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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 12:00
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Périclès, en grec Περικλής / Periklếs (v.495–Athènes 429 av. J.-C.), stratège et homme d'Etat athénien, de la tribu Acamantide et du dème de Cholargue, membre de la famille des Alcméonides, fils de Xanthippe et d'Agaristè.Il semble avoir essayé de convoquer une assemblée de tous les États grecs pour envisager la reconstruction des temples détruits par les Perses, ainsi qu'une forme d'union politique, mais rien n'aboutit en raison de l'hostilité de Sparte.

En 437, il fonda une colonie à Amphipolis et peu après à la même époque il dirigea une expédition pour établir l'influence athénienne dans la région de la mer Noire, après avoir soumis Samos en 439, lorsque l'île s'était révoltée et avait quitté la ligue de Délos.

On ne connaît pas la responsabilité exacte de Périclès dans la politique qui entraîna Athènes dans une guerre contre Sparte, Corinthe, Égine et la Béotie, durant la période 459-446, mais durant la « paix de Trente ans » qui suivit, il obtint de Sparte la reconnaissance de l'empire.

Il fut l'instigateur de la construction du Parthénon (commencée en 447, des Propylées et des autres bâtiments importants de cette époque).

Il fut également à l'origine du Misthos, indemnité versé au citoyen pour le temps qu'il consacre à la vie politique.

Thucydide, le fils de Mélésias, héritier politique de Cimon et pire ennemi de Périclès, l'attaqua pour avoir détourné les fonds de la ligue de Délos pour ce programme de constructions. L'ostracisme de Thucydide laissa les mains libres à Périclès.

Il est vraisemblable que Périclès pressentit bien à l'avance la guerre avec Sparte et il résista à toutes les exigences des Péloponnésiens. Quand la guerre éclata en 431, Périclès imposa à Athènes une politique qui devait neutraliser la supériorité spartiate sur terre, mais elle impliqua des difficultés considérables pour la population de l'Attique.

Peu après, il fut à nouveau élu stratège, mais il avait lui aussi contracté la peste, et il mourut 6 mois plus tard.
On ne représenta jamais Périclès sans casque à cause de la malformation de son crâne.

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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 18:35
pendant la guerre un char Americain etait sur l'avenue des champs elysée quand il vit un char Allemand a l'autre bout de l'avenue se souvenant que les champs faisait 2 kilometre il ajusta son tir en fonction de la longueur de son canon il tira et il perça le blindage du tank Allemand en un seul tir
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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 18:27

La guerre froide désigne la période de forte tension diplomatique entre les deux superpuissances que furent les États-Unis et l'URSS de 1947 à 1991.

C’est sous la plume de l’homme d’État américain Bernard Baruch, puis popularisée par le journaliste Walter Lippmann, que l’expression de guerre froide, déjà utilisée au XIVe siècle apparut pour la première fois. Une « guerre limitée » ou « paix belliqueuse » d’après Raymond Aron, dans un monde bipolaire où les belligérants évitaient l’affrontement direct

Les Soviétiques et les Américains luttaient pour imposer l'idéologie de leur pays sur le monde, et de nombreux conflits, tel la guerre de Corée, la guerre du Viêt Nam et la Guerre d’Afghanistan, ont résulté de cette opposition. Constatant que « Les puissants s’affrontent, les petits se battent » et tiré des deux bords, l’Inde de Nehru, l’Égypte de Nasser et la Yougoslavie de Tito réussirent à former le mouvement des non-alignés, souhaitant être neutres mais n’ayant que très peu d’influence sur le cours des événements, l’Égypte et les pays nouvellement indépendants étant influencés par un camp ou par l’autre.

Le Monde divisé pendant la guerre froide : Le bloc occidental (bleu), le bloc communiste (rouge) et le mouvement des non-alignés (vert) Alliances militaires Alliances économiques

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15 décembre 2006 5 15 /12 /décembre /2006 18:07

Carte de la France après l'armistice du 22 juin 1940

Carte de la France après l'armistice du 22 juin 1940 (Ligne de démarcation, zones sud ('libre') et nord (occupée), annexions allemandes, zone d'occupations italiennes et zones interdites)

Cette carte de France comporte différente zones, telles que la zone sud ('libre') et zone nord (occupée) séparées par la ligne de démarcation, les annexions allemandes, les zones d'occupations italiennes et les zones interdites).

Du fait de la débâcle en mai-juin 1940, le Maréchal Pétain, chef du gouvernement depuis le 16 juin 1940, signe l'armistice avec l'Allemagne le 22 juin 1940.

Les clauses définies par cet armistice sont très sévères à l'égard de la France :

La France est divisée en deux : la France du nord (France directement occupée par les nazis, avec Paris comme capitale) et la France du sud (dite France "libre", avec Vichy comme capitale).
Entre ces deux France passe la ligne de démarcation.

PuceDes clauses militaires
L'armée française est réduite à 100.000 soldats en métropole et à 120.000 soldats outre-mer.
La flotte doit être désarmée : l'Allemagne s'engage à ne pas l'utiliser.
Toutes les fortifications doivent être livrées à l'Allemagne.

PuceDes clauses économiques et humaines
La France doit prendre à sa charge les frais d'occupation de son territoire (fournir logement, nourriture aux troupes d'occupation).
Les deux millions de prisonniers français ne sont pas autorisés à rentrer en France tant qu'une paix définitive ne sera pas conclue.
La France doit livrer tous les ressortissants allemands qui se trouvent en France. (c'est-à-dire notamment les Juifs allemands).

PuceConséquences politiques de la défaite
L'armistice a été voulu par Pétain. Avec un groupe d'hommes politiques (parmi eux Pierre Laval), il estime que la IIIème République est un régime faible et qu'il peut être tenu pour responsable de la défaite française. L'armistice et la défaite française fournissent donc l'occasion pour mettre fin à la République.

Le 10 juillet 1940, Pierre Laval réunit à Vichy le Parlement (la Chambre des Députés et le Sénat). Il leur demande de voter une loi constitutionnelle composé d'un article unique qui donne tous les pouvoirs à Pétain. Cette loi est adoptée par 569 voix contre 80. Ainsi commence un nouveau régime : "l'Etat français".

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15 décembre 2006 5 15 /12 /décembre /2006 17:59

Histoire de l'Armée rouge

1920
16 novembre

Fin de la guerre civile en Russie


Le général Russe Wrangel à la tête de "l'armée blanche" s'incline à Sébastopol face aux bolcheviks "L'armée rouge" qui a forcé l'isthme de Pérékop, s'est emparé de la ville et a contraint Wrangel et ses alliés de battre en retraite. La victoire des bolcheviks met fin à la guerre civile qui enflammait la Russie depuis la révolution d'Octobre 1917 et consacre Lénine
   
1937
12 juin

Les purges staliniennes


La campagne de purges lancé par Joseph Staline contre les prétendus trotskistes atteint le haut commandement de l'Armée rouge. Le maréchal Mikhaïl Toukhatchevski, ex-commissaire adjoint à la Défense soviétique et huit autres officiers supérieurs, sont passés au peloton d'exécution. Entre 1936 et 1938, des millions de soviétiques seront fusillés ou envoyés dans les goulags.
   
