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11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 18:30

Émile Loubet, né le 30 décembre 1838 à Marsanne (Drôme), mort le 20 décembre 1929 à Montélimar (Drôme), est un homme d'État français, président de la République française (18 février 1899 - 18 février 1906) sous la Troisième République.

Président de la
République française
Portrait officiel
Émile Loubet
8e président de la République
Élu le 18 février 1899
Présidence 18 février 1899
18 février 1906
Prédécesseur Félix Faure
Successeur Armand Fallières
Naissance 30 décembre 1838
à Marsanne (Drôme)
Décès 20 décembre 1929
à Montélimar (Drôme)
Nature du décès  ?
Troisième République

La mort subite du président Faure ouvre la course à la Présidence. L'élection va mettre en liste les deux tendances issues de la controverse sur l'affaire Dreyfus : à droite les antidreyfusards, à gauche les dreyfusards. Les premiers avaient jusqu'à présent un des leurs à l'Elysée : Félix Faure avait appuyé les adversaires de la révision du procès de Dreyfus. Pour les antidreyfusards, l'enjeu était de taille : élire un des leurs pour appuyer leur cause.

Deux candidats se dégagent rapidement : Émile Loubet et Jules Méline, Méline étant l'antidreyfusard (il avait déclaré en 1897: "il n'y a pas d'affaire Dreyfus").

La présidence de Loubet fut l'une des plus stables de la Troisième République. Seuls 4 présidents du Conseil se succédèrent à Matignon : Charles Dupuy, Pierre Waldeck-Rousseau, Emile Combes et Maurice Rouvier.

  • 1870 - 1899 : maire de Montélimar
  • 1876 - 1885 : député républicain de Montélimar
  • 1885 - 1899 : sénateur, puis président du Sénat à partir du 11 janvier 1896
  • 18 février 1899 - 18 février 1906 : président de la République
  • 12 décembre 1887 - 3 avril 1888 Ministre des Travaux Publics dans le Gouvernement Tiraud
  • 27 février 1892 - 28 novembre 1892 Président du Conseil et Ministre de l'Intérieur
  • 6 décembre 1892 - 11 janvier 1893 Ministre de l'Intérieur du Gouvernement Ribot
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    11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 18:27

    Félix Faure (Paris, 30 janvier 1841 - Palais de l'Élysée, Paris, 16 février 1899) est un homme politique français, président de la République française (17 janvier 1895 - 16 février 1899) sous la Troisième République.

    Président de la
    République française
    D'après son portrait officiel
    Félix Faure
    7e président de la République
    Élu le 17 janvier 1895
    Présidence 17 janvier 1895
    16 février 1899
    Prédécesseur Jean Casimir-Perier
    Successeur Émile Loubet
    Naissance 30 janvier 1841
    à Paris
    Décès 16 février 1899
    à Paris
    Nature du décès Mort naturelle
    Troisième République

    Industriel prospère au Havre, Félix Faure décide de se lancer dans la politique.

    • 1870 : élu au Conseil municipal du Havre
    • 1881-1895 : député républicain modéré au Havre
    • 1895 (17 janvier) : élu président de la République, après la démission de Jean Casimir-Perier

    Il a été dit qu'il fut élu président car il représentait le choix le moins dérangeant pour l'ensemble des partis.

    • 1881-1882 : sous-secrétaire d'État au commerce et aux colonies
    • 1883-1885, puis 1888 : sous-secrétaire d'État à la marine
    • 1894-1895 : ministre de la marine

    Marguerite Steinheil fut alors surnommée la « Pompe Funèbre ». Clemenceau aurait dit de lui (mot rapporté sous diverses formes) : « Il voulait être César, il ne fut que Pompée », allusion au goût du président pour le faste dont les satiristes de l'époque avaient coutume de se moquer. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

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    11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 18:23

    Jean Casimir-Perier (Paris, 8 novembre 1847 - id., 11 mars 1907) est un homme politique français, président de la République française (27 juin 1894 - 16 janvier 1895) sous la Troisième République.

