans des marais littoraux, afin d'empêcher le retour des troupes athéniennes vers la cité.

Au contraire l'armement des Grecs est celui d'une infanterie lourde, les hoplites, protégés par un casque, un bouclier, une cuirasse, des jambières et des brassards en airain (bronze). S'y ajoutent une épée, une longue lance et un bouclier de peau et de lames de métal. Enfin les hoplites combattent en rangs serrés (phalange) leurs boucliers formant devant eux une muraille. Miltiade décide Callimaque le Polémarque d'étendre la ligne des soldats grecs, afin de ne pas être submergé par le nombre, et de renforcer les ailes au détriment du centre. En effet les Perses disposent leurs meilleures troupes au centre et il s'agit donc de les envelopper.Mais il est nécessaire de prévenir la seconde offensive des Perses avec l'attaque des meilleurs éléments de leur armée qui avaient rembarqué avant la bataille de Marathon. La flotte perse a besoin d'une dizaine d'heures pour doubler le cap Sounion et atteindre Phalère. Par une marche forcée de sept ou huit heures, avec une bataille dans les jambes, les hoplites grecs arrivent environ une heure avant la flotte ennemie. Les Perses voyant l'échec de la manœuvre renoncent à débarquer. Ainsi s'achève la première guerre médique. Cette victoire stratégique devint symbolique pour les Grecs et conféra un grand prestige à Athènes. En fait pour les Perses il s'agit surtout d'un débarquement manqué et d'un échec mineur. Leur expédition a réussi à soumettre toutes les îles, en tout cas un grand nombre, de la mer Égée au pouvoir de Darius Ier.

Selon certains historiens (qu'Hérodote récuse), c'est à cette occasion que Phidippidès (ou Philippidès) aurait couru la distance qui deviendra celle du marathon. Cela dit, que l'épisode de Philippidès soit véridique ou pas, l'exploit sportif ici est collectif avec la marche forcée des hoplites athéniens afin d'empêcher le débarquement perse à Phalère.

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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 18:08

Otto Eduard Leopold von Bismarck - Graf von Bismarck (comte), puis Fürst von Bismarck-Schönhausen (prince), Herzog von Lauenburg - (1er avril 1815 - 30 juillet 1898) fut chancelier du royaume de Prusse de 1862 à 1890. Il unifia l'Allemagne par une série de guerres et devint le premier chancelier (1871 - 1890) de l'Empire allemand. Homme politique conservateur, aristocrate et monarchiste, Bismarck combattit le mouvement social-démocrate montant des années 1880 en interdisant plusieurs organisations ; il institua une retraite obligatoire et une assurance santé et accident pour les travailleurs avec pour but recherché de calmer la classe ouvrière et de la dissuader de rejoindre le mouvement socialiste. C'est ce que l'on a appelé le "socialisme de la chaire" (car venant d'en haut).

Otto von Bismarck

Bismarck réussit à unifier l'Allemagne en menant une série de guerres. Celles-ci sont toujours exécutées avec réalisme et opportunisme, et non pas selon un plan préétabli comme on voudrait bien le croire. Pour que ces guerres ne dégénèrent pas, Bismarck développe une politique de rapprochement avec la Russie, qu'il juge indestructible du fait de sa grandeur, le Second Empire et l'Angleterre. À l’intérieur il doit lutter dans un premier temps contre l’assemblée hostile à sa politique étrangère, mais aussi contre son souverain, qu’il réussit à manipuler.

En premier lieu, en coopération avec l'Autriche, le Schleswig et le Holstein (voir Schleswig-Holstein) sont pris au Danemark (guerre des Duchés) ; un traité de paix est conclu à Vienne le 30 octobre 1864. Dès 1865, il fait pression sur l'Autriche afin de laisser la Prusse s'occuper de ces terres du Nord.