1945
2 mai

Le drapeau rouge flotte sur Berlin


Le photographe ukrainien Yevgeni Khaldei immortalise la prise de Berlin par l'Armée Rouge en photographiant un soldat plantant le drapeau soviétique sur le toit du Reichstag (chambre législative allemande). L'annonce du suicide de Hitler le 30 avril, de son remplacement à la tête du gouvernement par l'amiral Doenitz le 1er mai, puis de la prise de Berlin le 2, accélérèrent le processus de désagrégation de la Wehrmach,(armée allemande) et aboutit à la signature de la capitulation allemande.
   
1956
28 octobre

L’Armée rouge se retire de Budapest


Suite aux négociations d’Imre Nagy, revenu au pouvoir au lendemain de l’insurrection, les troupes soviétiques quittent la capitale hongroise. Cinq jours plus tôt, Enö Gerö donna l’ordre de tirer dans la foule, alors réunie sur la place Bem, pour manifester contre la présence soviétique. C’est ainsi que l’insurrection éclata. Malgré le retour de Nagy, les manifestants se procurèrent des armes et les affrontements se firent de plus en plus violents. C’est donc pour apaiser les tensions que le nouveau chef du gouvernement obtient le départ de l’Armée rouge.
   
1956
4 novembre

L’armée soviétique intervient à Budapest


Les troupes soviétiques entrent dans la capitale hongroise afin de mettre un terme à l’insurrection, qui sévit depuis le 23 octobre. Moscou n’a pas supporté le comportement du chef du gouvernement Imre Nagy, qui avait formé un gouvernement de coalition quelques jours plus tôt. Les négociations sont interrompues tandis que János Kádár met en place un gouvernement d’opposition, soutenu par l’URSS. Le feu est ouvert et, malgré leur résistance, les insurgés ne peuvent tenir tête aux quelques 2000 chars soviétiques. Ils sont totalement écrasés. Plus de 25 000 d’entre eux périssent à Budapest, tandis qu’une dizaine de milliers d’autres sont déportés. La lutte se poursuivra toutefois en province, durant près de deux semaines. Quant à Imre Nagy, il sera arrêté et conduit en Roumanie, avant d’être exécuté en 1958.
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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 13:10

La création des "opérations combinées "

Le Premier Ministre britannique, Winston Churchill, restait convaincu que le seul moyen de battre les Allemands était de porter la guerre en territoire français.

Pour mener à bien sa mission, trois points sont fixés : dans un premier temps, afin de permettre toute organisation militaire à partir de l'Angleterre, il faut écarter définitivement la menace d'une invasion allemande sur le sol Anglais.

Dans un deuxième temps, il faut entraîner et équiper une nouvelle armée Anglaise, extrêmement affaiblie par le début du conflit ; Dans un troisième temps, il faut à tous prix tirer profit de l'extraordinaire pouvoir industriel et économique des Etats-Unis d'Amérique.

En 1939, au commencement de la Seconde Guerre Mondiale pour la France et l'Angleterre, aucune armée n'a l'expérience d'opérations amphibies ; les troupes ne sont pas dotées d'engins amphibies et ne réalisent pas véritablement l'enjeu stratégique d'un débarquement.

Winston Churchill créé un organisme baptisé "Opérations Combinées", dans le but d'effectuer des assauts de faible importance matériel : des raids qui frappent rapidement et directement à un points sensible.

Le Premier Ministre Britannique souhaite voir la création des premières unités d'assaut spécialisées (que l'on appelle couramment de nos jours des "commandos") opérationnels dés le mois de juillet 1940. Le premier fait d'armes de cette unité se déroule sur l'île de Guernesey.

C'est en octobre 1941 que Winston Churchill nomme le jeune capitaine Lord Moutbatten à la tête du nouvel organisme "Opérations Combinées" avec les consignes suivantes : "Vous devez préparer l'invasion de l'Europe car, à moins de porter le combat contre Hitler sur terre, nous ne gagnerons jamais cette guerre".

Conférence de Téhéran

Les Russes, affrontant un ennemi féroce sur leur territoire, demandent de l'aide de toute urgence aux pays Alliés : les Américains, qui entrent en guerre au lendemain de l'attaque Japonaise sur l'île de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, leur envoient du matériel lourd (char, avions) et léger (armes, munitions, carburant) mais cela ne suffit pas.

Après le tournant de la Bataille de Stalingrad en 1942, l'Armée Rouge reconquiert le territoire perdu lors des combats précédents. Pourtant, le conflit reste extrêmement difficiles pour les troupes soviétiques : Staline demande aux dirigeants Alliés de se réunir afin que des décisions capitales dans le domaine militaire soient prises.

Ainsi, et pour la première fois, les trois principaux dirigeants des pays Alliés (Roosevelt pour les Etats-Unis, Churchill pour la Grande-Bretagne et Staline pour l'Union Soviétique) se réunissent afin de prendre des décisions militaires communes contre les forces de l'Axe. Le lieu de cette réunion est situé à Téhéran, l'actuelle capitale d'Iran

La rencontre débute le 28 novembre 1943 et prend fin le 1er décembre. Les chefs politiques décident notamment, à la demande de Staline, de préparer une vaste offensive permettant d'ouvrir un second front sur le continent Européen, mais cette-fois à l'Ouest. Churchill propose alors une attaque par la Méditerranée, frappant ainsi le "ventre mou" de l'Europe.

La conférence de Téhéran se termine sans qu'aucun véritable accords ne soit signé, mais les Américains suggèrent la création une opération, baptisée "Jubilee". Il s'agit d'un débarquement amphibie près de la ville de Calais dans le Pas-de-Calais au cours de l'été 1942.

Mais il faut impérativement venir en aide aux Soviétiques en ouvrant un second front à l'Ouest de l'Europe, ce qui accélère le travail des militaires Alliés travaillant aux "Opérations Combinées". Une chose est certaine, l'assaut se fera à partir de l'Angleterre, pour des raisons logistiques. Il faut à présent désigner le point du débarquement. Où débarquer ?

Les côtes de l'Atlantiques sont trop éloignées et de plus, les sous-marins allemands, les célèbres U-Boot, y font la loi. Il en est de même pour les côtes de Bretagne, tandis que le courant à proximité des plages belges est bien trop fort et risquerait de détruire un grand nombre d'embarcations ce qui représente un risque inutile. Quant aux plages de Hollande, les terres derrières les plages sont innondées et ne facilitent pas le débarquement de matériel à grande échelle.

Le raid sur Dieppe en août 1942 est confié à la 2ème division Canadienne, appuyée par les nouveaux tanks Churchill de 40 tonnes, qui doivent débarquer juste devant l'objectif, pendant que les commandos attaqueront sur les flancs pour neutraliser les batteries côtières installées sur les falaises. Mais la Royal Navy ne voulant pas risquer ses grosses unités dans les eaux étroites de la Manche, l'assaut n'est précédé d'aucune préparation d'artillerie de marine.

Ainsi, dés que les Canadiens mettent le pied sur le sol français, ils sont accrochés sur la plage exposée aux tirs et seuls quelques-uns parviennent à franchir la digue de béton et à s'infiltrer en ville.

Des renforts qui devaient être envoyé au combat, ne l'ont pas été car les Alliés ont simplement "testé" le Mur de l'Atlantique. Les mouvements ennemis ont été observés, chronométrés et analysés afin de préparer un assaut de plus grande envergure plus tard.

