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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 11:44
De la préhistoire à nos jours, l’Histoire de France se divise en de nombreuses périodes, la plupart du temps en fonction des changements de régime politique et de dynastie.

Les premières sources écrites concernant les populations des territoires qui deviendront un jour la France sont grecques. Thucydide ne consacre qu'une quinzaine de lignes dans sa copieuse (8 volumes) Guerre du Péloponnèse à la fondation de Marseille qui aurait eu lieu deux siècles plus tôt. Contemporain de Thucydide, Hérodote est en revanche bien plus prolixe sur la Gaule en traitant le sujet sur plusieurs pages dans ses Histoires. La fondation grecque, monde grec oblige, a la part belle dans ce récit. Les rares citations faites sur le reste de la Gaule montrent que les Grecs Anciens connaissaient fort mal cette contrée et les peuples qui l'habitaient. Hérodote se lance et cite plusieurs tribus (Ligyes dans la région de Marseille, par exemple), mais sans grande précision de localisation excepté dans le cas des Ligyes.

Le recours à l'archéologie permet d'entrevoir l'irruption de troubles militaires et sociaux dans les sociétés relativement stables du néolithique tardif et de l'âge du bronze. Ces troubles ont lieu vers -850, c'est-à-dire au premier Âge du fer, comme le montre le terminus postquem (la date de la fin d'occupation) de nombreux sites.

Vers -450 à -400, à nouveau, des changements importants ont lieu dans les domaines artistique et probablement politique. C'est le moment où apparaît la culture laténienne proprement dite dans notre espace géographique. Traditionnellement, on fait commencer vers cette date la période gauloise (au sens strict). Plusieurs thèses s'affrontent encore pour expliquer les changements que constate l'archéologie. Il est toutefois fort peu probable qu'une « invasion » soit à la base de cette évolution car cette période est surtout marquée par la puissance militaire gauloise. Ces conquérants, notamment Brennus, poussent des raids jusqu'en Grèce (pillage de Delphes) et en Asie mineure (l'actuelle Turquie) où les Galates fondent Ancyre (Ankara). C'est la fameuse « Terror Gallicum », qui glace le sang des Romains… Les raids gaulois étaient violents et s'achevaient par le paiement d'une solide rançon ; « Malheur aux vaincus ! » (« Vae victis ! »), disait le chef gaulois Brennus. Rome elle-même (encore petite ville modeste) fut touchée directement en -387 (ou -390) après la bataille de l'Allia. Marseille, alliée de Rome, finança une partie de la rançon exigée par le Celte Brennus.

La France doit son nom aux Francs. Après la disparition du dernier Empereur romain d'occident en 476, les succès militaires et politiques de ce peuple germanique et la conversion au Christianisme de son roi, Clovis, en 496 ou en 498, permirent aux Francs occidentaux de mettre la main sur l'essentiel de la Gaule. Un des facteurs de leurs succès fut que leurs rois adhéraient à la même religion catholique romaine que la puissante aristocratie gallo-romaine alors que les autres peuples « barbares » établis dans toute l'Europe occidentale (Burgondes, Wisigoths notamment) étaient ariens. Cette idée doit toutefois être nuancée. La conversion exceptionnelle de Clovis, quant à elle, fut exploitée bien plus tard par les Capétiens pour faire de la France la « fille ainée de l'Église ».

L'Époque moderne débute par la Renaissance. Ce mouvement philosophique et artistique s'accompagne, grâce à l'invention de l’imprimerie, d'une diffusion des savoirs qui conduit à l'affirmation du rôle prépondérant de l'Homme dans l'univers – l'humanisme – et aboutit à une remise en cause de l'emprise de l'Église sur la société : la Réforme (qui se traduit par le protestantisme) et la Contre-Réforme. Les relations entre États européens se structurent. La fin du Moyen Âge voit en particulier se mettre en place l'institution des ambassadeurs résidents permanents.

La Renaissance culturelle gagne la France depuis l'Italie, notamment par le biais des Guerres d'Italie, commencées sous le règne de Charles VIII (1483-1498), continuées sous ses successeurs Louis XII et surtout François Ier. Celui-ci amène Léonard de Vinci à sa cour. C'est l'époque de la construction des châteaux de la Loire, dont Chambord est le plus bel exemple. Parallèlement, des progrès techniques considérables ont lieu, amorcés à la fin du Moyen Âge, qui permettent un essor considérable de la production. Ces inventions facilitent surtout l'expansion de la civilisation européenne.

