Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le Blog de toutes les infos et documentations
  • Le Blog de toutes les infos et documentations
  • : Pour ceux qui veulent tout savoir sur le monde
  • Contact

Recherche

Archives

11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 18:09

Marie Edme Patrice Maurice, comte de Mac-Mahon, duc de Magenta, "prince de Solférino", né le 13 juillet 1808 au château de Sully (Saône-et-Loire) près d'Autun, mort le 8 octobre 1893 au château de la Forêt, à Montcresson (Loiret), était maréchal de France et fut président de la République française du 24 mai 1873 au 30 janvier 1879.

Président de la
République française
Portrait officiel en président
Patrice de Mac-Mahon
3e président de la République
Élu le Désignation le 25 mai 1873 par l'Assemblée
Prolongé pour 7 ans le 20 novembre 1873
Présidence 24 mai 1873
30 janvier 1879
Prédécesseur Adolphe Thiers
Successeur Jules Grévy
Naissance 13 juillet 1808
à Sully (Saône-et-Loire)
Décès 8 octobre 1893
à Château de la Forêt (Loiret)
Nature du décès Mort naturelle
Troisième République

Pendant la Guerre de Crimée on lui donna le commandement d'une division et, en septembre 1855, il mena avec succès l'attaque sur les ouvrages fortifiés de Malakoff, où il y prononça son célèbre « J'y suis, j'y reste ! », ce qui aboutit à la chute de Sébastopol.

Il participa à la guerre franco-allemande de 1870, et essuya plusieurs défaites pour finir prisonnier à Sedan. En 1871, il fut nommé à la tête de l'armée dite « versaillaise » qui réprima sévèrement la Commune de Paris en massacrant 30 000 personnes, emprisonnant 38 000 et déportant au bagne 7 000 autres.

Porté par sa popularité, il est élu président de la République après la chute d'Adolphe Thiers le 24 mai 1873, et projette une restauration de la monarchie, après avoir limogé le Premier ministre pour le remplacer par un monarchiste. Mais l'échec de cette restauration le conduit à voter le septennat présidentiel. Avec le duc Albert de Broglie comme président du Conseil, il prend une série de mesures pour l'ordre moral; mais ce n'est pas à lui qu'on doit le septennat ; ce sont les députés qui l'ont voté parce qu'ils espéraient que dans les sept années à venir le problème de la fusion serait résolu par le décès du comte de Chambord (« En attendant qu'il plaise à Dieu d'ouvrir les yeux du comte de Chambord... ou de les lui fermer », disait-on dans les milieux orléanistes.

Il meurt le 8 octobre 1893 au château de La Forêt, près de Montargis, après avoir entrepris la rédaction de ses mémoires. Il sera inhumé le 22 octobre aux Invalides, après des obsèques nationales.

Mac-Mahon est resté célèbre pour un certain nombre de déclarations, probablement pas toutes authentiques :

  • Lors de la guerre de Crimée qui opposait la France et le Royaume-Uni à la Russie, Mac-Mahon prit la position de Malakoff. À un émissaire britannique qui lui conjurait de quitter la place, qu'il disait minée, Mac-Mahon a répondu, inventant la formule : « J'y suis, j'y reste ». Il resta et ne sauta pas.
  • En voyant des inondations qui frappèrent la ville de Moissac : « Que d'eau ! Que d'eau ! Et encore, on en voit que le dessus ».
  • « La fièvre typhoïde est une maladie terrible. Ou on en meurt, ou on en reste idiot. Et je sais de quoi je parle, je l'ai eue ».
  • Alors qu'il allait passer en revue les élèves de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, Mac-Mahon fut informé que le soldat le plus brillant de la promotion, Camille Mortenol, était d'origine guadeloupéenne. A l'école militaire de Saint-Cyr le mot nègre est utilisé depuis le XIXe siècle pour désigner le major, c'est à dire l'élève le plus brillant de la promotion. Arrivé devant lui, et alors qu'il était évidemment difficile de ne pas reconnaître le soldat, Mac-Mahon lui demanda : « Ah c'est vous le nègre ? ». Et à court de mots, il ajouta : « Très bien, continuez ! ».

Partager cet article

Repost 0

commentaires