Les soldats Canadiens et Britanniques, qui se sont battus courageusement, qui sont morts au combat, qui ont été blessés, fait prisonniers ou disparus ont été sacrifiés pour permettre aux Alliés de recueillir des enseignements pour un futur débarquement de plus grande envergure.

COSSAC

Pour monter l'opération qui doit ouvrir un nouveau front à l'Ouest de l'Europe, les Alliés souhaitent voir la création d'une organisation réunissant le plus grand nombre de professionnels des opérations combinées.

C'est ainsi que le COSSAC voit le jour. Il s'agit du "Chief of Staff to the Supreme Allied Commander", une organisation militaire représentée en la personne de Frederick Morgan.

Les missions du COSSAC sont les suivantes : choisir le lieu exact de débarquement, collecter un maximum de renseignements à partir des opérations amphibies combinées déjà menées (opérations en Afrique du Nord : "Sledghammer" et "Torch", ainsi qu'à Dieppe : "Jubilee"), et enfin palier aux problèmes de transport de troupes.

Choix de la Normandie

Le COSSAC doit tout d'abord définir le lieu d'invasion à l'Ouest de l'Europe. Les avis sont très partagés au sein des militaires alliés. La décision se porte finalement sur les côtes du Nord de la France, en Normandie, à proximité immédiate de l'Angleterre. Cette stratégie est présentée en août 1943 lors de la Conférence de Québec : la Normandie est le point de départ de l'invasion alliée à l'Ouest de l'Europe.

Voici les raisons : les côtes bretonnes sont trop éloignées de l'Angleterre pour être abordées, les terres en Hollande sont inondées et ne permettent pas la mise en place d'une tête de pont solide, les courants des côtes belges sont très forts et donc dangereux, et surtout les Allemands attendent les Alliés dans le Pas-de-Calais car le bras de mer entre l'Angleterre et la France est, à cet endroit, le plus réduit.

Les plages normandes sont en grande majorité des plages sableuses. On y trouve également des galets. La composition des plages normandes est relativement proche de celles de l'Ouest de l'Angleterre. Ainsi, les soldats peuvent s'entraîner outre-Manche et l'on peut même tester la résistance des chars en manoeuvre sur ce type particulier de sable.

L'Angleterre comme base militaire

Pour réaliser l'Opération Overlord alors en préparation, les généraux alliés s'accordent sur la nécessité d'une concentration de troupes en Grande-Bretagne en prévision d'une invasion de plus grande envergure de la France, opération surnommée "Round-up" (Rassemblement).

Dans un premier temps, dans le cadre de la préparation de l'invasion, les armées alliées doivent s'équiper, se former, s'entraîner, pour mener à bien des missions diverses et précises. Les troupes américaines et canadiennes profitent des installations militaires sur leur sol, mais il faut déjà penser à l'acheminement du matériel et des hommes en Angleterre, base de lancement pour l'attaque en Normandie.

A partir de la fin 1942, les premiers navires de transports quittent le continent Nord-américain et gagnent la Grande-Bretagne. Une lutte intense anti-sous-marine commence dans l'Atlantique entre les navires de surface alliés et les sous-marins U-Boot allemands.

Mais à partir de 1943, la bataille semble gagnée par les Anglos-Américains qui coulent de plus en plus de bâtiments appartenant aux forces de l'Axe, alors que les officiers mariniers allemands détruisent de moins en moins de convois alliés.
Une fois débarqués en Angleterre, les soldats alliés sont installés à divers endroits du pays, tandis que le matériel (char, véhicules de transport, canons...) est stocké dans des bases tenues soigneusement secrètes.

Dans le cadre des préparatifs du Jour-J, le programme économique du prêt-bail bat son plein, et les Américains livrent des centaines de véhicules, des bâtiments de guerre, et de l'armement individuel aux Britanniques, en l'échange de l'utilisation de terres occupées jusqu'alors par les troupes du Commonwealth. Le parc militaire britannique s'agrandit, tandis que les industries de l'armement situées aux Etats-Unis fonctionnent à plein régime

Le travail des avions de reconnaissance alliés est considérable : les photographies prises par ces derniers apportent des renseignements importants aux stratèges anglos-américains, qui organisent en conséquence les entraînements des forces alliées. De nombreux pilotes d'avions parachuteurs et de planeurs sont formés, très souvent des exercices amphibies sont organisés, et des parachutages par tous les temps sont effectués au-dessus de l'Angleterre.

Les troupes alliées sont entraînées sans arrêt et leur moral est au beau fixe. Les bâtiments de guerre et de transport sont de plus en plus nombreux dans les ports britanniques et les raids aériens augmentent en intensité sur les côtes du Nord-Ouest de la France. En effet, le rivage Français situé entre La Pallice au Sud et Dunkerque au Nord est constamment bombardé à partir de janvier 1944, et la fréquence de ces raids augmentera considérablement à partir de mai 1944.

Ce gigantesque rassemblement de troupes, de véhicules et de navires en Angleterre ne passe pas inaperçu et les Alliés le savent très bien. Les Allemands, qui comprennent rapidement qu'une vaste opération amphibie est en préparation, décident d'augmenter les effectifs des agents de renseignement positionnés en Angleterre.

Les Alliés, qui s'attendaient à ce genre de situation, ont préparé l'Opération Fortitude, chargée de désinformer les services de renseignement allemands. Ainsi, une véritable "armée fantôme" va voir le jour en Angleterre, dotée de véhicules blindés gonflables et de canons en bois. Ces unités factices sont positionnées en masse en face du Pas-de-Calais, dans la région de Douvres. Les avions de reconnaissance allemands vont observer et photographier cette armée de leurres en pensant qu'il s'agit d'unités aux ordres du redouté général Patton, fin prêtes à débarquer dans le Pas-de-Calais.

Aussitôt, la XVème armée allemande, stationnée dans le Pas-de-Calais, est mise en alerte. Les Alliés sont désormais passés maîtres dans le domaine du renseignement et protègent ainsi parfaitement le bon déroulement des préparatifs du Débarquement de Normandie : le succès de l'Opération Fortitude est total.

Résistance Française

Pour que ce débarquement en Normandie soit une réussite complète, les Alliés demandent aux réseaux de la Résistance française de participer à la préparation de cette opération qui porte désormais le nom d'Opération Overlord.

Les alertes sont envoyées aux résistants par l'intermédiaire de la radio : la BBC, lors de son émission Française, émettait des messages codés qui avaient tous leur signification et leurs destinataires. Ainsi, cinq jours avant le 6 juin 1944, Jour J, les auditeurs de l'émission Française de la BBC peuvent entendre les trois premiers vers du poème "Chant d'Automne" de Verlaine ("Les sanglots longs - Des Violons - De l'automne...").

La signification de ce message est la suivante : le débarquement aura lieu au cours de cette semaine et une fois les trois prochains vers de ce poème émis ("Blessent mon coeur - D'une langueur - Monotone..."), l'offensive commencera dans les 48 heures. Ces messages, très nombreux, annoncent le début d'opérations de sabotage : les résistants détruisent alors des chemins de fer, des lignes téléphoniques et installent des mines antichars sur les routes. Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, près de 1000 actions de sabotage seront effectuées par la Résistance française.