    Président de la
    République française
    Jean Casimir-Perier
    Jean Casimir-Perier
    6e président de la République
    Élu le 27 juin 1894
    Présidence 27 juin 1894
    16 janvier 1895
    Prédécesseur Sadi Carnot
    Successeur Félix Faure
    Naissance 8 novembre 1847
    à Paris
    Décès 11 mars 1907
    à Paris
    Nature du décès Mort naturelle
    Troisième République

    Le 24 juin 1894, après l'assassinat du président Carnot, il fut élu président de la République par 451 voix contre 195 pour Henri Brisson et 97 pour Charles Dupuy. Sa présidence ne dura que six mois. La démission du ministère Dupuy le 14 janvier 1895 fut suivie le lendemain de la sienne. Il l'expliqua par le fait qu'il se voyait ignoré par les ministres, qui ne le consultaient pas avant de prendre des décisions et ne l’informaient pas des événements politiques, surtout dans le domaine des affaires étrangères.

    À partir de ce moment il abandonna complètement la politique et se consacra aux affaires - surtout à l'exploitation minière. Lors du jugement de Alfred Dreyfus à Rennes, son témoignage, opposé à celui du général Mercier, fut très utile à la cause de l’accusé.

    • 1876 - 1894 : député de Nogent-sur-Seine (centre gauche)
    • 10 janvier 1893 - 3 décembre 1893 : président de la Chambre des députés
    • 2 juin 1894 - 27 juin 1894 : président de la Chambre des députés
    • 1877 - 1879 : sous-secrétaire d'État à l'Instruction publique, aux Beaux-Arts et aux Cultes
    • 1883 - 1885 : sous-secrétaire d'État à la Guerre
    • 1893 - 1894 : président du Conseil et ministre des Affaires étrangères
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    11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 18:20

    Marie François Sadi Carnot, plus couramment appelé Sadi Carnot, né le 11 août 1837 à Limoges, mort le 25 juin 1894 à Lyon, est un homme d'État français, dont la carrière se termina par son passage à la présidence de la République de 1887 à 1894.

    Président de la
    République française
    D'après le portrait officiel en président de la République
    Sadi Carnot
    5e président de la République
    Élu le 3 décembre 1887
    Présidence 3 décembre 1887
    25 juin 1894
    Prédécesseur Jules Grévy
    Successeur Jean Casimir-Perier
    Naissance 11 août 1837
    à Limoges
    Décès 25 juin 1894
    à Lyon
    Nature du décès Assassinat
    Troisième République

    Sous-secrétaire d'État aux Travaux Publics puis ministre des Travaux Publics, il devient ministre des Finances en 1885. Suite à la démission de Jules Grévy, mis en cause dans l'affaire des décorations, Sadi Carnot fut élu président de la République le 3 décembre 1887. Le début de son mandat est marqué par l'agitation boulangiste et le scandale de l'affaire de Panama (1892).

    Dans un contexte d'agitation syndicale et anarchiste (les lois relatives à la liberté individuelle et aux délits de presse visant à réprimer cette agitation, qualifiées de lois scélérates par l'opposition socialiste, venaient d'être votées), Sadi Carnot est assassiné d'un coup de poignard par l'anarchiste italien Jeronimo Caserio le 24 juin 1894, lors de l'Exposition de Lyon. Il mourut des suites de sa blessure le 25 juin 1894 peu après minuit. Sadi Carnot était alors particulièrement hai dans les rangs anarchistes pour avoir refusé la grâce à Auguste Vaillant dont l'attentat à la Chambre n'avait pourtant pas fait de victimes.

    Il repose au Panthéon de Paris avec son grand-père Lazare Carnot.

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    11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 18:15

    Jules Grévy, né le 15 août 1807 à Mont-sous-Vaudrey (Jura) et mort le 9 septembre 1891 dans la même commune, était un homme d'état français, Président de la République de 1879 à 1887.