Aux progrès de la Réforme protestante, rendue possible par l'impression et la diffusion de la Bible, s'oppose la contre-Réforme de l'Église catholique romaine. Le durcissement de l'opposition entre catholiques et protestants voit les deux religions s'affronter violemment dans l'ensemble de l'Europe et notamment dans le royaume de France.

Le règne d'Henri II (1547-1559), et surtout ceux de ses trois fils François II (1559-1560), Charles IX (1560-1574) et Henri III (1574-1589), furent marqués par cet affrontement entre protestants et catholiques, notamment par les huit Guerres de religion entre 1562 et 1598. Le massacre de la Saint-Barthélemy, commencé dans la nuit du 24 au 25 août 1572, est l'exemple le plus tragique de ces affrontements.

Suivant ses voisins espagnols et portugais la monarchie française cherche à commercer avec le Nouveau Monde. En 1535 Jacques Cartier découvre le Québec, entre 1635 et 1654 la Guadeloupe est conquise par Léonard de l’Olive et Duplessis d’Ossonville et en 1682 Cavelier de la Salle découvre ce qu’il appelle la Louisiane, en 1697 le traité de Ryswick partagea l'île d’Haïti entre la France et l'Espagne, la partie française fut appelée Saint Domingue. Le commerce avec les tribus indiennes du Québec rapporte des fourrures. Les armées françaises déciment les indiens des Caraïbes et exploitent le sucre, le tabac et le cacao grâce à des esclaves africains. Des colons français s’installent dans ces territoires fraîchement conquis. Les marchands de produits coloniaux, la monarchie et les trafiquants d’esclaves font d’éclatantes fortunes et les colons importent des produits manufacturés de France. Le port de Nantes se développe et les négriers se font construire à Nantes, à Bordeaux et à La Rochelle d’imposants bâtiments. Le sort des esclaves fut juridiquement encadré par le Code noir, préparé par Colbert et édicté par Louis XIV .

La Révolution française est l'événement qui marque dans l'Histoire de France le tournant entre « l'Époque moderne » et « l'Époque contemporaine ». Son impact est également dû aux guerres de la Révolution et de l'Empire qui ont touché une large partie de l'Europe continentale avec la création de « républiques sœurs » ou la fin du Saint Empire romain germanique. La période révolutionnaire commence en 1789, avec la réunion des États généraux et la prise de la Bastille, et se termine en 1799 avec le coup d'État du 18 brumaire.Le 4 septembre 1791, en acceptant la Constitution élaborée par les membres de la Constituante (Constitution de 1791), Louis XVI fait passer la France d'une monarchie absolue à une monarchie constitutionnelle. Les dissensions entre le roi et l'Assemblée législative vont empêcher ce système politique de perdurer. La tentative de fuite de Louis XVI et sa famille (dans la nuit du 20 au 21 juin 1791), puis leurs arrestations vont précipiter les choses et provoquer l'entrée en guerre de l'empereur d'Autriche et du roi de Prusse. La Bataille de Valmy, le 20 septembre 1792, qui voit la victoire des armées révolutionnaires, met fin à la guerre et à la monarchie constitutionnelle

Le Directoire est le régime politique chargé du pouvoir exécutif entre le 4 brumaire an IV (26 octobre 1795) et le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799). Il succède à la Convention nationale.

La restauration est la période allant de la chute de l'Empire le 6 avril 1814 à la Révolution de 1830. Les Bourbons reviennent au pouvoir. Il s'agit en fait de la « Restauration » de l'Ancien Régime. Cette période fut entrecoupée par l'épisode des Cent-Jours du 20 mars au 22 juin 1815 pendant laquelle Napoléon reprit brièvement le pouvoir. Cet intermède divise la Restauration en une Première Restauration et une Seconde Restauration.

Après la défaite et l'abdication de Napoléon, en 1814, les Bourbons remontent sur le trône, en la personne de Louis XVIII, frère de Louis XVI.