L'organisation Todt

Une fois la France envahie, les forces allemandes se sont concentrées sur le front Est, face aux Russes, laissant quelques dizaines de divisions en stationnement sur les côtes à l'Ouest. Cependant, les officiers allemands s'attendent à un débarquement justement à l'Ouest qui viendrait attirer les divisions de l'Est pour désengager le front Russe.

Pour prévenir tout débarquement, les Allemands font appel à l'Organisation Todt, une entreprise militaire spécialisée dans les constructions à vocation militaires, comme des casemates, des routes empruntées par des blindées, etc. Et dés 1941, des travaux commencent face à l'Angleterre, une fois la tentative d'invasion allemande d'Hitler annulée. Des fortifications en béton armé sont construites de la Norvège au Pays-Basque Espagnol et en Méditerranée, accompagnées de champs de mines, de milliers de kilomètres de barbelés, de nids de mitrailleuses et de lance-flammes, de défenses de plages, de fossés anti-chars...

Images : Défenses de plages sur les côtes normandes (photo prise d'un appareil de reconnaissance Allié) Défenses de plages sur les côtes normandes (photo prise d'un appareil de reconnaissance Allié).

Cette fortification, très vite appellée le "Mur de l'Atlantique", se renforce dans des zones "sensibles", face à l'Angleterre par exemple, au Pas-de-Calais, où un débarquement est plus que probable selon les généraux allemands. Des batteries côtières armées de canons de fort calibre sont construites à des endroits clés des côtes, pour protéger un port ou un estuaire.

Images : Un canon Allemand de fort calibre pointé vers le large Un canon allemand de fort calibre pointé vers le large.

En août 1942, les Alliés organisent un raid "test" à Dieppe qui échoue, face aux fortifications allemandes, fautes de renforts. Les officiers de l'Etat-Major allemand prennent conscience du risque majeur de dégarnir les côtes du Nord-Ouest de l'Europe : ils font stationner la XVème Armée dans le Pas-de-Calais, forte de 150000 hommes.

Images : Les "Asperges de Rommel", poutres de bois devant éventrer les engins de débarquement Les "Asperges de Rommel", poutres de bois devant éventrer les engins de débarquement.

Le Général Rommel

Depuis janvier 1944, Rommel (surnommé " le renard du désert " en raison de ses victoires en Afrique du Nord) est nerveux. Sous les ordres de von Rundstedt, il est responsable d'un secteur difficile : la côte normande, face aux côtes de l'Angleterre.

Images :  Un guetteur Allemand regarde avec ses jumelles vers le large

Un guetteur allemand regarde avec ses jumelles vers le large.

Il estime que le dispositif de défense de son secteur n'est pas suffisant : il décide alors de faire innonder les prairies pour empêcher l'arrivée de parachutistes, il fait planter des pieux le plus souvent minés sur les plages de Normandie, destinés à prévenir l'atterrissage de planeurs (on retrouve ce même dispositif à l'intérieur des terres) et l'accostage de péniches de débarquement. Son expérience des combats d'Afrique du Nord lui est bénéfique et il sait que si les Alliés parviennent à débarquer sur les côtes contrôlées par les Allemands, il n'est pas pensable de pouvoir les rejeter à la mer plus tard.

Images : Tobrouk Allemand armé de deux mitrailleuses MG 42 Tobrouk allemand armé de deux mitrailleuses MG 42.

 
Images : Un pieux miné, destiné à empêcher tout débarquement aérien ou naval Un pieu miné, destiné à empêcher tout débarquement aérien ou naval.

Ainsi les travaux se multiplient principalement sur les côtes de la France du Nord et jusqu'en Hollande. Mais l'Allemagne est encore en guerre en Russie et en Italie : ces deux fronts demandent une très importante quantité de matières premières et de matériel militaire divers.

L'organisation Todt lance plusieurs opérations de ratissage dans toute l'Europe pour récupérer le maximum de matériel qui peut lui être utile lors de la confection de ce gigantesque "Mur de l'Atlantique".

Images : Défenses de plages dénommées "Hérissons Tchèques". Leur rôle est de détruire les engins de débarquement Défenses de plages dénommées "Hérissons Tchèques". Leur rôle est de détruire les engins de débarquement.

En Normandie, et comme ailleurs, les Allemands ont construit des batteries d'artillerie côtière puissamment armées et protégées par des points d'appui. Entre Barfleur et Le Havre, on dénombre pas moins de six batteries : celles de Merville, de Longues-sur-Mer, de la Pointe du Hoc, de Maisy, d'Azeville et de Saint-Marcouf. Elles sont capables de tirer jusqu'à 30 kilomètres et inquiètent fortement les Alliés.

Images : Un blockhaus Allemand camouflé en maison Normande pour tromper les aviateurs Alliés Un blockhaus allemand camouflé en maison Normande pour tromper les aviateurs Alliés.

Des yeux et des oreilles

Le Mur de l'Atlantique n'est pas seulement composé de blockaus et de champs de mines. De très nombreuses stations radar sont placées sur tout le littoral de la Norvège à l'Espagne, ainsi que des stations d'écoute. On peut trouver, entre Cherbourg, Vire et Le Havre : 1 radar d'identification, 2 radars de type "Freya" 5 radars de veille côtière à longue portée, 7 radars de veille côtière et 14 radars géants de type "Wurzburg". Souvent, ces radars sont couplés à de redoutables canons antiaériens, le plus souvant des canons de 88.

Images :  Réseau de tranchées menant au bunker de combat au-dessus de la plage Réseau de tranchées menant au bunker de combat au-dessus de la plage.

Pour contre-attaquer en cas de débarquement en Normandie, les forces militaires allemandes disposent de trois divisions blindées et un régiment de parachutiste, en plus des divisions d'infanterie classiques disposées le long du littoral.
Ces dernières sont en général composées d'unités retirées du front Est et placées en Normandie pour que les soldats qui les composent puissent se reposer.

Images :  Un canon Allemand de 50 mm monté sur tobrouk à proximité du point d'appui de la Batterie de Merville Un canon allemand de 50 mm monté sur tobrouk à proximité du point d'appui de la Batterie de Merville.

Ces allemands qui sont en Normandie vivent au rythme des bombardements Alliés qui, régulièrement, touchent des objectifs côtiers et leur rappelle que la guerre n'est pas terminée.
Il semble pourtant clair que les Alliés vont tenter d'ouvrir un front à l'Ouest. Mais où et quand ?

Préparations de l'Opération Neptune

Les officiers de la Marine Alliée reçoivent, le 10 avril 1944, la confirmation d'un débarquement au Nord de la France et plus précisemment sur les côtes de Basse-Normandie. Cette opération, nom de code Neptune, sera supervisée par le commandant en chef de la flotte Alliée : l'Amiral Bertram Ramsay.

Image : Une partie de l'armada Alliée dans un des ports de l'Angleterre Une partie de l'armada Alliée dans un des ports de l'Angleterre.

Dans un premier temps, quatre secteurs de plages sont choisis, situés en les rivières Rives et Ornes dans la région Calvados et désignés par un nom de code spécifique : Omaha, secteur américain, Gold, Juno et Sword, secteurs Anglo-franco-canadiens.