    Président de la
    République française
    D'après le portrait officiel du président de la République
    Jules Grévy
    4e président de la République
    Élu le 30 janvier 1879
    ré-élu le 28 décembre 1885
    Présidence 30 janvier 1879
    30 janvier 1886
    et 31 janvier 1886
    2 décembre 1887
    Prédécesseur Patrice de Mac-Mahon
    Successeur Sadi Carnot
    Naissance 15 août 1807
    à Mont-sous-Vaudrey (Jura)
    Décès 9 septembre 1891
    à Mont-sous-Vaudrey (Jura)
    Nature du décès Mort naturelle
    Troisième République

    Sa carrière politique débute suite à la révolution de 1848 : il est nommé commissaire de la République dans le Jura par le gouvernement issu de la révolution de 1848 puis il est élu député du Jura en avril 1848, à l'assemblée constituante. Lors des débats relatifs à l'élaboration de la Constitution, il propose « l'amendement Grévy », contre l'élection du président de la république au suffrage universel, qui est repoussé. Cet amendement montrait son refus de légitimer le pouvoir d'une seule personne au-dessus de tout, dans l'exécutif. En 1849, Jules Grévy est élu à l'assemblée législative, puis vice-président de celle-ci. Le 2 décembre 1851, lors du coup d'État, il est arrêté, puis finalement libéré, et retourne au barreau. Il est élu membre du conseil de l'ordre des avocats du Barreau de Paris en 1862, puis, en 1868, bâtonnier de l'ordre des avocats.

    Le 30 janvier 1879, le président Mac-Mahon démissionne. Le jour même, les parlementaires élisent Jules Grévy à la présidence de la République. Il annonce qu'il n'ira jamais à l'encontre de la volonté populaire, et de fait, abandonne l'exercice du droit de dissolution. Les prérogatives constitutionnelles, compromises par Mac-Mahon, sont mises à l'écart, pour préserver la séparation de la fonction de l'exécutif et du législatif. On parle alors de « constitution Grévy », pour l'affaiblissement de l'exécutif (Présidents de la république et du conseil), au profit d'une république parlementaire.

    Durant son mandat, sa rivalité avec Gambetta se manifeste dans la mesure où il s'efforce de l'écarter de la présidence du conseil, celui-ci ne siégea que 73 jours au « Grand ministère ». En politique extérieure, il se montre très attaché à la paix, ce qui lui a valu un conflit avec le boulangisme naissant, revanchard contre l'Allemagne. Il s'oppose également à l'expansion coloniale. En politique intérieure, il soutient les mesures anticléricales de ses ministres (Jules Ferry contre l'enseignement des congrégations, politique anticléricale du président du Conseil Charles de Freycinet)

    Jules Grévy meurt le 9 septembre 1891 à Mont-sous-Vaudrey. Il reste le symbole de la mise en place des idées républicaines dans les institutions politiques, et dans la manière d'exercer la fonction de président de la république

    Ayant reçu un specimen d'une nouvelle espèce de zèbre, en 1882, il en fit don au jardin des plantes. On nomma alors cette espèce Zèbre de Grévy.

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    11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 18:09

    Marie Edme Patrice Maurice, comte de Mac-Mahon, duc de Magenta, "prince de Solférino", né le 13 juillet 1808 au château de Sully (Saône-et-Loire) près d'Autun, mort le 8 octobre 1893 au château de la Forêt, à Montcresson (Loiret), était maréchal de France et fut président de la République française du 24 mai 1873 au 30 janvier 1879.

    Président de la
    République française
    Portrait officiel en président
    Patrice de Mac-Mahon
    3e président de la République
    Élu le Désignation le 25 mai 1873 par l'Assemblée
    Prolongé pour 7 ans le 20 novembre 1873
    Présidence 24 mai 1873
    30 janvier 1879
    Prédécesseur Adolphe Thiers
    Successeur Jules Grévy
    Naissance 13 juillet 1808
    à Sully (Saône-et-Loire)
    Décès 8 octobre 1893
    à Château de la Forêt (Loiret)
    Nature du décès Mort naturelle
    Troisième République

    Pendant la Guerre de Crimée on lui donna le commandement d'une division et, en septembre 1855, il mena avec succès l'attaque sur les ouvrages fortifiés de Malakoff, où il y prononça son célèbre « J'y suis, j'y reste ! », ce qui aboutit à la chute de Sébastopol.

    Il participa à la guerre franco-allemande de 1870, et essuya plusieurs défaites pour finir prisonnier à Sedan. En 1871, il fut nommé à la tête de l'armée dite « versaillaise » qui réprima sévèrement la Commune de Paris en massacrant 30 000 personnes, emprisonnant 38 000 et déportant au bagne 7 000 autres.