Après la Première Restauration et l'arrivée au pouvoir de Louis XVIII, Napoléon revient de son exil sur l'île d'Elbe le 1er mars 1815 en débarquant à Golfe-Juan. Le Roi s'enfuit de Paris pour Gand en Belgique, et Napoléon reprend le pouvoir le 20 mars accueilli dans de nombreuses villes par de vives acclamations. Il met en place, sur les propositions du théoricien libéral Benjamin Constant, l'Acte additionnel aux constitutions de l'Empire, qui est un approfondissement de la Charte. Cependant, l'administration ne le soutient pas totalement, et les puissances européennes lui sont franchement hostiles. Il tente pourtant de leurs tenir tête, mais après la victoire de Ligny contre les Prussiens, il est défait à Waterloo le 18 juin 1815 et doit abdiquer en faveur de son fils - surnommé "l'aiglon" -, environ cent jours après son retour, d'où le nom donné à cet épisode. Mais cela n'est pas pris en compte et Louis XVIII revient en France, le 8 juillet 1815 en même temps que les armées européennes arrivent en France. Le 15 Juillet, Napoléon se rend aux Britanniques et est envoyé en exil sur l'île de Sainte-Hélène où il mourra le 5 mai 1821, après avoir dicté ses mémoires recueillies par le fidèle Las Cases.

L'échec des Cent-Jours permit à Louis XVIII de remonter sur le trône, victime cependant d'une plus grande sévérité des vainqueurs de Napoléon à l'égard de la France, notamment lors du Traité de Vienne par de plus grandes pertes territoriales qu'il n'avait été envisagé en 1814. À l'intérieur du royaume, il prôna une politique de compromis entre les héritages de l'Empire et de la révolution, et ceux de la monarchie retrouvée. À la mort de Louis XVIII succéda Charles X, qui ne sut gagner la confiance du peuple et fut renversé par la révolution dite des Trois glorieuses.

Louis-Philippe, roi des français et non roi de France, règne sur la France de 1830 à 1848. Descendant des Orléans, fils de Philippe-Egalité qui avait voté la mort de Louis XVI, il avait fait partie des Jacobins en 1790.
Son règne, marqué par un conservatisme fort, de plus en plus réactinnaire et absolutiste, l'isolera face à la petite bougeoisie et au peuple qui se dresseront finalement contre lui.
Le roi abdique le 24 février 1848 et le 25 février la République est proclamée.

La Deuxième République est le régime qui a institué définitivement le suffrage universel en France ; Il a également aboli l'esclavage.En 1848 l’armée française commence la conquête du Sénégal.

Contraint au Coup d'État (2 décembre 1851) afin de conserver le pouvoir, Louis Napoléon Bonaparte se mue alors en Napoléon III. La Troisième République sera (logiquement) très critique envers ce régime, mais aujourd'hui, les historiens tentent de réhabiliter cette période qui ne fut pas si sombre que cela. Certains poussent même à proclamer Napoléon III « Empereur social ».

La troisième République est officiellement proclamée le 4 septembre 1870, mais il faut attendre 1878 pour voir ce régime pérennisé. C'est donc bien la République qui poursuit la Guerre franco-prussienne de 1870 et qui subît les affres de la Commune de Paris. La Commune de Paris était un gouvernement révolutionnaire formé à Paris le 26 mars 1871. Les Communards refusaient tout compromis avec les Prussiens et désiraient poursuivre la guerre. Dans plusieurs autres villes de France (Marseille, Lyon, Saint-Étienne, Toulouse, Narbonne, Grenoble, Limoges) des communes ont été proclamées à partir du 3 mars 1871. La répression exercée par les « Versaillais » (le gouvernement républicain était alors basé à Versailles) est terrible. Paris, jadis ville révolutionnaire par excellence, est décapitée par les Républicains!

Le dynamisme économique de cette période fait suite aux travaux de modernisation mis en place sous le Second Empire. La Troisième République se contente de poursuivre l'œuvre de Napoléon III dans ce domaine.

La Grande Guerre est un élément pivot de l'Histoire de France. Le XXe siècle émerge de ce conflit hors normes qui voit la victoire des Alliés sur les forces des empires centraux. On attendait une guerre éclair, faite de mouvements rapides (train oblige), mais c'est au contraire une guerre de position et de tranchées.

Au sortir de la Grande Guerre, la France est victorieuse mais exsangue suite aux sacrifices humains, financiers et matériels concédés pendant la guerre. La joie de (sur)vivre prend alors le pas sur les heures sombres de la guerre : ce sont les Années folles. Tout, ou presque, paraît possible à cette période.