Mais très rapidement, le Général Anglais Bernard Montgomery informe le Haut-Commandemant Allié que la capture de Cherbourg est une prioritée pour le bon déroulement de cette opération, sachant qu'il est le port en eau profonde le plus proche de ces quatre plages d'invasion. Il souhaite voir la création d'une cinquième plage de débarquement, située à l'Ouest d'Omaha, directement au Sud de Cherbourg, dans la région du Cotentin : c'est la naissance du secteur de plage Utah, qui sera américain.

Image : L'embarquement de soldats Américains sur les navires de transport Alliés L'embarquement de soldats américains sur les navires de transport Alliés.

Toutes les forces de débarquement seront désignées comme appartenant au 21ème Corps d'Armée et seront incluses dans la 1ère Armée américaine et la 2ème Armée Britannique. C'est le Général Montgomery qui se porte à sa tête.

Composition de l'Armada

Au total, la flotte se compose de cinq grandes forces, une pour chaque plage. 8 à 16 convois distincts composent à leur tour les cinq principaux. L'ensemble de ces forces représentent plus de 5300 embarcations de tout types additionnées à 4000 embarcations relais entre le rivage et les navires au large. Cette flotte est basée principalement dans cinq ports d'Angleterre.

Image : Un "Landing Craft Tanks", transportant des blindés et des hommes, se dirige vers le large Un "Landing Craft Tanks", transportant des blindés et des hommes, se dirige vers le large.

C'est l'Amiral Kirk qui dirige le secteur américain : Force U (pour Utah) positionnée à Plymouth, et Force O (pour Omaha) positionnée à Portland. Quand au secteur Anglo-franco-canadien, c'est l'Amiral Vian qui les dirige : Force S (pour Sword) positionnée à Portsmouth, Force G (pour Gold) positionnée à Southampton, et la Force J (pour Juno) positionnée à l'île de Wight.

 
 
Image : Sur le pont de ce navire de transport, les soldats Alliés se divertissent pendant la traversée Sur le pont de ce navire de transport, les soldats Alliés se divertissent pendant la traversée.

Des forces supplémentaires d'appui (Forces B et L) sont basés près de Falmouth et de Nore et 12 dragueurs de mines doivent ouvrir les chenaux vers la côte française en avant des péniches de débarquement.

Les navires de la flotte Alliée mouillant dans des ports différents ne réalisent pas la même distance les séparant des plages Normandes. Il est alors prévu que les divers convois navals mis en mouvement à des heures différentes en fonction du trajet à parcourir passeront par une large zone de rassemblement nommée "Z" et dite "Picadilly Circus", au Sud des côtes Anglaises, plus précisemment à 30 km au Sud-Est de l'île de Wight, et se dirigeront vers leurs plages respectives par 5 chenaux ouverts au préalable par les dragueurs de mines.

Image : Une maquette de LCA (pour Landing Craft Assault), un engin utilisé pour le débarquement de 30 soldats environs

Une maquette de LCA (pour Landing Craft Assault), un engin utilisé pour le débarquement de 30 soldats environ.

Pour préparer le terrain aux hommes par un bombardement massif et pour défendre les péniches de débarquement des attaques allemandes, l'Armada Alliée comporte 325 vaisseaux de guerre, dont 101 destroyers. L'appui naval est fourni par 6 cuirassés, 2 monitors, 22 croiseurs et 93 contre-torpilleurs.

Image : Un LCF chargé de la protection des convois Un LCF chargé de la protection des convois.

Bien que cette flotte Alliée est essentiellement formée de navires américains et Britanniques, on trouve également des bâtiments Français, Polonais, Norvégiens, Grecs, Danois et Hollandais.

La traversée de la Manche

Alors que les préparatifs du Débarquement se terminent et que déjà de nombreux soldats Alliées sont postés dans des navires Alliés, attendant le départ vers la Normandie, une tempête se forme en Manche, dès le samedi 3 juin 1944.

Image : Un des convois Britanniques traverse la Manche Un des convois Britanniques traverse la Manche.

Traversée de la Manche (suite)

Eisenhower décide, en raison d'une amélioration du temps prévue par la météo, le dimanche 4 juin à 04h15 : "Overlord aura lieu demain, 5 juin".

Eisenhower fixe la date du Débarquement, le "Jour J", au lundi 5 juin 1944, car les conditions de marées et de pleine Lune sont favorables. En effet, les marins Alliées reçoivent l'ordre de débarquer les fantassins sur les plages par marée basse afin de ne pas envoyer de péniches contre les fortifications de plages du "Mur de l'Atlantique". Les facteurs Lune et marée sont liés, mais ils ne sont que très rarement favorables en même temps.
C'est pourquoi si la date du 5 juin ou du 6 juin doit être annulée, les météorologues militaires pensent qu'un phénomène identique ne se reproduiera qu'en septembre 1944, soit quatre mois plus tard. Les Alliés ne peuvent se permettre un tel retard, certainement favorable aux forces de l'Axe.

Et c'est à l'aube du 4 juin que la flotte d'invasion se met en route. Mais elle est rappelée au bout de quelques heures, le temps étant devenu exécrable. Les hommes doivent attendre encore 24 heures ; quant aux troupes d'assaut, qui étaient déjà dans leurs embarcations depuis 5 jours, ce n'est plus pour elles qu'un petit délai supplémentaire.

Image : Le 4 juin, l'ordre du retour aux bases est donné par les avions Alliés au moyen de signaux lumineux Le 4 juin, l'ordre du retour aux bases est donné par les avions Alliés au moyen de signaux lumineux.

Pour le Chef Suprême des Armées Alliées, l'heure est tragique : s'il repousse à septembre 1944 le débarquement, qui sait si le secret de toute l'Opération Overlord ne sera pas découvert ? Et qui sait quel sera l'impact militaire si 1500000 soldats américains et 1750000 soldats du Commonwealth, auxquels viennent se rajouter 40000 unités provenant des pays occupés par les forces de l'Axe doivent rester bloqués sur le sol Britannique, sans compter tout le matériel de guerre ?

Mais le Général américain Dwight Eisenhower ne maîtrise pas la météorologie : la tempête l'empêche d'ordonner le départ avec assurance.

Image : Un bombardier moyen Américain B-26 survole l'armada Alliée Un bombardier moyen américain B-26 survole l'armada Alliée.

Pourtant, prenant toute la responsabilité de l'affaire, il décide que le Débarquement de Normandie commencera le surlendemain, le mardi 6 juin 1944 et prononce la célèbre phrase ; "O.k., let's go !" ("O.k., on y va !"). Le lendemain, à l'aube du 5 juin 1944, la flotte d'invasion reprend la direction de la Normandie et cette fois pour de bon.

Image : Les dragueurs Alliés détruisent en Manche une mine située à proximité du passage des convois Les dragueurs Alliés détruisent en Manche une mine située à proximité du passage des convois.

La force U (Utah), grosse de 1000 bateaux portant 30000 hommes et 3500 véhicules arrive la première et est, à 2 heures du matin le 6 juin 1944, à 15 km au large de son objectif, la plage de Saint-Martin-de-Vareville. Lors de la traversée, les premiers bâtiments englobent l'immense armada d'un rideau de fumée qui doit la protéger des sous-marins et des vedettes U-Boot allemandes.

Pourtant, les officiers allemands de l'Etat-Major ignorent toujours la présence de cette armada en Manche.

