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24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 13:39


Durant ses premières années d'existence, le nouveau régime subordonne sa victoire à celle de la révolution mondiale, sans laquelle le communisme russe, proclamé dans un pays socialement arriéré et encerclé par les puissances capitalistes, n'aurait aucune chance de l'emporter. Lors de sa fondation à Moscou, en mars 1919, l'Internationale communiste (IC; en russe, Komintern ) se donne pour mission de coordonner l'action des mouvements révolutionnaires pour préparer l'avènement du nouvel ordre mondial. Le II e  congrès de l'IC, tenu en 1920, adopte le principe de créer «un seul parti communiste ayant des branches dans chaque pays».

 

Lénine et Trotski élaborent les 21 conditions d'admission à l'IC. Mais, dans la pratique, la priorité donnée au développement des forces révolutionnaires dans le monde, ardemment défendue par Trotski, est abandonnée avant même l'éviction politique de ce dernier. Et la montée au pouvoir de Staline, partisan de «la construction du socialisme dans un seul pays», consacre bientôt la subordination du Komintern aux intérêts de l'URSS.

Dans les années 1930, l'organisation devient un pur instrument aux mains de l'Etat soviétique, qui téléguide la politique des partis communistes étrangers. A partir de 1936, ses principaux dirigeants disparaissent, victimes des purges. Lorqu'il est officiellement dissous, en 1943, afin de rassurer les Alliés, le Komintern n'est plus qu'une organisation fantôme.  


Dès le début des années 1920, l'Etat soviétique cherche à normaliser ses relations internationales. Le traité de Rapallo, signé avec l'Allemagne en 1922, inaugure une décennie d'échanges privilégiés avec ce pays, qui constitue le principal partenaire occidental de l'URSS.

En revanche, les relations du gouvernement soviétique avec la France et la Grande-Bretagne restent distantes en dépit de la reconnaissance de jure de l'URSS par ces Etats, en 1924. Jusqu'à l'avènement de Hitler, la politique extérieure de Staline s'inspire de la théorie léniniste selon laquelle les «contradictions interimpérialistes» ne peuvent que renforcer la position de l'URSS dans le monde. Toutefois, cette orientation change à partir des années 1933-1934: face à l'accroissement des tensions internationales suscitées par la montée au pouvoir du parti nazi, Moscou entre dans le jeu de la sécurité collective engagé par les puissances occidentales.

L'Union soviétique multiplie les traités de non-agression et d'assistance avec les Etats d'Europe et adhère à la Société des Nations (SDN) en 1934. Après avoir violemment condamné toute collaboration avec les sociaux-démocrates européens, Staline prône un front des forces antifascistes et intervient activement dans la guerre civile espagnole.

Mais la passivité des démocraties occidentales au moment de l'Anschluss renforce sa méfiance à l'égard des pays alliés, dont il craint toujours un revirement dirigé contre l'Etat soviétique. L'abandon de la Tchécoslovaquie signe la faillite de la politique de sécurité collective et détermine le rapprochement soviéto-allemand. Il se concrétise le 23 août 1939 par la signature d'un pacte de non-agression, assorti de clauses secrètes sur les zones d'influence en Europe de l'Est. Le pacte germano-soviétique met en évidence le primat des intérêts géostratégiques sur les orientations idéologiques des deux Etats.

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