    Porté par sa popularité, il est élu président de la République après la chute d'Adolphe Thiers le 24 mai 1873, et projette une restauration de la monarchie, après avoir limogé le Premier ministre pour le remplacer par un monarchiste. Mais l'échec de cette restauration le conduit à voter le septennat présidentiel. Avec le duc Albert de Broglie comme président du Conseil, il prend une série de mesures pour l'ordre moral; mais ce n'est pas à lui qu'on doit le septennat ; ce sont les députés qui l'ont voté parce qu'ils espéraient que dans les sept années à venir le problème de la fusion serait résolu par le décès du comte de Chambord (« En attendant qu'il plaise à Dieu d'ouvrir les yeux du comte de Chambord... ou de les lui fermer », disait-on dans les milieux orléanistes.

    Il meurt le 8 octobre 1893 au château de La Forêt, près de Montargis, après avoir entrepris la rédaction de ses mémoires. Il sera inhumé le 22 octobre aux Invalides, après des obsèques nationales.

    Mac-Mahon est resté célèbre pour un certain nombre de déclarations, probablement pas toutes authentiques :

    • Lors de la guerre de Crimée qui opposait la France et le Royaume-Uni à la Russie, Mac-Mahon prit la position de Malakoff. À un émissaire britannique qui lui conjurait de quitter la place, qu'il disait minée, Mac-Mahon a répondu, inventant la formule : « J'y suis, j'y reste ». Il resta et ne sauta pas.
    • En voyant des inondations qui frappèrent la ville de Moissac : « Que d'eau ! Que d'eau ! Et encore, on en voit que le dessus ».
    • « La fièvre typhoïde est une maladie terrible. Ou on en meurt, ou on en reste idiot. Et je sais de quoi je parle, je l'ai eue ».
    • Alors qu'il allait passer en revue les élèves de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, Mac-Mahon fut informé que le soldat le plus brillant de la promotion, Camille Mortenol, était d'origine guadeloupéenne. A l'école militaire de Saint-Cyr le mot nègre est utilisé depuis le XIXe siècle pour désigner le major, c'est à dire l'élève le plus brillant de la promotion. Arrivé devant lui, et alors qu'il était évidemment difficile de ne pas reconnaître le soldat, Mac-Mahon lui demanda : « Ah c'est vous le nègre ? ». Et à court de mots, il ajouta : « Très bien, continuez ! ».
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    11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 17:59

    Louis Adolphe Thiers (Marseille, 15 avril 1797 - Saint-Germain-en-Laye, 3 septembre 1877) est un historien et homme politique français. Il fut notamment ministre et président du Conseil sous la monarchie de Juillet, député sous le Second Empire et le premier président de la République lors de l'instauration de la Troisième République.

    Président de la
    République française
    Louis Adolphe Thiers
    Adolphe Thiers
    2e président de la République
    Nomination 31 août 1871
    Attribution du titre Président en réalité
    Présidence 31 août 1871
    24 mai 1873
    Prédécesseur Louis-Napoléon Bonaparte, indirectement
    Successeur Patrice de Mac-Mahon
    Naissance 15 avril 1797
    à Marseille
    Décès 3 septembre 1877
    à Saint-Germain-en-Laye
    Nature du décès Mort naturelle
    Troisième République

    • 4 juin 1848: député de Paris à la Constituante (élu dans 3 autres départements)
    • 1863 : député de Paris (ou plutôt « député de la Seine »)
    • 8 février 1871 : élu député dans plusieurs départements (dont le Loiret), il opte (à une date non connue, avant le 2 juillet 1871) pour le mandat de député de la Seine. 

     

    • Le roi n'administre pas, ne gouverne pas, il règne. » ("Du gouvernement par les chambres".Le National - 4 Février 1830) La maxime "le roi règne mais ne gouverne pas" est développée, en janvier 1830, par Thiers dans un texte anonyme.
    • « La république est le gouvernement qui nous divise le moins. » (Discours à l'Assemblée Législative - 13 février 1850).