Protection des convois

Pendant la traversée, les ordres donnés aux officiers commandant les navires de guerre sont clairs : ils doivent ouvrir le feu sur tous les avions survolant à basse altitude la flotte, qu'ils soient amis ou ennemis. Les pilotes Alliés étant prévenus, ne pouvant pas descendre en deça d'une certaine altitude.
Pour protéger les différents bâtiments de l'armada Alliée de toute attaque aérienne à basse altitude, la plupart des navires qui possèdent un fort tonnage disposent d'un ballon volant à plusieurs dizaines de mètres de hauteur au-dessus de leur structure. Ce ballon est relié au navire par un cable en acier. Ce n'est pas le ballon qui va empêcher les attaques aériennes mais plutôt le cable d'acier qui risque de couper les ailes des avions volant à basse altitude pour attaquer l'armada.

Image : Sur cette photographie il est possible de distinguer les ballons captifs visant à protéger les navires Alliés Sur cette photographie il est possible de distinguer les ballons captifs visant à protéger les navires Alliés.

Un large nuage de fumée servant à camoufler l'armada dans une brume artificielle est envoyé à l'avant de la flotte Alliée par des vedettes.

Mais au large du Havre, 4 U-Boot surgissent du nuage de brouillard artificiel et tombent nez-à-nez avec la flotte Alliée et le convoi de la Force S (Sword) : immédiatement, ils envoyent leurs torpillent et effectuent un demi-tour très rapide, puis disparaissent dans le nuage de protection. Un navire de guerre Norvégien, le Svenner, est touché et sombre. Les survivants sont récupérés par les navires environnants. C'est l'incident majeur de la traversée.

Image : L'USS Thompson, qui doit ouvrir le feu le 6 juin 1944 sur les positions Allemandes d'Omaha L'USS Thompson, qui doit ouvrir le feu le 6 juin 1944 sur les positions allemandes d'Omaha.

Les bombardements

Pendant ce temps, 3460 avions bombardiers lourds et 1650 bombardiers légers et moyens Alliés larguent des centaines de tonnes de bombes sur la côte normande, visant les batteries et les fortifications du Mur de l'Atlantique.

A 5 heures 30 du matin, alors que le jour se lèvera 28 minutes plus tard, les 200 bâtiments de guerre Alliés dirigent leurs canons vers leurs objectifs en Normandie, situés entre Barfleur et le Havre, et ouvrent le feu. Le spectacle est terrifiant, le rivage s'embrase et les soldats Alliés qui gagnent les péniches de débarquement arrivent difficilement à respirer : le stress serre leur estomac et les obus des canons, qui survolent à quelques mètres au-dessus des barges les têtes des soldats, créent de tels appels d'air qu'il devient difficile de respirer.

Les barges se dirigent vers les cinq plages de débarquement, pendant que le bombardement naval se poursuit, jusqu'au moment du débarquement. Certaines péniches de débarquement sont équipées de lance-fusées afin de bombarder les positions allemandes jusqu'à l'instant où le premier soldat Allié pose le pied sur la plage de Normandie qu'il vient libérer.

Image : Ces soldats Américains rejoignent la barge qui va les mener au rivage Normand Ces soldats américains rejoignent la barge qui va les mener au rivage Normand.

 
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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 18:22

Stronghold

Take 2 se lance donc dans la simulation de château fort, une première dans l'histoire du jeu vidéo, si je ne m'abuse. Concrètement, ça ressemble énormément à n'importe quel STR, c'est-à-dire que vous aurez à votre charge toutes les parties de construction puis de gestion du château avec tout ce que cela implique : exploitation de ressources (bois, nourriture...), préparation militaire, économie. Bref, en tant que Seigneur, vous contrôlerez absolument tout dans votre château.

Test Stronghold PC - Screenshot 1Les éléments de construction s'affichent en bas de l'écran.

Les parties débutent généralement par l'installation du donjon et du grenier pour stocker la nourriture. Ensuite, c'est à vous d'organiser le reste. Les cabanes de bûcherons pour le bois, les postes de chasse pour le gibier, l'armurerie et les casernes pour les archers, les champs de blé, les carrières de pierre, les mines de fer... La logique implacable du genre veut que pour construire un bâtiment il est nécessaire de déjà posséder un stock de bois, de fer, ou de pierres et qu'il faut aussi prévoir un peu d'or pour le futur habitant. De l'or, justement, vous en gagnerez grâce aux impôts que vous prélèverez sur votre peuple. A vous de voir si vous voulez saigner à blanc vos protégés en fixant un impôt exorbitant ou au contraire, si vous voulez leur donner de l'argent pour qu'ils restent chez vous (qui a dit pot de vin ?). Jusque là, rien d'extraordinaire, en tout cas, rien qui pourrait différencier Stronghold de ses petits camarades. En fait, seul le contexte historique du jeu lui permet d'apporter quelques petites innovations telles que la construction de douves remplies d'huile ou l'utilisation de béliers et de catapultes... A noter qu'il est possible d'utiliser les catapultes pour envoyer du bétail malade dans les châteaux adverses ! Une idée très intéressante :)

Test Stronghold PC - Screenshot 2Le feu est une arme redoutable.

Votre popularité joue un rôle primordial dans Stronghold et c'est sans aucun doute l'aspect sur lequel vous devrez vous focaliser. Si votre cote de popularité est assez haute, vous attirerez du monde au château et donc de la main d'œuvre et des soldats. A l'inverse, en étant impopulaire, vous ferez fuir tout le monde et vous vous retrouverez bien vite tout seul. Pour influer sur la popularité, vous pourrez bien sûr jouer sur les impôts, mais aussi sur les rations de nourriture. Vous pourrez également organiser des événements spéciaux (foires, spectacles, mariages...) ou construire des auberges (pour la bière) afin de divertir tout le monde. Une autre méthode consiste à régner par la terreur en construisant des potences, des cachots et des tables d'écartèlement.

Test Stronghold PC - Screenshot 3Diriger un aussi grand nombre de soldats n'est pas toujours facile.

Stronghold compte de nombreux modes de jeu. Que vous préfériez la gestion ou le combat, vous trouverez facilement votre bonheur. Les plus pacifiques d'entre vous, trouveront donc une petite campagne ainsi que plusieurs missions uniquement basées sur l'économie et la gestion. De même, les plus violents s'amuseront avec les missions de sièges ou d'invasions qui consistent donc à défendre ou à s'emparer d'un château. La campagne principale (une vingtaine de missions) mélange, elle, les deux aspects du jeu avec en toile de fond un scénario de guerre teinté de vengeance personnelle. Bien entendu, le multi-joueur n'est pas en reste et que ce soit par internet ou en réseau local, vous pourrez vous adonner aux joies du château fort à plusieurs. Un éditeur de cartes et un mode de construction libre ont aussi été inclus pour prolonger le plaisir.

Test Stronghold PC - Screenshot 4Vous pouvez utiliser une vue plus éloignée.