En 1929, avec le crash boursier de Wall Street, le système économique capitaliste américain s'effondre, entraînant dans son sillage nombre d'autres économies occidentales. En raison de sa solide assise agricole et en s'appuyant sur son empire colonial, la France n'est touchée qu'en 1932 par cette crise qui n'atteint jamais les extrêmes observés aux États-Unis ou en Allemagne. Moins touchée que ses voisins, la France, comme le Royaume-Uni, évite ainsi le glissement vers un nationalisme étroit sur lequel se forgent le fascisme et le nazisme. À contre courant de cette évolution, la France se dote même d'un gouvernement de gauche en 1936, le « Front Populaire ». Des progrès significatifs sont à enregistrer en matière de droits sociaux (congés payés au premier chef), mais la France tente toutefois de rester neutre face aux bouleversements en cours en Europe, Guerre d'Espagne notamment. Cet état d'esprit de neutralité se retrouve jusqu'en 1938 avec la signature des accords de Munich autorisant Adolf Hitler à faire main basse sur la Tchécoslovaquie. La paix à tout prix était alors le mot d'ordre, mais la signature des accords de Munich marque la dernière concession faite à Hitler par les diplomaties française et britannique, plus que jamais unies sur ces sujets. Il ne faut pas oublier que si la France semble être moins soumise aux extrêmes de la crise, elle s'y enlise et mettra beaucoup plus de temps que les États-Unis ou le Royaume-Uni à en sortir. Contrairement à ces deux derniers pays, elle ne saura pas mettre en place des politiques de relance (New Deal aux États-Unis par exemple), ce qui l'handicapera. Elle restera donc très marquée par cette crise, et n'en sortira que très tardivement.

Après avoir déclaré la guerre au début de septembre suite à l'intervention allemande en Pologne, la France tente avec le Royaume-Uni de secourir la Norvège victime d'un même assaut allemand ; sans succès probant. Cette drôle de guerre où il ne se passe pas grand-chose sur le front prend fin le 10 mai 1940 avec une offensive éclair (blitzkrieg) de l'Axe qui conquiert le pays (directement la partie nord) en cinq semaines. Les mots sont trop faibles pour relater l'état d'esprit des Français et même du reste du monde à l'occasion de cet effondrement. « L'Abîme », pour reprendre De Gaulle, apparaît le plus cohérent. En effet, avant le déclenchement des hostilités, la France avait, sur le papier, la plus puissante armée du monde…

La victoire allemande imposa aux Français un gouvernement remanié pour la circonstance : le 10 juillet 1940, le Gouvernement de Vichy était mis en place. Le pays, amputé de l'Alsace-Lorraine, était pillé soit directement soit en devant payer une forte indemnité d'occupation, subissait des bombardements et construisait des blockhaus. Une grande partie de sa force vive était prisonnière et au travail forcé en Allemagne (STO). Un semblant de souveraineté, l'État français fut toléré pendant deux ans.

Roosevelt avait envisagé de mettre la France sous tutelle de l'administration américaine. De Gaulle refuse cette situation et, le 14 juin, il déclare : Nous combattons aux côtés des alliés, avec les alliés, comme un allié. Et la victoire que nous remporterons sera la victoire de la France. De fait, les Américains déchantent rapidement, et dès la mi-juin 1944, De Gaulle s'impose à tous comme l'homme fort français. Même Roosevelt qui détestait De Gaulle se résout à le recevoir en grandes pompes à Washington en juillet 1944. De Gaulle a gagné la partie et fort de l'accord secret conclu avec Winston Churchill le 7 août 1940, la France retrouve bien vite sa position de « grande puissance ».

En 1946, le gouvernement provisoire céda la place à la Quatrième République, instaurée par une nouvelle constitution approuvée par référendum. Mais les tensions internes suite à l'épuration et les divergences concernant les problèmes coloniaux en Indochine et en Algérie conduisirent à des crises successives, et à plusieurs remaniements ministériels.

Vincent Auriol (1947-1954) fut le premier président de la quatrième république. Il fut remplacé par René Coty (1954-1958).

Le régime parlementaire de la Quatrième République permet toutefois la mise en place de programmes sérieux de reconstruction et de modernisation de la France. C'est à cette période que les fameuses Trente Glorieuses prennent leurs sources.

En matière de politique étrangère, la France se soumet totalement aux Américains, acceptant même le maintien des bases américaines sur le territoire national. En 1956, la Quatrième République reçoit une ultime gifle américaine à l'occasion de l'intervention franco-britannique sur le canal de Suez…Le 28 mai 1958, (Cf ci-dessous)une grande manifestation, rassemblant toute la gauche se déroule à Paris pour s'opposer à l'investiture du général De Gaulle. En effet, le général est considéré par les socialistes et surtout les communistes comme un risque d'établissement d'un pouvoir personnel. Ce même 28 mai, Pierre Pflimlin démissionne et le président René Coty demande au parlement d'investir De Gaulle. Celui-ci reçoit les pleins pouvoirs et obtient de l'assemblée le droit de préparer une réforme des institutions.

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