Puis, en 1866, prétextant une mauvaise gestion des Duchés, il attaque l'Autriche et l'emporte rapidement à la bataille de Sadowa, annexant Hanovre, Hesse-Cassel, Nassau et Francfort à la Prusse et créant la Confédération d'Allemagne du Nord. Le 26 juillet, quelques jours après la victoire prussienne à la bataille de Sadowa, l'empereur Napoléon III avait confié à l'ambassadeur de Prusse à Paris qu'il ne voyait aucune objection à l'annexion du Hanovre et de la Hesse « jusqu'au chiffre de quatre millions d'habitants ». Mis au courant, le Drouyn de Lhuys, le ministre français des Affaires étrangères confia à ses proches : « Maintenant, il ne nous reste plus qu'à pleurer. »

Après avoir provoqué la France (dépêche d'Ems), la guerre franco-prussienne est déclenchée en 1870 et les États de l'Allemagne du Sud, considérant la France comme l'agresseur, soutiennent militairement la Confédération d'Allemagne du Nord. La France subit une défaite humiliante et Guillaume Ier se fait acclamer Empereur d'Allemagne à Versailles en 1871. Le traité de paix signé permet à l'Allemagne d'annexer l'Alsace (hors Belfort) et la Moselle, qui deviennent terre d'empire (Reichsland) d'Alsace-Lorraine, bien commun à l'ensemble des États allemands. Cependant cette dernière guerre provoque une grande réaction patriotique française, qui fait prédire à Bismarck la Première Guerre mondiale.

Bismarck est donc le principal artisan de la création de l'Empire allemand de 1871, dirigé par la Prusse et excluant l'Autriche.

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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 12:00
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Périclès, en grec Περικλής / Periklếs (v.495–Athènes 429 av. J.-C.), stratège et homme d'Etat athénien, de la tribu Acamantide et du dème de Cholargue, membre de la famille des Alcméonides, fils de Xanthippe et d'Agaristè.Il semble avoir essayé de convoquer une assemblée de tous les États grecs pour envisager la reconstruction des temples détruits par les Perses, ainsi qu'une forme d'union politique, mais rien n'aboutit en raison de l'hostilité de Sparte.

En 437, il fonda une colonie à Amphipolis et peu après à la même époque il dirigea une expédition pour établir l'influence athénienne dans la région de la mer Noire, après avoir soumis Samos en 439, lorsque l'île s'était révoltée et avait quitté la ligue de Délos.

On ne connaît pas la responsabilité exacte de Périclès dans la politique qui entraîna Athènes dans une guerre contre Sparte, Corinthe, Égine et la Béotie, durant la période 459-446, mais durant la « paix de Trente ans » qui suivit, il obtint de Sparte la reconnaissance de l'empire.

Il fut l'instigateur de la construction du Parthénon (commencée en 447, des Propylées et des autres bâtiments importants de cette époque).

Il fut également à l'origine du Misthos, indemnité versé au citoyen pour le temps qu'il consacre à la vie politique.

Thucydide, le fils de Mélésias, héritier politique de Cimon et pire ennemi de Périclès, l'attaqua pour avoir détourné les fonds de la ligue de Délos pour ce programme de constructions. L'ostracisme de Thucydide laissa les mains libres à Périclès.

Il est vraisemblable que Périclès pressentit bien à l'avance la guerre avec Sparte et il résista à toutes les exigences des Péloponnésiens. Quand la guerre éclata en 431, Périclès imposa à Athènes une politique qui devait neutraliser la supériorité spartiate sur terre, mais elle impliqua des difficultés considérables pour la population de l'Attique.

Peu après, il fut à nouveau élu stratège, mais il avait lui aussi contracté la peste, et il mourut 6 mois plus tard.
On ne représenta jamais Périclès sans casque à cause de la malformation de son crâne.

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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 18:35
pendant la guerre un char Americain etait sur l'avenue des champs elysée quand il vit un char Allemand a l'autre bout de l'avenue se souvenant que les champs faisait 2 kilometre il ajusta son tir en fonction de la longueur de son canon il tira et il perça le blindage du tank Allemand en un seul tir
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