Malgré son moteur 2D un peu cheap, Stronghold parvient à garder un niveau visuel tout à fait convenable. Les sprites sont assez détaillés et on ne rencontre aucun problème pour reconnaître la fonction de chaque personnage dès le premier coup d'œil. De nombreuses animations sur les cartes (feuilles des arbres agitées par le vent, animaux qui courent, cascades d'eau) donnent beaucoup de vies aux différents environnements. Le son n'est pas mal non plus même si les voix sont un peu bizarres. Les acteurs ont tenté de prendre un accent moyenâgeux (si tant est qu'il en existe un !) assez ridicule qui dénote clairement avec le reste du jeu beaucoup plus sérieux. Les musiques et bruitages sont quant à eux très bons. J'aime particulièrement les clameurs et les cris des soldats lors des invasions.

Test Stronghold PC - Screenshot 5L'organisation du château sera sous votre responsabilité.

L'interface, tout à la souris, n'est malheureusement pas très convaincante. Impossible par exemple de faire pivoter les éléments de construction (murs, maisons...) avant de les placer. Pour les orienter de la manière souhaitée, il faut en fait faire pivoter la carte elle-même ! Vous pouvez imaginer la lourdeur de la procédure... Impossible, non plus, de sélectionner des unités autres que militaires. Ainsi, si un bûcheron rencontre un ennemi, vous ne pourrez rien faire pour le sauver et vous assisterez impuissant à sa mort. Ces quelques remarques sont, à mon avis, les seuls défauts du jeu. Bien sûr, on peut quand même se demander si le jeu n'est pas un peu répétitif. Tout dépend en fait du joueur et de la tactique adoptée. En tout cas, Stronghold dispose d'assez d'éléments pour diversifier les parties le plus possible. Pour résumer, c'est un bon titre qui trouvera sa place chez tous les passionnés de Moyen-Age.

Stronghold Crusader

Fini les châteaux forts européens bien planqués à l'orée des bois, place aux places fortes en plein désert. Avec ce stand alone basé sur son simulateur de château, Take 2 nous dépayse en nous proposant de revivre les Croisades des onzième et douzième siècles. Décidément, avec Stronghold, on joue la carte de l'original jusqu'au bout.Dans la pratique, le gameplay ne connaît pas vraiment de révolution et c'est exactement le même système de jeu que l'on retrouve ici. Sans entrer dans les détails, je vous rappelle que l'on se situe dans un système à la frontière entre le STR et le jeu de gestion. Il vous est donc toujours proposé de bâtir votre forteresse, de gérer vos ressources tant humaines que vivrières et bien sûr les classiques matières premières nécessaires à la construction de bâtiments ou d'objets (armes, machines de guerre mais aussi boulangerie et moulins, etc.). On peut dire que le but du jeu dans Stronghold est, à la base, de gérer efficacement son château et d'être apte à faire face à toute situation, y compris militaire. Une simulation réaliste donc, puisqu'après tout, les seigneurs ne passaient pas absolument tout leur temps à se foutre sur la tronche (une bonne partie soit, mais tout de même...). Tout ça pour vous dire que les aficionados du titre original auront tôt fait de retrouver leurs marques.

Test Stronghold Crusader PC - Screenshot 1On en apprend des choses. Et puis ça met dans le bain.

Alors quoi de neuf dans Crusader ? Une nouvelle ambiance tout d'abord. C'est d'ailleurs un véritable cours d'histoire qu'on nous prodigue. Avant chaque mission du mode campagne, un bref commentaire vous présentera la situation historique et le contexte précis dans lequel vous devrez remplir vos objectifs. C'est presque ludo-éducatif (mais pas trop, pas peur) et en tout cas, ça met bien dans l'ambiance. Le nouveau mode campagne, vous l'aurez compris vous offre donc un scénario qui vous emmènera à la conquête d'Héraclée d'Antioche, et de Jérusalem. Mais ce changement géographique aura tout de même une certaine influence sur votre jeu, le désert est un milieu hostile et le moindre oasis deviendra un précieux trésor.

Test Stronghold Crusader PC - Screenshot 2Des batailles épiques.

Autre nouveauté, un éditeur de scénario et surtout un mode escarmouche qui vous mettra à rude épreuve dans une cinquantaine de missions toutes neuves! Pas moins. Le tout étant, bien entendu, jouable online. Citons aussi le mode construction libre qui permettra aux gestionnaires de bâtir et de gérer la vie de leur château en toute sérénité, sans craindre de subir les assauts d'une horde de guerriers hargneux (attention tout de même aux lions). Et enfin, dernier point, SC est livré en série avec de nouvelles unités et bâtiments (soulignons au passage l'importance des églises et le poid de la Foi de vos habitants) ainsi que la possibilité de choisir son camp selon que l'on se sente l'âme d'un Richard Coeur de Lion ou d'un Saladin.

Test Stronghold Crusader PC - Screenshot 3Dans le désert pas d'eau, donc gare au feu.

Voilà, c'est en définitive un beau lifting que s'offre Stronghold. Une nouvelle ambiance, un nouveau scénario, de nouveaux modes de jeux. Le gameplay ayant déjà fait ses preuves, on ne dira rien sur le sujet. Seule la réalisation à pris un très léger coup de vieux, le jeu a tout de même un an, mais ça reste très correct. Si vous avez aimé l'original, vous aimerez le stand alone, quant aux non-initiés, ils se feront sûrement plaisirs, d'autant plus que, comme tout stand alone, il ne nécessite pas le jeu d'original.

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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 18:18

Medal Of Honor, ou comment user et abuser d'une idée jusqu'à plus soif et surtout jusqu'à l'usure quand on voit le dernier épisode paru sur console, Soleil Levant. Une fois n'est pas coutume, EA nous offre une nouvelle version qui fait un effort d'innovation. Enfin, uniquement avec des choses déjà vues dans d'autres jeux mais ne boudons pas notre plaisir. Du moins ne nous montrons pas trop difficile. Au premier abord, personne ne perdra ses marques en prenant le jeu en main, le gameplay est toujours axé arcade et mise toujours sur des d'événements scriptés mais Faucons de Guerre parvient à ne plus enfermer le joueur dans un dédale de couloirs hollywoodiens. Aujourd'hui, les niveaux sont beaucoup plus ouverts que dans les épisodes précédents laissant une certaine part à l'exploration qui vous mènera à découvrir des objectifs bonus cachés. mais surtout, on pourra enfin choisir plusieurs possibilités de progression. Si la route vous est bloquée par un barrage, vous pourrez aussi bien décider de vous équiper du matériel nécessaire au nettoyage et emprunter cette voie plus risquée mais plus rapide, ou bien contourner l'obstacle en trouvant une porte ouverte quelconque. Certes, toute les voies utilisables sont scriptées, mais au moins vous avez le choix.

Test Medal Of Honor : Faucons de Guerre Playstation 2 - Screenshot 14De St-Nazaire à Stallingrad, en passant par l'Afrique du nord, c'est des coups à être malade.