    Il appuie la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence, avec le groupe du Parti de l'Ordre contre celle de Lamartine. Opposé au coup d'État du 2 décembre 1851, il fuit Napoléon III en Suisse, revient en 1852 mais se tient à l'écart de la vie politique sous le second Empire auquel il est opposé.

    Il est nommé chef du gouvernement par l'Assemblée nationale réfugiée à Bordeaux tandis que le roi de Prusse proclame l'Empire allemand à Versailles où il réside. Il conclut le traité de Francfort avec Bismarck en 1871. Mais l'importance des réparations financières et le refus de l'armistice jugé comme une trahison envers le peuple, entraîne le soulèvement de Paris qui proclame la Commune. Depuis Versailles où s'est installé le gouvernement, Thiers assiège Paris et écrase l'insurrection dans le sang. Les communards qui ne sont pas décédés au combat furent déportés au bagne de Nouvelle-Calédonie ou exécutés à la suite de procès souvent jugés inéquitables (exécution du Ministre de la guerre Louis-Nathaniel Rossel).

    Nommé président de la République (le premier de la IIIe République) à titre transitoire (loi Rivet), il entame des réformes fiscales et militaires mais doit démissionner devant une majorité monarchiste.

    En 1877, l'année de sa mort, Gambetta le proclame « libérateur du territoire. » Il repose dans un énorme mausolée à côté de la chapelle au Père Lachaise.

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    20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 18:24
    NomVieMandat
    Deuxième République 1848 - 1852
    Louis-Napoléon Bonaparte °1808 - †1873 1848 - 1852
    Troisième République 1870 - 1940
    Adolphe Thiers °1797 - †1877 1871 - 1873
    Patrice de Mac-Mahon °1808 - †1893 1873 - 1879
    Jules Grévy °1807- †1891 1879 - 1887
    Sadi Carnot °1837 - †1894 1887 - 1894
    Jean Casimir-Perier °1847 - †1907 1894 - 1895
    Félix Faure °1841 - †1899 1895 - 1899
    Émile Loubet °1838 - †1929 1899 - 1906
    Armand Fallières °1841 - †1931 1906 - 1913
    Raymond Poincaré °1860 - †1934 1913 - 1920
    Paul Deschanel °1855 - †1922 1920
    Alexandre Millerand °1859 - †1943 1920 - 1924
    Gaston Doumergue °1863 - †1937 1924 - 1931
    Paul Doumer °1857 - †1932 1931 - 1932
    Albert Lebrun °1871 - †1950 1932 - 1940
    Zone occupée / État français / France Libre 1940 - 1944
    Gouvernement provisoire de la République française 1944 - 1946
    Quatrième République 1946 - 1958
    Vincent Auriol °1884 - †1966 1947 - 1954
    René Coty °1882 - †1962 1954 - 1959
    Cinquième République 1958 -
    Charles de Gaulle °1890 - †1970 1959 - 1969
    Alain Poher °1909 - †1996 1969
    Georges Pompidou °1911 - †1974 1969 - 1974
    Alain Poher °1909 - †1996 1974
    Valéry Giscard d'Estaing °1926 - 1974 - 1981
    François Mitterrand °1916 - †1996 1981 - 1995
    Jacques Chirac °1932 - 1995 - 2007
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    20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 18:15

    Louis-Napoléon Bonaparte (20 avril 1808 - 9 janvier 1873) est le premier président de la République française en 1848 puis le deuxième empereur des Français en 1852 sous le nom de Napoléon III et le dernier monarque à régner sur ce pays.

    Issu de la maison Bonaparte, il est le fils de Louis Bonaparte, frère de Napoléon Ier et roi de Hollande, et de Hortense de Beauharnais, fille de l'impératrice Joséphine. Il devient l'aîné des Napoléon après les morts successives de son frère aîné et du Duc du Reichstadt (« l'Aiglon »).

    Il fait connaître sa philosophie politique dans Idées napoléoniennes, mélange de romantisme, de libéralisme autoritaire, et de socialisme utopique. Ses premières tentatives de coup d'État, mal conçues et sans bases populaires, ont échoué ; c'est la vague révolutionnaire de 1848 qui le reconduit à la prééminence politique. La loi du 1er janvier 1816, bannissant tous les Bonaparte du territoire français, la Reine Hortense dût acheter le château d'Arenenberg (Suisse), qui dominait le lac de Constance, en 1817.