La multiplication du nombre de rails que l'on peut suivre ne peut être qu'accueillie favorablement. D'autant que la mise en scène du jeu, cause originale de sa linéarité si décriée, est toujours aussi percutante. Mais ce n'est pas la seule nouveauté notable dans le jeu. Maintenant, vous avez des copains, des équipiers qui vous suivent un peu partout et à qui vous pouvez donner des ordres. Enfin, "des" ordres, ça veux dire 2 : aller là ou revenir à côté de vous. Comment qualifier vos équipiers ? Vous voyez Forrest Gump ? Bon, ben on serait mieux avec lui qu'avec eux. En premier lieu, EA a décidé qu'il vous incombait de les soigner dès qu'ils ont un bobo, de quoi énerver nombre de joueurs, mais de toutes façons vous ne le ferez pas longtemps. Dans la mesure où cela vous fait perdre vos propres medikits et que l'utilité des équipiers est inexistante, le calcul est simple : on les laisse mourir, et si on pouvait les tuer soi-même pour gagner du temps, on le ferait. Vos alliés sont stupides et suicidaires, se jetant avec conviction et courage sous le feu ennemi, ou s'agitant d'une manière ridicule au lieu de rester en position comme de bons soldats tenant un tant soit peu à l'intégrité de leur casque. Quant au fait de les soigner, il arrive qu'on n'y arrive pas, ces crétins changeant en permanence de position, vous obligeant à leurcourir après.

Bref, voilà un ajout parfaitement inutile et qui commence déjà à faire douter de la bonne volonté des développeurs. "Ben quoi, nous aussi on a un système d'ordre et de jeu en équipe". Mouais... Mais ce n'est pas fini, il y a encore un autre ingrédient qui vient se greffer à la sauce Medal Of Honor, l'adrénaline. Et là, on se demande quand même comment les développeurs osent encore dire que MoH est un shooter réaliste au lieu d'assumer son aspect arcade qui n'a rien de honteux. Vous avez donc à votre disposition une jauge d'adrénaline qui se remplit au gré de vos tirs. Une fois pleine, vous pourrez l'utiliser ce qui aura deux conséquences. La première étant de ralentir vos perceptions, la seconde : vous rendre invincible. Alors que les situations de stress intense puisse donner la sensation que l'on perçoit mieux les choses, je veux bien, mais moi des soldats devenus invincibles, j'en n'avais jamais entendu parler, ou alors dans X-Files. Bref, ça, c'est uniquement, pour mauvaise la foi de certains porte-parole. toujours est-il que si on a tendance à juger cette fonction superflue dans les premières missions, lorsqu'on aborde les campagnes suivantes (le jeu en comptant 4, très courtes), on en vient à changer d'opinion. Il faut dire qu'après un début d'une facilité effrayante, le niveau de difficulté grimpe en flèche par la suite, plongeant le joueur au milieu de situations plus que périlleuses qui ne le resteront pas longtemps une fois que l'on se sera souvenu de cette fameuse adrénaline qui viendra rétablir un certain équilibre entre vous, tout seul, et les allemands, stupides mais nombreux. Oui, stupides, parce que bon, niveau IA, c'est certes bien meilleur que Soleil Levant, mais on reste face à des ennemis assez restreints sur le plan intellectuel. Les allemands se contente du minimum vital et savent au moins se mettre à couvert mais ont toujours tendance à lever la tête comme des coucous suisses. C'est bien leur nombre qu'il faudra craindre et pas leur ruse.

Test Medal Of Honor : Faucons de Guerre Playstation 2 - Screenshot 16Difficile de ne pas savoir quel est le prochain objectif.

Finalement, parmi les nouveautés, une seule se montre véritablement appréciable, la multiplication (et non la fin) des rails qui vous permettent de traverser une mission, ainsi que l'apparition d'objectifs bonus qui rendent le jeu plus d'intéressant à jouer. Mais si Faucons de Guerre redresse la barre, il n'est qu'un premier pas en avant vers une évolution de la série. Un pas encourageant, mais pas encore suffisant.

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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 18:10

American Conquest

Reprenez le principe d'un Cossacks avec ses batailles engageant des milliers d'unités, transposez-le, dans une période historique particulièrement riche à partir de la découverte de l'Amérique et vous obtenez un résultat délicieux. Douze nations et tribus à représenter, huit campagnes colossales, des missions indépendantes en plus, des parties sur cartes aléatoires, le tout avec la possibilité d'afficher jusqu'à 16 000 unités à l'écran sur des cartes gigantesques, voici un programme plutôt alléchant. American Conquest est un véritable raz de marée sur le genre de la STR avec une dimension de gestion poussée, mais également des enjeux tactiques et stratégiques absolument passionnants.

Test American Conquest PC - Screenshot 1A l'attaque !

Alors disons tout net, le nouveau jeu de STR issu de GSC Game World est totalement monstrueux au niveau du contenu qu'il nous propose. Arborescence différente en fonction des nations ou tribus sélectionnées, gestion assez pointue au niveau des ressources, de nombreuses upgrades et autres améliorations pour les unités ou les méthodes de production, bref, rien qu'au niveau gestion il y a de quoi faire. Mais ce n'est pas tout et comme chez GSC on maîtrise l'art des batailles rangées, une fois encore il a fallu qu'ils nous collent des dizaines de milliers d'unités à gérer, ce qui devrait faire le bonheur des amateurs de stratégie proprement dite. Les maniaques des formations en carré, en ligne ou en V vont pouvoir s'éclater, le tout avec une excellente visibilité en plus, puisque le titre intègre deux types de vues afin de profiter au mieux des terribles batailles ou encore, d'avoir la lisibilité nécessaire pour bien gérer sa ville. Les batailles sont assez intenses, leur déroulement assez technique par moment et si l'on s'imagine que seul le grand nombre d'unités permet de remporter la victoire, il n'en est rien. Les forteresses offrent des défenses particulièrement redoutables et il faudra donc bien se préparer avant chaque offensive. Comme dans la réalité, la topographie et la végétation modifient la portée des tirs ou l'efficacité de certaines unités. Autre point intéressant, la possibilité de s'emparer des structures ennemies en y plaçant des hommes, une technique assez rageante lorsqu'on la subit, il conviendra donc de protéger convenablement chaque bâtiment.

Test American Conquest PC - Screenshot 2De jolis bâtiments.

Au niveau de l'interface, celle-ci est particulièrement ergonomique et permet d'un simple clic de donner des ordres à chaque groupe d'unités ou bâtiment de production. La prise en main est aisée grâce à des campagnes dont la difficulté s'avère très progressive pour toutefois devenir rapidement assez corsées. Les missions indépendantes sont assez difficiles également alors que le mode carte aléatoire donnera également pas mal de fil à retordre compte tenu du bon niveau d'I.A.

Concernant les graphismes on notera que tout ceci est particulièrement bien réalisé même si le grand nombre d'unités nuit parfois à la bonne jouabilité. Les environnements et unités mêlent 2D et 3D pour un rendu très réussi et des personnages assez réalistes. Les cartes sont esthétiques, vastes et variées, l'éditeur permettra même aux plus mordus de créer leurs propres niveaux de jeu. On appréciera enfin la variété dans les costumes des soldats, dans le design des bâtiments ou même dans la foule d'unités différentes qu'il est permis de diriger. Au niveau sonore, American Conquest fait dans le sobre mais efficace, bref, rien à redire à ce niveau-là.

Test American Conquest PC - Screenshot 3Les forts offrent une bonne protection.

En somme, GSC Game World nous sortent le jeu de STR qui pourrait peut-être bien détrôner Cossacks au royaume de la stratégie en temps réel. Doté d'un background solide, riche au niveau de son contenu, vaste en matière de possibilités tactiques et stratégiques voici un titre qui trouvera tout à fait sa place dans la ludothèque des amateurs du genre et ceci pour un bon moment vu la longévité record du jeu.

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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 17:08
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