                                                                                                                              Louis Napoléon Bonaparte

    Élu le 10 décembre 1848
    Présidence 20 décembre 1848
    2 décembre 1852
    Prédécesseur aucun
    Création de la fonction
    Successeur Adolphe Thiers, indirectement
    Naissance 20 avril 1808
    à Paris
    Décès 9 janvier 1873
    à Chislehurst (Royaume-Uni)
    Nature du décès Mort naturelle
    Deuxième République (France)

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    20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 18:08

    Otto Eduard Leopold von Bismarck - Graf von Bismarck (comte), puis Fürst von Bismarck-Schönhausen (prince), Herzog von Lauenburg - (1er avril 1815 - 30 juillet 1898) fut chancelier du royaume de Prusse de 1862 à 1890. Il unifia l'Allemagne par une série de guerres et devint le premier chancelier (1871 - 1890) de l'Empire allemand. Homme politique conservateur, aristocrate et monarchiste, Bismarck combattit le mouvement social-démocrate montant des années 1880 en interdisant plusieurs organisations ; il institua une retraite obligatoire et une assurance santé et accident pour les travailleurs avec pour but recherché de calmer la classe ouvrière et de la dissuader de rejoindre le mouvement socialiste. C'est ce que l'on a appelé le "socialisme de la chaire" (car venant d'en haut).

    Otto von Bismarck

    Bismarck réussit à unifier l'Allemagne en menant une série de guerres. Celles-ci sont toujours exécutées avec réalisme et opportunisme, et non pas selon un plan préétabli comme on voudrait bien le croire. Pour que ces guerres ne dégénèrent pas, Bismarck développe une politique de rapprochement avec la Russie, qu'il juge indestructible du fait de sa grandeur, le Second Empire et l'Angleterre. À l’intérieur il doit lutter dans un premier temps contre l’assemblée hostile à sa politique étrangère, mais aussi contre son souverain, qu’il réussit à manipuler.

    En premier lieu, en coopération avec l'Autriche, le Schleswig et le Holstein (voir Schleswig-Holstein) sont pris au Danemark (guerre des Duchés) ; un traité de paix est conclu à Vienne le 30 octobre 1864. Dès 1865, il fait pression sur l'Autriche afin de laisser la Prusse s'occuper de ces terres du Nord.

    Puis, en 1866, prétextant une mauvaise gestion des Duchés, il attaque l'Autriche et l'emporte rapidement à la bataille de Sadowa, annexant Hanovre, Hesse-Cassel, Nassau et Francfort à la Prusse et créant la Confédération d'Allemagne du Nord. Le 26 juillet, quelques jours après la victoire prussienne à la bataille de Sadowa, l'empereur Napoléon III avait confié à l'ambassadeur de Prusse à Paris qu'il ne voyait aucune objection à l'annexion du Hanovre et de la Hesse « jusqu'au chiffre de quatre millions d'habitants ». Mis au courant, le Drouyn de Lhuys, le ministre français des Affaires étrangères confia à ses proches : « Maintenant, il ne nous reste plus qu'à pleurer. »

    Après avoir provoqué la France (dépêche d'Ems), la guerre franco-prussienne est déclenchée en 1870 et les États de l'Allemagne du Sud, considérant la France comme l'agresseur, soutiennent militairement la Confédération d'Allemagne du Nord. La France subit une défaite humiliante et Guillaume Ier se fait acclamer Empereur d'Allemagne à Versailles en 1871. Le traité de paix signé permet à l'Allemagne d'annexer l'Alsace (hors Belfort) et la Moselle, qui deviennent terre d'empire (Reichsland) d'Alsace-Lorraine, bien commun à l'ensemble des États allemands. Cependant cette dernière guerre provoque une grande réaction patriotique française, qui fait prédire à Bismarck la Première Guerre mondiale.

    Bismarck est donc le principal artisan de la création de l'Empire allemand de 1871, dirigé par la Prusse et excluant l'Autriche.

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